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DADA Africa

  • Rédigé par  Rédaction
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Hannah Höch, "sans titre (From an Ethnographic Museum)", 1930, photocollage (détail). Hannah Höch, "sans titre (From an Ethnographic Museum)", 1930, photocollage (détail). Museum für Kunst und Gewerbe, Hamburg | photo : © of Maria Thrun.

"L'œil existe à l'état sauvage", écrivait André Breton dans Le Surréalisme et la peinture en 1928. Tout un programme "donnant à la vision la prééminence sur le langage", au primitivisme (des formes, des sons, des couleurs...), et même, à la cacophonie, la suprématie.

Douze ans plus tôt, en 1916, au Cabaret Voltaire, à Zurich, était né le mouvement Dada, qui crachait sur la beauté apprêtée et policée des bourgeois et en appelait à la splendeur barbare des arts extra-occidentaux. "Du noir, puisons la lumière", écrivait Tristan Tzara dans l'une de ses Notes sur l'art nègre parue en 1917. Sondant la "naïveté lumineuse" d'un art "simple riche" contenant dans sa pureté "la puissance de l'obscure", une "substance invisible" mêlant aux "matériaux divers" "les éléments cosmiques", cet "art [qui] fut dans l'enfance du temps, prière", Tzara et ses acolytes élaborèrent un nouveau langage formel fait d'hybridations. Mêlés aux productions africaines, améridiennes et asiatiques, les masques grotesques de Marcel Janco, les broderies et les costumes hopi de Sophie Taeuber-Arp ou les photocollages d'Hannah Höch révèlent magnifiquementce processus d'appropriation.

 

MUSÉE DE L'ORANGERIE
JARDINS DES TUILERIES, PARIS 1er
WWW.MUSEE-ORANGERIE.FR

 

  • Du: vendredi, 22 décembre 2017
  • Au: lundi, 19 février 2018
Rédigé par  Rédaction

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