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Lalique et l'art du voyage

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Lalique et l'art du voyage © Musée Lalique

Toujours à la pointe du progrès, René Lalique expérimente les techniques mais utilise aussi le verre dans des domaines parfois inattendus. N'avait-il pas su tirer parti de l'opalescence dans la conception de ses bijoux ? Cette fois, ce sont les modes de transport qui vont stimuler sa créativité.

Il est vrai que les moyens de locomotion connaissent un développement considérable à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, en particulier le paquebot, le train et l'automobile. Ces progrès techniques facilitent les déplacements et les voyages par voie terrestre ou maritime s'intensifient comme jamais. Les contrées lointaines s'offrent davantage encore aux explorateurs en herbe et aux curieux fortunés qui inaugurent une ère nouvelle, celle de la communication. Mais dans ce monde dont l'échelle semble avoir soudainement changé, un nouveau défi reste à relever: vaincre l’inconfort des débuts.

Ce challenge, la Compagnie générale transatlantique comme la Compagnie internationale des wagons-lits, veulent le relever la tête haute. Très vite, ce qui n’était qu’un moyen de transport, devient un art de vivre qui génère un nouvel univers, peuplé d'accessoires et d'objets coordonnés. A cette époque, René Lalique jouit déjà d'une réputation confirmée et c'est tout naturellement que les décorateurs des paquebots Paris, Ile-de-France et Normandie se tournent vers lui pour imaginer des luminaires. Même chose pour les trains comme le Côte d’Azur Pullman Express pour lequel il conçoit des panneaux décoratifs en verre qui compartimentent joliment certains wagons.

 

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Bouchon de radiateur des automobiles Victoire datant de 1928 © Andy Small, John Nemeth collection

 

Mais René Lalique ne s'arrête pas en si bon chemin et dessine entre 1925 et 1931 près d'une trentaine de bouchons de radiateurs, faisant une incursion remarquée dans le monde des automobiles. Victoire ou Libellule, ils rehaussent avec élégance les carrosseries briquées. Le musée Lalique de Wingen-sur-Moder s'est attaché à faire revivre l’atmosphère raffinée de ces palaces flottants ou de ces trains prestigieux en exposant ces mascottes en verre qui participèrent tant au raffinement de leur décor. Une exposition à découvrir fin du mois...

 

Retrouvez l'article sur les musées consacrés au verre en page 32 de l'édition d'avril de L'Eventail, disponible en librairie et sur tablette. Bonne lecture!

 

Lalique et l'art du voyage
Du 29 avril au 2 novembre
Musée Lalique
Wingen-sur-Moder
www.musee-lalique.com

 

 

 

 

Rédigé par Christophe Vachaudez

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