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Alors on danse : Le Marquee

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Alors on danse : Le Marquee © Droits réservés

Histoire de bien célébrer l'été, son atmosphère rêveuse et ses soirées festives, L'Eventail vous propose de revenir sur l'histoire de quatre clubs mythiques de ces dernières décennies. Troisième escale à Londres où le Marquee électrisa les nuits anglaises pendant plus de trente ans.

On est au Printemps 1958. La Révolution cubaine vient d'être lancée, l'Exposition universelle prend place à Bruxelles, Chuck Berry électrise la planète avec Johnny B. Goode, tandis que, à Londres, dans le quartier de Soho, le Marquee Club voit le jour grâce à Harold Pendleton, un jeune représentant de commerce passionné de jazz et de blues. Plutôt que de s'inscrire dans le sillon des autres de clubs de la ville, le Marquee se veut un endroit à la mode, le théâtre des nouvelles tendances musicales.

 

 
 © Droits réservés

 

Bien aidé à la programmation par Chris Barber et Alexis Korner, dont le Blues Incorporated (formé aux côtés de futurs musiciens des Rolling Stones et de Cream) devient le groupe phare du lieu, Harold Pendleton fait de son club un haut lieu du rythm'n blues au début des années 1960. Si bien que Brian Jones et Mick Jagger se prennent d'affection pour ses soirées électriques, que les Rolling Stones, le 10 juillet 1962, y donnent leur premier concert et que, suite à cela, tous les jeunes rockeurs de la capitale anglaise voient le Marquee comme un formidable tremplin.

 

 

Le déménagement opéré en mars 1964 n'y change rien : le Marquee reste réputé pour son sens du défrichage et accueille dans la foulée les premiers concerts des Yardbirds, d'Eric Clapton, de Rod Stewart, de Led Zeppelin ou des Who, grâce à qui le club se réinvente et devient l'épicentre du mouvement mod dans la seconde partie des années 1960. « C'est l'endroit de la musique à la mode, où se mélangent jazz, folk et pop, écrit d'ailleurs le magazine anglais Melody Maker. C'est là que les modes se créent, que les stars émergent ».

Le Marquee est en effet un lieu qui a su s'adapter à son époque, qui a su prendre le pouls des musiques psychédéliques en 1967 (Pink Floyd, Soft Machine et Jimi Hendrix y ont notamment joué), du hard-rock quand la mode était aux longs cheveux et aux vestes en cuir au début des années 1970, ou encore au punk à la fin de cette même décennie. Ce sera malheureusement le dernier gros coup du Marquee, qui ne parvient plus à déceler aussi finement les nouvelles tendances et qui finit par fermer ses portes en juillet 1988. Depuis, le club a connu quatre adresses différentes dans Londres, mais ces tentatives paraissent bien anecdotiques pour qui a connu la sève électrique de ses trente premières années.

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