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Peindre la nuit

  • Rédigé par Rédaction
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Comment résister à l'appel de la nuit ? Léon Spilliaert, grand maître de l'obscurité, en fit un théâtre d'ombres sinueuses et flottantes rôdant aux abords de vertigineux horizons ouatés, quand Van Gogh ou Degouve de Nunques en firent un théâtre luminescent. Ciels étoilés, mers étincelantes, formes vacillantes, ombres distendues, halos, reflets, vibrations, clairs-obscurs, le vocabulaire plastique de la nuit est infini.

La nuit, tout est permis, tout se transforme : les corps s'opacifient, les formes se dilatent, les ombres s'allongent, les architectures et les reliefs deviennent des masses obscures, et la lumière, se réfractant, ciselant l'obscurité ou s'y répandant en poudroiements, se fait magicienne et en s'engouffrant dans les ténèbres, au gré de ses ondoiements, errante et "perfide", noie la ligne d'horizon – "l'ombre se fait onde..."*. Vertige des sens, vertige cosmique, vertige métaphysique... C'est alors que règnent le "Soleil noir" de la Mélancolie (Gérard de Nerval), "le mystère des profondeurs fauves" (Victor Hugo). Dans la profondeur des ténèbres, on pressent l'infini...

Si le trouble né des transformations optiques nocturnes a trouvé avec les romantiques et les symbolistes ses plus fascinantes mises en scène, la nuit a été explorée par bien des peintres tout au long du xxe siècle, et n'en demeure pas moins, aujourd'hui, l'un des motifs de prédilection des plasticiens. Après Henri Michaux, "Prince de la nuit", poète des ténèbres, Max Ernst et Man Ray, chantres lunaires, Paul Klee, Picasso, Peter Doig et quelques autres "mangeurs d'étoiles", Gerhardt Richter, en 1969, pétrit sur la toile une "substance nocturne" éparse, happant notre regard dans un espace sans limite et sans point de fuite, à l'instar de l'envoûtant Ciel étoilé tourbillonnant dans un tableau circulaire d'Augusto Giacometti (1917) ou des minutieux
dessins de galaxies réalisés au fusain par Vija Celmins (1998). Hypnotiques constellations faisant écho à l'espace sans repères baigné de lumière noire d'une Ambiance spatiale de Lucio Fontana de 1967, destinée à nous abstraire du temps et de la matière. Plongeons-
y...

* : Victor Hugo, "Le Satyre", dans La Légende des siècles, 1859.

 

Jusqu’au 15 avril 2019
Centre Pompidou-Metz
www.centrepompidou-metz.fr

 

 

Informations supplémentaires

  • Du: mardi, 11 décembre 2018
  • Au: lundi, 15 avril 2019
  • Location: Metz
Rédigé par Rédaction

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