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Come On Eileen - pépite de la pop britannique

  • Rédigé par Maxime Delcourt
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Les Dexy's Midnight Runners Les Dexy's Midnight Runners © Droits réservés

Eventail.be vous propose de (re)plonger dans la manne à disques... De nombreux tubes ont jalonné l'histoire de la musique. Rendez-vous chaque mois pour le Tube du Grenier. Ce mois-ci, retour sur le mythique « Come On Eileen » de Dexy's Midnight Runners, dont le nouvel album (Let The Record Show Dexys Do Irish And Country Soul) vient de paraître.

 Quelle que soit la manière dont on l'aborde, la pop anglaise finit toujours par séduire les foules. En masse, généralement. Ainsi des Beatles, des Stones, des Kinks ou d'Elton John, qui ont tous offert à leur génération une oeuvre musicale à la fois aventureuse et accessible, mais aussi de Dexy's Midnight Runners. Beaucoup ont sans doute relégué ce groupe dans les catacombes de leur mémoire, mais la bande à Kevin Rowland, parfois appelée Kevin Rowland & Dexys Midnight Runners, fut l'une des entités les plus cocasses et inventives de la pop britannique au début des années 1980. Le temps d'un album, du moins : l'excellent Too-Rye-Ay, un grand fourre-tout troussant des liens entre la new wave, la soul, le folk et la musique celtique sorti en 1982 sur Mercury.

 


Dexy's Midnight Runners - Come on Eileen par Shakki

Au sein de ce disque, un tube, intemporel et immense : Come On Eileen, qui se classe directement au sommet des charts anglais et américains à sa publication. Il faut dire qu'il est difficile de résister à un titre qui expose une formule dont les possibilités semblent infinies, une pop bubblegum aussi accrocheuse que réjouissante, aussi orchestrée qu'étonnante de par ses multiples changements de tempo et de tonalité. D'ailleurs, cette chanson « qu'il faut avoir écouté une fois avant sa mort » selon l'auteur Robert Dimery réserve bien des surprises. Il faut en effet entendre la version longue pour comprendre que le groupe a eu l'intelligence de glisser en introduction un air de violon piqué au folklore irlandais ("Believe Me, if All Those Endearing Young Charms" de Thomas Moore) ; il faut lire entre les lignes du premier couplet pour entendre la référence à Johnnie Ray, auteur-compositeur américain particulièrement actif au cours des années cinquante ; il faut regarder le clip, à la suite duquel le batteur Seb Shelton est prié de plier bagages pour ne pas avoir suivi les consignes de Kevin Rowland, et la pochette du single pour réaliser que la Eileen en question n'est autre que Marie Fahey, la sœur de Siobhan Fahey, l'ancienne chanteuse de Bananarama et Shakespear's Sister.

Mais l'histoire est parfois cruelle, et les Dexy's Midnight Runners, en dépit d'un come-back réussi cette année, reste l'un des plus célèbres One-hit-Wonders de la pop music. Et ce, même si « Come On Eileen » a servi de réveil à l'équipage de la navette spatiale Discovery en août 2005 en l'honneur du commandant de bord Eileen Collins.

 

Rédigé par Maxime Delcourt

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