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Josiane Balasko: « Les psys sont des gens formidables »

  • Rédigé par Corinne Le Brun
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Josiane Balasko, l'actrice française sur les planches du Théâtre Saint Michel à Bruxelles Josiane Balasko, l'actrice française sur les planches du Théâtre Saint Michel à Bruxelles © Isard

Quand elle ne tourne pas, elle écrit. Quand elle n'écrit pas, elle réalise. Il lui arrive même de faire tout en même temps. Justement, elle signe, met en scène et joue dans Un grand moment de solitude. Une comédie qui défrise. A l'occasion de sa venue à Bruxelles, L'Eventail l'a rencontrée pour vous.

 

L'Eventail - Vous incarnez Brigitte, une psychologue qui a de gros problèmes personnels... Plutôt dramatique à priori...

Josiane Balasko - Brigitte, la cinquantaine, est « accumulatrice » compulsive. Elle supervise Simon, psychothérapeute, célibataire quadra atteint d'agoraphobie aiguë. S'ajoute à cela une intrigue policière et amoureuse. Ce n'est pas une étude sur les psys, ils sont des gens formidables. Mais tout le monde a ses problèmes. C'est un drame pour les personnages et ce qui fait rire c'est toujours le malheur des autres. Cela m'amusait, j'aime bien faire rire et parler de sentiments. Un ami psy m'a suggéré de se poser trois questions: Est-ce que vous avez besoin de vous faire du mal ? Est-ce que ce vous vous sentez bien en faisant du mal ? Alors pourquoi on se mine pour rien ? Voilà pourquoi je ne consulte pas (rire).

 

Dans Un grand moment de solitude, Josiane Balasako incarne Brigitte, une accumulatrice compulsive... © Droits réservés


- On vous retrouve toujours là où cela fait rire....

- C'est quelque chose que je sais faire. J'écris surtout des comédies comme on a fait au Splendid. J'ai commencé le théâtre en faisant des sketches. C'est une formation très utile. Le cinéma crée des angoisses, votre image peut être coupée, manipulée, sans savoir comment les gens vont réagir. Alors qu'au théâtre, on le sait dès qu'on joue. On sait si cela fonctionne ou pas voilà pourquoi je retravaille beaucoup mes pièces. Au moment où je les joue, je réécris, on répète entre nous chaque jour. Alors que le cinéma offre la possibilité du repentir, d'amélioration (NDLR: Josiane Balasko termine le tournage de Le grand partage, une comédie sociale d'Alexandra Leclère, avec Karin Viard, Didier Bourdon, Valérie Bonneton).


- Comédienne-écrivaine-metteuse en scène, le besoin de tout faire ?

- Je ne désire rien contrôler. En fait, je prends du plaisir dans ces trois registres ce qui est une sacrée prise de risques. Finalement, je m'écris des rôles qu'on ne me proposera peut-être pas. On ne va pas voir Balasko parce qu'elle est belle. Mais peut-être pour qu'on partage un moment de rire et d'amusement. Je suis très contente d'être sur les planches. Au Splendid, on faisait tout ensemble et d'une manière très personnelle. On jouait des monstres, on n'avait aucun problème d'image. Je ne pense pas avoir changé et j'en suis assez contente.


Un grand moment de solitude
Théâtre Saint Michel
Le vendredi 9 janvier, 20h30
www.theatresaintmichel.be
 
 
 
Rédigé par Corinne Le Brun

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