Pour vous offrir une meilleure expérience, notre site utilise des cookies. Pour continuer à naviguer, vous devez accepter notre politique de cookies

J'accepte

Informations des cookies

Notre site utilise des outils, tels que des cookies, pour analyser et améliorer votre expérience. Vous pouvez vous désinscrire de ces suivis:

Statistique

Nous utilisons des outils, tels que Google Analytics, pour suivre le trafic Web et vérifier l'efficacité de notre site.

Essentiel

Cookies requis pour les services essentiels et les fonctionnalités telles que les formulaires de connexion, l'intégration du panier et le contrôle d'accès. Sans eux, notre site Web ne peut pas fonctionner correctement et nous ne pouvons fournir aucun service. La désactivation n'est pas disponible.

Ces paramètres seront conservés pendant 24h

A+ A A-

Berlinale 2019 : la famille au coeur de la programmation et hommage à Agnès Varda

  • Rédigé par Marcel Croës
1 avis
Sharing on Facebook
Berlinale 2019 : la famille au coeur de la programmation et hommage à Agnès Varda © Palomar

Un homme traqué. L'écrivain italien Roberto Saviano est depuis plusieurs années l'objet d'un contrat de la Mafia et vit jour et nuit sous protection policière, avec la menace constante d'un assassinat.

 

J'imagine qu'à Berlin, où il est venu présenter l'adaptation par Claudio Giovannesi de son roman  La Paranza dei bambini (le film porte aussi le titre Piranhas), Saviano est protégé par les services secrets allemands et italiens. Cependant, il ne s'agit plus ici d'une dénonciation de la Mafia, mais du portrait d'un nouveau phénomène urbain absolument glaçant : l'ultra-violence des bandes de jeunes garçons (15 ans en moyenne) qui terrorisent certains quartiers pauvres de Naples.

 

 

Tous les interprètes sont des non-professionnels recrutés par le metteur en scène dans les banlieues napolitaines. Le film est traité un peu comme un reportage, avec les images récurrentes des jeunes voyous qui déferlent sur leurs scooters dans les rues étroites de la ville. Et la conclusion est inévitablement tragique, à partir du moment où le chef de bande Nicola procure des armes à ses copains grisés par le maniement d'une kalachnikov.

 

© Palomar 

 

La fragilité, voire l'effondrement des valeurs familiales n'est pas un thème limité à l'Italie. Ce qui me frappe dans cette Berlinale, c'est à quel point les relations parents-enfants sont à la base de nombreux scénarios, notamment dans les films allemands. Je note que deux de ces longs métrages sont réalisés par des femmes.

 

© Douglas Kirkland 

 

Dans System Crasher de Nora Fingscheidt, une mère refuse de récupérer sa fille psychotique de 9 ans, rejetée par toutes les institutions spécialisées en raison d'un comportement ultra-violent et destructeur. Dans I was at home, but... de Angela Schanelec, un garçon de 13 ans quitte sa mère pendant une semaine, mais quand il revient sans donner d'explications, cette jeune femme se rend compte que depuis lors le noyau familial est en train de se désintégrer.

 

 

Dieter Kosslick avait annoncé au début du Festival que le thème de cette 69e édition serait « Tout ce qui est d'ordre privé est politique ». En ce début du 21e siècle, la famille est en effet au cœur de ce que Freud décrivait jadis comme « Dans Unbehagen in der Kultur » (Malaise dans la civilisation).

*

Traditionnellement, la Berlinale rend hommage à des personnalités qui ont apporté une contribution essentielle à l'histoire du cinéma. Cette année, c'est Agnès Varda (née à Ixelles il y a 90 ans!) qui se voit ainsi offrir une « Caméra d'honneur ». Avec Varda par Agnès, une sorte d'autoportrait filmé de 115 minutes qu'elle vient de nous présenter, la réalisatrice de Cléo de 5 à 7 retrace ses 60 ans de création avec humour et tendresse et nous rappelle que le cinéma c'est d'abord un regard.

 

 

À l'heure des méga-budgets hollywoodiens, la liberté de l'artiste compte davantage que les millions de dollars.

 

Rédigé par Marcel Croës

Actualités liées

 

Dans la même catégorie