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Des funérailles joyeuses et touchantes

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
2 avis
Des funérailles joyeuses et touchantes © Droits réservés

La reine Fabiola avait voulu une cérémonie religieuse empreinte de joie et de simplicité et même si le roi Philippe a tenu à lui rendre un hommage national, ses funérailles qui se déroulèrent en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule respectèrent le souhait de la défunte et furent placées sous le signe de l'amour et du rassemblement.

Le cercueil blanc de la cinquième reine des Belges quitta le palais sous l'escorte de la garde royale tandis que les invités convergeaient vers la nef de cet édifice religieux qui a été le témoin des heures tristes mais aussi heureuses de la dynastie. Sur le perron, les cadets de l'école royale militaire, le plumet au vent, formaient une haie d'honneur à la dépouille de la reine portée par des militaires de l'armée de terre sous le regard ému de la famille royale belge. Nombreux étaient les souverains et membres du gotha qui avaient rallié Bruxelles, de l'impératrice Michiko du Japon à la reine Margrethe II de Danemark, de la princesse Sirindhorn de Thaïlande au roi Juan-Carlos d'Espagne. Tous avaient bien connu le caractère jovial de la reine Fabiola.

 n chasuble blanche et étole mauve, Monseigneur Léonard escortait Monseigneur Berloco et Monseigneur Danneels qui présida l'office, eu égard à sa longue relation d'amitié avec la souveraine. Le cercueil placé à même le sol, en signe d'humilité, faisait face à l'autel. A sa droite, trente-deux membres de la famille espagnole de la reine avaient fait le déplacement. De l'autre côté, les familles belges et luxembourgeoises. Le gouvernement et les représentants des différentes confessions du pays, des membres de la maison de la défunte et de simples citoyens formaient un public recueilli, attentif aux lectures qui ponctuèrent la messe.

La princesse Elisabeth, le prince Gabriel, le prince Amedeo, la princesse Louise, le prince Guillaume de Luxembourg et la marquise Bianca de Ahumada, une nièce très chère à la souveraine, montèrent au pupitre s'adressant à l'auditoire en français, en allemand, en espagnol et en néerlandais, les langues que pratiquaient couramment la reine Fabiola. Will Tura et Jose Van Dam entonnèrent les morceaux qu'ils avaient déjà chantés lors des funérailles du roi Baudouin, Hoop doet Leven pour le premier et l'Ave Maria de Schubert tandis que la soprano belge Sophie Kärthauser interprétait notamment Amazing Grace et l'Exultate Jubilate de Mozart. Durant toute la cérémonie, le roi Baudouin fut évoqué à tout moment et le cardinal Danneels insista sur cet hymne à l'amour qui avait illuminé la vie de la reine disparue, en lisant notamment le Cantique des Cantiques. Si José van Damme fit retentir la Quête de Jacques Brel, le moment clef des célébrations fut sans conteste le Salve Rociera, en l'honneur de la Vierge du Rocio, interprété avec émotion et énormément de justesse par une chorale espagnole de Vilvoorde, une vibrante évocation des origines de la reine Fabiola.

La troupe qui fit l'unanimité fut rejointe par Bianca Escriva de Romani y Mora, marquise de Ahumada. Elle aussi joua des castagnettes pour sa tante dans une atmosphère de recueillement et d'allégresse qui fit alterner sourires et larmes. Le Brussels Philarmonic Orchestra joua le Magnificat de Bach qui avait clôturé le mariage de Baudouin et de Fabiola mais aussi la Brabançonne, tribut au patriotisme de la souveraine. Au terme de la messe, le cercueil fut transporté à l'église Notre-Dame de Laeken pour un adieu strictement familial auquel le public fut également convié. Les grands de ce monde furent invités à un déjeuner au Palais.

 

 
A gauche, la reine Mathilde fut particulièrement touchée lors de la cérémonie. A droite, l'impératrice Michiko du Japon qui a toujours été très proche de la famille royale belge © Droits réservés  

 

Assistèrent à l'enterrement de Doña Fabiola de Mora y Aragón, le roi Philippe, la reine Mathilde et leurs enfants, le roi Albert et la reine Paola, l'archiduc Lorenz, la princesse Astrid et leurs enfants, le prince Laurent, la princesse Claire et leurs enfants, la princesse Beatrix des Pays-Bas, la princesse Alexandre et la princesse Esmeralda de Belgique, le grand-duc et la grande-duchesse de Luxembourg, le grand-duc Jean, le grand-duc héritier Guillaume et son épouse, le prince et la princesse Jean de Luxembourg, le prince et la princesse Guillaume de Luxembourg.

 L'impératrice Michiko du Japon, le roi Harald de Norvège et sa sœur la princesse Astrid, le duc de Bragance, le roi Juan-Carlos et la reine Sophie d'Espagne, la reine Margrethe II de Danemark, le roi et la reine de Suède, le prince et la princesse Michel de Ligne, le prince et la princesse Charles-Louis d'Arenberg, le duc Léopold d'Arenberg et sa mère la princesse Sophie de Bavière, l'archiduchesse Yolande d'Autriche, l'archiduc Rudolf d'Autriche et son épouse, l'archiduc et l'archiduchesse Carl-Christian d'Autriche et leurs enfants, l'archiduc Siméon d'Autriche et son épouse la princesse Marie de Bourbon-Siciles, l'archiduc Carl d'Autriche, le prince Hans-Adam de Liechtenstein, le prince et la princesse Nicolas de Liechtenstein et leurs enfants, la princesse Philippe de Liechtenstein et son fils, la princesse Nora de Liechtenstein, l'impératrice Farah d'Iran, le prince Victor-Emmanuel de Savoie, le roi Fouad d'Egypte, le prince Moulay Rachid de Maroc, le Prince Carlo et la princesse Camilla de Bourbon-Siciles, la duchesse Mathilde de Wurtemberg et son frère le duc Eberhard, le prince Charles-Louis de Lobkowicz et sa mère la princesse Françoise de Bourbon-Parme, la princesse Hélène de France, la Comtesse Belen de Limburg-Stirum, le duc et la duchesse d'Angoulême, la princesse Adélaïde d'Orléans, le grand-duc George de Russie et, notamment, le duc Franz de Bavière.

Rédigé par Christophe Vachaudez

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