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L'été des tubes #8 : Manu Chao – Me gustas tù (2001)

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L'été des tubes #8 : Manu Chao – Me gustas tù (2001) © Guido Fuà / Eikona

Jusque fin août, L'Eventail revient chaque semaine sur l'histoire de différents tubes qui ont accompagné les étés de plusieurs générations, des années 1970 aux années 2000. Cette semaine, on conclut le dossier avec l'enivrant « Me Gustas Tù » de Manu Chao, sorti en 2001.

Le 2 septembre 2001, lors de l'université d'été du Parti Socialiste, Lionel Jospin quitte l'estrade au son de « Me Gustas Tù » de Manu Chao. Politiquement, le geste est fort, tant le chanteur français d'origine espagnole est associé depuis son passage au sein de la Mano Negra à un sympathisant de la gauche radicale. Toutefois, c'est bien la qualité mélodique du morceau que les auditeurs retiennent. Après tout, celle-ci est taillée pour l'été, les journées sur la plage, les pieds dans l'eau et le soleil dans les yeux.

 

Structurellement, « Me Gustas Tù » (« Tu me plais », en VF) est même très simple : trois accords de guitare basiques, un thème accrocheur, un refrain alternant le français et l'espagnol de manière efficace, et des paroles qui évoquent les petits plaisirs du quotidien. « J'aime le dîner, tu me plais/J'aime la voisine, tu me plais/J'aime sa cuisine, tu me plais/J'aime baratiner, tu me plais/J'aime la guitare, tu me plais/J'aime le reggae, tu me plais. » Ajoutez à ça la nonchalance d'un rythme latino, un chant à l'enthousiasme contagieux ¬ou une légèreté jamais forcée, et vous comprendrez que l'on tient sans doute là, sinon une merveilleuse « petite carte postale » comme Manu Chao a l'habitude de décrire ses chansons, du moins le meilleur tube de l'été 2001, voire de ce début 21ème siècle.

Classé en tête des charts en Italie et en Espagne, mais uniquement 2ème et 3ème en France et en Belgique, « Me Gustas Tù » porte en tout cas à lui seul le deuxième album solo de Manu Chao, Próxima Estación: Esperanza, sans doute plus joyeux et moins grave que ne l'était le fabuleux Clandestino en 1998. Ici, l'ex-leader de la Mano Negra semble plus que jamais ouvert à la fête, à ces bars où l'on danse en pensant changer le monde, à ces places où chacun se nourrit de rencontres et rêve de construire une histoire commune.

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