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Chronique de la Croisette : Cannes, en marches !

  • Rédigé par Corinne Le Brun
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Alex Lutz et Monica Bellucci Alex Lutz et Monica Bellucci © Benainous+Catarina+Perusseau/Allpix/Photo News

Le Festival fête cette année sa 70ème édition. Plus que jamais, Cannes et le cinéma, tous deux auréolés d'une légende inégalée, attirent les stars et les plus grands cinéastes du monde entier.

Ouf ! Le tapis rouge est toujours là même si le dispositif de sécurité est sensiblement renforcé autour du Palais du festival. Mercredi soir, la montée des marches a été bien évidemment un des premiers moments les plus attendus. L'exercice valait pour les belles Julianne Moore, Elsa Zilberstein, Robin Wright. L'équipe du film d'ouverture « Les fantômes d'Ismaël » a tourbillonné sur le tapis rouge, avec son réalisateur Arnaud Desplechin, entouré de ses interprètes Louis Garrel, Mathieu Amalric, Charlotte Gainsbourg, éblouissante de fraîcheur dans sa robe lamée ultra courte. Et Marion Cotillard, un peu comme à la maison sur la Croisette ,venue à Cannes chaque année depuis 2012, a une nouvelle fois électrisé la Croisette vêtue d'une robe dos nu couleur noire. Le tapis rouge était magique avec les jurés Jessica Chastain ou encore Will Smith très, très content d'être là, notamment aux côtés d'Agnès Jaoui. Ces deux-là avaient l'air de bien s'entendre en haut des marches.

 

 

 
Jessica Chastain et Will Smith © David Silpa/Upi/Photo News 

 

Ils ont même esquissé des pas de danse en haut des marches, sous le regard amusé de l'Espagnol Pedro Almodovar, pour la première fois Président du Jury, qui a promis « se dédier corps et âme à sa tâche ». La cérémonie lui a plutôt ressemblé avec des moments assez baroques de danse, de chants sur certaines musiques de ses films.

Comme chaque année, la cérémonie d'ouverture célèbre le cinéma et le glamour. Avec Monica Bellucci comme maîtresse de la cérémonie, on a pu vivre des moments savoureux. L'actrice italienne qui avait ouvert l'édition 2003, sait que ce n'est pas un rôle de potiche. Il faut la robe de dentelles noires mais aussi les adjectifs, les superlatifs sur la magie du cinéma. Et...un long baiser langoureux. La belle Italienne s'est aussi félicitée de la présence de douze femmes en compétition cette année: « L'identité du cinéma n'a ni sexe, ni drapeau ni frontières » a-t-elle proclamé avec dignité.

 

 
 Monica Bellucci © Benainous+Catarina/Allpix/Photo News

 

Cette ode à la femme n'a pas fait oublier que l'actualité, politique - avec la formation quasi simultanée du nouveau gouvernement français -, rejoint la celle de Cannes, l'une et l'autre officialisant la parité hommes-femmes. Monica Bellucci a fait sensation. Entre glamour et amour du cinéma. Elle sera là pour la cérémonie de clôture aussi, avec de nouvelles audaces ? Au casting de la saison 3 de la série «Twin Peaks» de David Lynch qui sera présenté à Cannes, l'actrice est aussi à l'affiche du dernier long-métrage d'Emir Kusturica, « On the Milky Road » qui sortira le 12 juillet.


C'est le nouveau film d'Arnaud Desplechin, « Les Fantômes d'Ismaël », hors compétition, avec Charlotte Gainsbourg et Marion Cotillard, qui a ouvert ce 70ème festival, après le réjouissant « Café Society » de Woody Allen l'an dernier. Le dernier long-métrage d'Arnaud Desplechin met en scène les tourments amoureux d'un cinéaste torturé (Mathieu Amalric) déchiré entre Sylvia (Charlotte Gainsbourg) avec qui il vit et une revenante, sa femme disparue depuis vingt ans (Marion Cotillard).

 

 
 Mathieu Amalric et Jeanne Balibar © Chassery+Courdji/Kcs Presse/Photo News

 

« Le film dans le film » d'ouverture, présenté dans sa version courte, est plutôt décevant, noyé dans d'une histoire à clés qu'on a du mal à trouver. « Les Fantômes d'Ismaël » (en salle depuis hier) a, semble-t-il, peu ravi la presse comme la Croisette. Hier, les choses sérieuses ont commencé avec les deux premiers films en lice pour la Palme d'or : « Wonderstruck » de l'Américain Todd Haynes - Will Smith était là dès 08h30 pour assister la projection de presse ! -et « Loveless » du Russe Andrey Zvyagintsev. Enfin, hier soir, Mathieu Amalric a remonter les marches comme réalisateur avec son film « Barbara » qui ouvre la section « Un certain regard ».

Rédigé par Corinne Le Brun

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