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Devenue l'un des rendez-vous obligés du monde de l'art contemporain, la Biennale de Lyon dédie le deuxième volet de sa trilogie consacrée au "moderne" à la fluidité et à l'instabilité, à ce "transitoire" et ce "fugitif" que, déjà, Baudelaire définissait comme "la moitié de l'art dont l'autre moitié est l'éternel et l'immobile".

La page fut son territoire. Une feuille blanche où il fit éclore, germer, couler, s'épandre et se répandre, s'enraciner ou s'enliser des lignes et des formes membraneuses, des taches et des corps flottants, stagnant sur les eaux troubles du rêve pour donner à voir les germinations de leur jardin intérieur.