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L'Expo Capitale : Paris

  • Rédigé par Sarah Belmont
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L'Expo Capitale : Paris © Droits réservés

Le Musée des arts décoratifs de Paris se penche sur le cas Dior, cador de la mode française. « J'adore ! », répond l'écho publicitaire. « J'ad(i)ore » ! Ainsi s'est vu réactualisé le slogan. Cap sur l'expo, où il se cristallise aujourd'hui. Un cadeau en or !

La rétrospective, qui célèbre les soixante-dix ans de la maison de couture, s'ouvre sur un volet, un volant artistique. Avant de découper des patrons, Monsieur Christian Dior fut patron d'une galerie de tableaux, reconstituée au début du parcours. S'il n'était pas seul à soutenir Picasso ou Dali, par exemple, Calder et Giacometti, qu'il repéra le premier, lui doivent leur carrière.

 

 
 © Droits réservés

 

Le jeune galeriste devient styliste, en 1938, avec le souci constant d'intégrer l'art dans ses créations. C'est ce que montre la quatrième salle, à cheval entre toile, toiles, et étoiles. Parmi, les 300 modèles présentés, certains sont des citations directes à des peintres renommés, tel André Derain.

 

 
 © Adrien Dirand

 

Le parcours tire sur le fil, le filon artistique. Enfin des robes, pense-t-on ! Les premières en vue sont agencées, derrière une vitrine, par couleur, comme pour évoquer la palette d'un peintre. Sous une lumière jusqu'ici pâlotte. Soit pour des raisons de conservation, soit parce que le gris comptait parmi les couleurs favorites de Dior. Plus loin, trois cartels dédiés au maquillage, puis une antichambre réservée aux parfums, (sur)piqûres de rappel quant aux produits dérivés de la marque.

 

 
© Adrien Dirand 

 

La section la plus lumineuse est sans doute celle dédiée aux jardins, source d'inspiration intarissable chez Dior. La nature fait référence à son enfance dorée à Granville, auprès d'une mère dont il était le fils adoré. Tandis qu'elle plantait ses graines, il croquait, en plein air, à l'instar des impressionnistes. Rapprochement qui justifie la présence d'un Monet au milieu d'une dizaine de robes d'aspect végétal. Ainsi du modèle Opéra Bouffe (1956) en forme de rose.

 

 
 © Adrien Dirand

 

La scénographie ne joue pas seulement sur l'éclairage. On quitte chaque salle en pensant avoir atteint son quota d'émerveillement. Au contraire, les surprises fusent de tous les côtés ! Loin de l'ennui, le visiteur demeure sans cesse ébloui. Lumineuse à souhait, la « salle des bals » constitue l'apogée de cette exposition féérique. Dior adorait - c'est le cas de le dire - les soirées costumées. Vive les cotillons ! Marion Cotillard, Lady Di, Emma Watson... leurs tenues de gala sont toutes là. La magie de Dior ne meurt, ne dort jamais.

 
 
Dior, couturier du rêve
Musée des arts décoratifs
Paris
Jusqu'au 7 janvier 2018
www.lesartsdecoratifs.fr/christian-dior-couturier-du-reve 
Rédigé par Sarah Belmont

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