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L'été des tubes #5 : Soft Cell – Tainted Love (1982)

  • Rédigé par Maxime Delcourt
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L'été des tubes #5 : Soft Cell – Tainted Love (1982) © Droits réservés

Jusque fin août, L'Eventail revient chaque semaine sur l'histoire de différents tubes qui ont accompagné les étés de plusieurs générations, des années 1970 aux années 2000. Cette semaine, on file en 1982 avec « Tainted Love » de Soft Cell.

À force de l'entendre à tout-va dans des campagnes publicitaires, sur les plateaux télé ou lors de soirées dédiées aux années 80', on en oublierait presque que le « Tainted Love » de Soft Cell n'est pas la version originale de ce tube en or massif. D'un point de vue historique, elle est même foncièrement différente des ambitions esthétiques d'Edd Cobb, manager d'un obscur groupe de garage (The Standells) dans les sixties et auteur de ce titre écrit en 1964 pour la face b du single My bad boy's coming home de la chanteuse soul Gloria Jones - future choriste de T. Rex.

 

Mais l'histoire de la musique est parfois injuste, et c'est bien le duo Soft Cell, formé par Marc Almond et le claviériste David Ball, qui prennent alors un malin plaisir à transformer les anciens tubes soul en techno-pop ultra-moderne (sur le même 45-tours, on trouve une reprise de « Where Did Our Love Go ? » des Supremes), qui impose ce titre à la Terre entière en 1982. Il faut dire que cette version de « Tainted Love » colle parfaitement à son époque : la voix grave et emphatique de Marc Almond semble prête à faire jalouser n'importe quel crooner – et à faire chavirer n'importe quel cœur romantique - , les synthés de David Ball frôlent volontairement avec le kitsch du début des années 1980 et l'orientation new wave de la mélodie donne envie à toute une génération de se retrouver sur la piste de danse.

Enregistrée en un jour et demi, publiée au Royaume-Uni le 7 juillet 1981, où elle atteint rapidement la première place des charts britanniques, il faut attendre 1982 pour que « Tainted Love » soit publiée dans le reste de l'Europe et connaisse à peu de chose près le même succès que dans son pays d'origine. Depuis, les Inspiral Carpets, Marylin Manson, Scorpions et Rihanna lui ont offert une nouvelle vie, avec plus ou moins de réussite.

Rédigé par Maxime Delcourt

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