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Pale Grey, la pop comme catharsis

  • Rédigé par Maxime Delcourt
1 avis
Pale Grey, la pop comme catharsis © Pale Grey

À l'occasion de la sortie de leur deuxième album, l'envoûtant Waves, portrait de Pale Grey, quatre liégeois amoureux de la folk, épris de pop et représentatifs de cette génération de musiciens que l'on tient à défendre dans cette rubrique dédiée à la nouvelle scène locale.

Autant ne pas se le cacher : cela fait plusieurs années que l'on suit Pale Grey. Depuis la publication de leur premier EP en 2011 (Put Some Colors), à vrai dire. La suite, notamment le premier album (Best Friends), nous avait un peu moins convaincu, mais ce n'était visiblement que partie remise, tant le deuxième album de ce quatuor flirte avec le sublime à chaque instant. Réalisé à Paris aux côtés de Yann Arnaud (Air, Phoenix), Waves gagne en effet en ampleur, en évidence mélodique et en profondeur. À bien y réfléchir, ce n'est même pas un album, mais une mélopée languide, mélancolique, introspective, qui porte en elle la solitude, le doute et le mélange des cultures propres aux nouvelles générations.

 

 

À l'écoute de ces douze nouveaux morceaux, on pense parfois à Alt-J et Son Lux, voire à Gorillaz, mais c'est bien l'alchimie de Gilles Dewalque, Maxime Lhussier, Jan Montens et Benoît Damoiseau qui définit l'identité de ce disque, forcément délicat, apaisant, raffiné et tout un tas d'autres adjectifs qui ne font que renforcer notre amour pour cette folk. Une folk légère d'apparence, mais pourtant pensée comme un exutoire par les quatre liégeois. Ou du moins, par deux d'entre eux, qui se sont plongés dans la composition pour vaincre une rupture sentimentale, louant un appartement spécifiquement pour les besoins de l'enregistrement, comme l'expliquait récemment Maxime Lhuissier à la RTBF : « Cet endroit s'est transformé en local d'expérimentation pour nos futures chansons. Ce n'était pas forcément la période la plus joyeuse de notre vie. Au niveau émotionnel, ça se ressent. Au final, il ne reste que les titres qui nous collent à la peau : ceux qui nous correspondent vraiment ».

 

 

À l'écoute de Waves, on sent ainsi un parti pris, une identité forte que les samples de hip-hop ou de funk placés ça et là ne viennent que renforcer. Après tout, Pale Grey, c'est aussi ça : une liberté folle, une audace qui leur permet de s'approprier des éléments du hip-hop, de l'electronica ou de tout autre genre avec pas mal d'intelligence et de finesse.

Rédigé par Maxime Delcourt

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