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On a testé pour vous la Switch House, la nouvelle Tate Modern

  • Rédigé par Olivia Roks
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On a testé pour vous la Switch House, la nouvelle Tate Modern © Shutterstock

Depuis le mois de juin 2016, la capitale anglaise s'est enrichie, une nouvelle fois, d'un bâtiment fort intéressant et peu commun : la Switch House, n'étant autre qu'une extension à la Tate Modern. Nous l'avons visitée pour vous ...

 

En l'an 2000, dans l'élan du millénaire, Londres accueillait un nouveau musée où l'art contemporain règne en maître. Sur le bord de la Tamise, installée dans une ancienne centrale électrique, la Tate Modern, musée d'art moderne et contemporain, demeure un carton plein avec ses près de cinq millions de visiteurs annuel. Seize ans après, ses collections grandissantes, une extension a été imaginée. Encore et toujours réalisée par la main du brillant cabinet d'architectes Herzog & de Meuron, la Switch House (la maison du commutateur en français) est la nouvelle star du ciel londonien.

Premièrement, ce bâtiment de dix étages à la forme d'un polygone futuriste vaut le détour de par son étonnante architecture. Peut-être un peu austère de prime abord, en l'approchant j'aime admirer l'empilement délicat d'une multitude de briques en quinconce, à intervalle régulier. A l'intérieur, malgré son côté brut et moderne, une atmosphère chaleureuse se dégage, certainement grâce aux hauts murs immaculés de blanc et une luminosité omniprésente. Reliés à deux étages par des passerelles, les deux bâtiments semblent en parfaite harmonie. Le soir, l'éclairage des fenêtres de la nouvelle Tate Modern donne à cette extension fière allure.

 

 
 Dans la salle consacrée à l'artiste Louise Bourgeois, une de ses fameuses araignées est présente. © Olivia Roks

 

Deuxièmement, suite à des collections étendues, la Switch House est un sérieux gain d'espace. Tout a été repensé, chaque réalisation est mise en valeur dans de vastes espaces, bien éclairés, permettant un regard aisé pour le visiteur. La Switch House offre également une vision plus diversifiée de l'art mondial notamment dans les domaines de la photographie, de la performance et du cinéma. J'apprécie tout particulièrement la salle dédiée à l'artiste franco-américaine Louise Bourgeois où l'une de ses splendides « Spider » trône. Juste en face, la salle « Living cities » suscite mon attention. Un superbe tapis en caoutchouc domine la pièce. Il s'agit d'un plan de la ville de Beyrouth réalisé par Marwan Rechmaoui. Notre attention se portera également sur la ville de Ghardhaïa par Kader Attia, réalisée entièrement à l'aide de graines de couscous ...

 

 
 La nouvelle Tate Modern vue dans la nuit © Hayes Davidson and Herzog & de Meuron

 

Pour terminer, la Switch House offre sur son toit un panorama à presque 360° sur le ciel de la capitale anglaise. Une vue époustouflante, sans nulle doute l'une des plus belles de la métropole ! Elle détient aussi un restaurant et un bar, tout comme la Tate Modern. Cependant, nous préférerons celui de la Tate, plus convivial.

Rappelons que la Tate Modern et sa nouvelle aile sont accessibles gratuitement. Londres se pare d'une nouvelle richesse culturelle, il ne vous manque plus qu'à la visiter à votre tour ...

 

www.tate.org.uk/visit/tate-modern
Rédigé par Olivia Roks

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