Pour vous offrir une meilleure expérience, notre site utilise des cookies. Pour continuer à naviguer, vous devez accepter notre politique de cookies

J'accepte

Informations des cookies

Notre site utilise des outils, tels que des cookies, pour analyser et améliorer votre expérience. Vous pouvez vous désinscrire de ces suivis:

Statistique

Nous utilisons des outils, tels que Google Analytics, pour suivre le trafic Web et vérifier l'efficacité de notre site.

Essentiel

Cookies requis pour les services essentiels et les fonctionnalités telles que les formulaires de connexion, l'intégration du panier et le contrôle d'accès. Sans eux, notre site Web ne peut pas fonctionner correctement et nous ne pouvons fournir aucun service. La désactivation n'est pas disponible.

Ces paramètres seront conservés pendant 24h

A+ A A-

Xavier Legrand : « un mauvais conjoint ne peut pas faire un bon parent »

  • Rédigé par Corinne Le Brun
1 avis
Xavier Legrand : « un mauvais conjoint ne peut pas faire un bon parent » © Droits réservés

Pour « Jusqu'à la garde », son premier film, thriller sur la violence conjugale, couronné à la Mostra de Venise, Xavier Legrand, filme avec rigueur la violence conjugale. Miriam (Léa Drucker) incarne une mère désemparée, anéantie, apparemment épuisée par ses dernières forces face à Antoine (Denis Ménochet). Pour protéger son fils (Thomas Gioria), elle ira jusqu'à la justice. Rencontre avec le réalisateur.

Eventail.be - Après un premier court métrage*, vous abordez à nouveau la violence conjugale. Pour quelles raisons ?
Xavier Legrand - Je suis passionné par les tragédies grecques. Les liens du sang existent depuis la nuit des temps. Je voulais écrire une pièce de théâtre moderne autour des meurtres familiaux. J'ai découvert au fur et à mesure que j'avais une vision cinématographique. Le lien du sang peut carrément basculer dans l'horreur. Il parvient à sacrifier, à se permettre tout. On peut donner la vie, on peut décider de donner la mort. Je me suis beaucoup documenté sur la violence conjugale contemporaine.

 

 

- Le film s'ouvre sur l'audience du juge, en présence des avocats et des parents. L'erreur judiciaire est-elle possible ?
- La justice fait des erreurs parce qu'elle est humaine et c'est normal. Divorcer est devenu banal, les juges croulent sous les dossiers. Du coup, ils n'ont ni le temps ni les moyens, ils font ce qu'ils peuvent dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Mais il y a surtout des erreurs quand il s'agit de séparer la conjugalité de la parentalité. C'est ce qui est montré dans le film. Je pense qu'un mauvais conjoint, en l'occurrence un mari violent, ne peut pas faire un bon parent. Quand un parent humilie l'autre parent, ce n'est pas bien élever son enfant. Quand il y a des suspicions de violence, il faut développer des moyens pour faire des enquêtes sociales, tenter des médiations. Quand l'avocate plaide qu'un mauvais mari ne signifie pas forcément qu'il soit un mauvais père, elle fait comprendre qu'il n'y a pas lieu de supprimer le lien parce qu'il n'y a pas les preuves. En France, une nouvelle loi veut mettre la garde alternée par défaut. Quand il y a violence conjugale, c'est très dangereux. Toute situation mérite d'être prise en compte. En plus, on va pouvoir en France divorcer en passant juste devant un notaire. Tout est banalisé. Finalement c'est le mariage qui ne devrait pas exister.

 

 
 © Droits réservés

 

- Thomas Gioria incarne un enfant qui subit la violence parentale. Un rôle très lourd...
- Cela a été un long travail pour que Thomas puisse renter dans cette aventure un peu rude de conséquences. Jouer le rôle lui a demandé beaucoup d'énergie, d'impudeur, de concentration. Il a été préparé principalement par un coach. Il a réussi à traverser ça, à en sortir plus fort. D'ailleurs, sa mère confirme que, depuis le tournage, Thomas a davantage confiance en lui et s'ouvre au monde avec plus de force.

 

 
 © Droits réservés

 

« Jusqu'à la garde »
De Xavier Legrand.
Avec Léa Drucker, Denis Ménochet, Thomas Gioria, Sophie Pincemaille.
Sortie le 21 février 2018
 
: « Avant que de tout perdre » avec Léa Drucker et Denis Ménochet.
Rédigé par Corinne Le Brun

Dans la même catégorie