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En direct de Cannes : Tant qu'il y aura des vivants

  • Rédigé par Corinne Le Brun
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En direct de Cannes : Tant qu'il y aura des vivants © Doug Peters/Empics Entertainment/Photo News

Des zombies, des paillettes, des stars. Le tapis rouge déroule ses géants du cinéma –surtout américains- et ses surprises. Deux générations sont en compétition pour le 72e Festival de Cannes.

Jim Jarmusch le revenant

Des zombies sur la Croisette ? Ce sont bien des morts-vivants que met à l'honneur le Festival cette année. Un de ces coups d'envoi à déterrer les morts. Le premier soir, place aux vivants, réunis en haut des vingt-quatre marches du Palais : Bill Murray, Adam River, Jim Jarmusch, Tilda Swinton. Une montée transgressive, irrésistible avec des stars qui aiment le rock. Choix audacieux du Festival qui mise sur l'épouvante dès le premier jour avec The Dead Don't Die de Jim Jarmusch et sa bande d'amis. Un casting à déterrer les morts : Steve Buscemi, Iggy Pop, Tom Waits complètent le générique. Dommage qu'ils n'aient pas fait le déplacement à la Croisette.

 

Jim Jarmush © Alberto Terenghi/Cannes / Ipa/Empics Entertainment/Photo News  


Crinière blanche, lunettes noires, Jim Jarmusch revient - enfin - à un festival qui l'a déjà primé : ses longs métrages Stranger Than Paradise et Broken Flowers ont été récompensés par la Caméra d'Or en 1984 et le Grand prix en 2005. L'intrigue de The Dead Don't Die est un classique du genre: centrée sur les habitants d'une bourgade qui essaient d'échapper aux crocs des morts-vivants. Un film très rock & roll. Les morts ne meurent jamais ? Entre horreur et humour absurde, tous les regards sont rivés sur Jim Jarmusch, le revenant... Hier soir, The Dead Don't Die, en compétition, a été montré en même temps dans les salles françaises. Chez nous, sa sortie est prévue en août prochain.

 

 

Angèle et Agnès Varda

La cérémonie d'ouverture donne le la du Festival. Smoking noir, cheveux en batailles, l'œil malicieux, Edouard Baer endosse pour la quatrième année le costume de maître de cérémonie. Un sacré bonhomme, Edouard. Le maestro de l'improvisation rend hommage à Agnès Varda pour qui « une salle de cinéma vide est un cauchemar ». Maître Baer rebondit : « le cinéma c'est la salle de cinéma. Le cinéma, c'est sortir, être ensemble. C'est le groupe, la chaleur ». Derrière lui, en noir et blanc, Michel Legrand entonne la chanson du film Cléo de 5 à 7. Notre jeune Angèle nationale prend le flambeau. Blonde, douce, nostalgique, comme l'inoubliable Corinne Marchand.

 

Angèle 

 

Emu, heureux, tout à son affaire, Edouard Baer accueille les neuf membres du jury présidé par le réalisateur mexicain Alejandro G. Iñárritu, premier réalisateur mexicain à avoir reçu le Prix de la Mise en scène du Festival de Cannes. Un casting de choix composé quatre femmes: Elle Fanning (la plus jeune, 21 ans), Maimouna N'Diaye, Alice Rohrwacher, Kelly Reichardt et autant d'hommes: Enki Bilal, Robin Campillo, Yorgos Lanthimos et Paweł Pawlikowski.

 

Edouard Baer, flamboyant et touchant maître de cérémonie © Acovides-Borde-Moreau/Bestimage/Photo News

 

Bras dessus, bras dessous, Charlotte Gainsbourg et Javier Bardem déclarent le 72e Festival du Film International de Cannes ouvert. Il met à l'honneur les 21 longs métrages en compétition.
Cannes ne serait pas Cannes sans ses habitués. Cette année, ils sont légion. Pedro Almodovar, avec Douleur et gloire, centré sur un réalisateur mélancolique incarné par Antonio Banderas, Xavier Dolan pour Matthias et Maxime, le vétéran britannique Ken Loach (Sorry We Missed You) et les Liégeois Luc et Jean-Pierre Dardenne (Le jeune Ahmed), tous deux déjà deux fois couronnés par la Palme d'or, sont de la partie, De même que Terrence Malick et son drame se déroulant durant la Seconde Guerre mondiale, A Hidden Life.

 

 
Javier Bardem et Charlotte Gainsbourg © Pacificcoastnews/Photo News 

 

D'autres mastodontes du 7e art sont au rendez-vous : Quentin Tarantino en compétition avec Once upon a time...in Hollywood avec Leonardo di Caprio et Brad Pitt, Marco Bellocchio également en lice pour une Palme d'or avec Le traitre. La nouveauté vient plutôt du côté des femmes. Chacune retrouve sa muse : Virginie Efira et Justine Triet dans Sibyl, Adèle Haenel et Céline Sciamma dans Portrait de la jeune fille en feu. La franco-sénégalaise Mati Diop (Atlantique, son premier long-métrage) et l'Autrichienne Jessica Hausner (Little Joe) sont également dans la course pour la Palme d'or.

 

Elle Fanning et le président du jury Alejandro González Iñárritu de la sélection de la Compétition officielle © Fred Santos/Pacificcoastnews/Photo News

 

Cannes n'accueille pas que de grands cinéastes et acteurs sur le tapis rouge. Le chanteur britannique Elton John et le footballeur argentin Diego Maradona graviront les marches pour deux films de la sélection officielle, en hors compétition: Rocketman, le biopic de Dexter Fletcher incarné par Taron Egerton et Diego Maradona, documentaire d'Asif Kapadian.

 

Nadine Labaki et Marina Foïs, Présidente et membre du jury Un certain regard © Jacovides-Moreau/Bestimage/Photo News

 

Du côté de la Quinzaine des réalisateurs, la sélection affiche aussi de belles promesses avec des œuvres en apparence assez variées, de l'Art & Essai pur et dur au film de genre assumé. Son ouverture hier soir a été confiée au film Le Daim de Quentin Dupieux avec Jean Dujardin et Adèle Haenel. Un clin d'œil à Quentin Tarantino (Pulp Fiction), Henri Verneuil (Mélodie en sous-sol) et à Pierre Salvadori (En liberté). Un cocktail jubilatoire.

Rédigé par Corinne Le Brun

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