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Un surréaliste "touche à tout"

  • Rédigé par Rédaction
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Marcel Marïen, Economie politique, objet, 1967 Marcel Marïen, Economie politique, objet, 1967 © Sabam Belgium 2013

Depuis qu’en 1937, brisant ses lunettes, il en rassemble les branches autour d’un seul verre créant L’introuvable,

l’une de ses œuvres les plus connues, Marcel Mariën (1920-1993) aura exaucé en une très large part le vœu de son ami Paul Nougé – la tête pensante du surréalisme en Belgique – qui réclamait la création de «sentiments nouveaux». Réalisant nombre de collages, de photographies, d’assemblages suscitant tour à tour le rire, le scandale, le plaisir ou l’émotion poétique, Mariën aura su tirer de l’image et de l’objet des possibilités jusque-là insoupçonnées.

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Marcel Mariën Les dernières volontés, 1984, Photographie Collection du Musée de la Photographie de la Fédération Wallonie-Bruxelles © SABAM Belgium 2013

Né à Anvers, d’un père flamand et d’une mère wallonne (et vice-versa, précisait-il), Mariën développa dès ses premiers contacts avec René Magritte et le groupe surréaliste de Bruxelles une activité d’éditeur, de photographe, d’assemblagiste, de poète, de cinéaste et de collagiste, refusant délibérément de privilégier une discipline ou un matériau, seul comptant pour lui l’efficacité du propos, hors de toute préoccupation esthétique, de toute concession formelle. L’exposition n’est pas une rétrospective mais un survol de ces différentes pratiques artistiques, tout en faisant la part belle aux photographies, notamment les plus anciennes. Le passager clandestin est également le titre de l’ouvrage écrit par Xavier Canonne (Ed. Pandora), commissaire et directeur du musée mais aussi ami du défunt artiste.

 
Jusqu'au 14 janvier - Musée de la Photographie 11 avenue Paul Pastur à 6032 Charleroi - www.museephoto.be
Rédigé par Rédaction

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