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Feux ouverts, inserts et poêles : pour quel rendement opter ?

  • Rédigé par Solange Berger
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Feux ouverts, inserts et poêles, ils sont là pour nous (ré)chauffer. Mais de façon optimale et fonctionnelle. Leur design est aussi essentiel, mais pas à n'importe quel prix.

Économiser l'énergie, préserver notre planète, utiliser les énergies renouvelables, diminuer ses coûts de chauffage : difficile aujourd'hui d'échapper à cette tendance. Les consommateurs belges ont d'ailleurs bien intégré cette nouvelle façon de vivre : les maisons sont mieux isolées ; le solaire et le photovoltaïque gagnent du terrain, et les chauffages, inserts et poêles proposent des rendements de plus en plus importants.

Le feu ouvert en baisse

"Le feu ouvert classique n'a plus tellement la cote, note un spécialiste des feux. Tout simplement parce qu'il n'offre aucune rentabilité." Une solution : y faire placer une cassette ou un insert. Et rien n'empêche de l'agrémenter d'un manteau de cheminée. "On constate tout de même que les Belges apprécient ce qui est simple, épuré. Un mur plafonné est souvent la solution privilégiée. Et quand ils optent pour un manteau, les gens choisissent plutôt un modèle simple. Les cheminées à l'ancienne se vendent de moins en moins. Et puis, un manteau a un coût. Il faut compter facilement 2000 euros, or l'aspect financier n'est pas à négliger. On place surtout des manteaux chez les personnes qui avaient une ancienne cheminée et qui veulent garder un manteau ornemental." Il reste cependant quelques adeptes des feux ouverts classiques qui privilégient l'agrément et la beauté des flammes à la rentabilité.

 

 
 

 

Et pour ceux qui veulent profiter d'un feu ouvert classique tout en bénéficiant d'un certain rendement, il existe le système Polyflam. "Il s'agit d'un système unique qui fonctionne avec une cassette qui est intégrée sous le feu. On peut soit la placer en dessous du foyer, si l'on a une cave par exemple, soit surélever le foyer. On peut alors faire un véritable feu mais avec le rendement d'une cassette qui est invisible." Toutefois, quelle que soit l'option choisie, les professionnels sont tous d'accord : la construction d'un foyer doit être faite par un homme de métier. Il existe des normes à respecter pour éviter les incendies. "C'est un véritable métier, insiste un spécialiste, mais il se perd."

Des meilleurs rendements

La cassette et l'insert peuvent être équipés d'un ventilateur ou non pour pouvoir expulser la chaleur plus loin. Tout dépend de l'espace que l'on veut chauffer, précise le spécialiste qui souligne une évolution : "Les fabricants prévoient une plus grande étanchéité du foyer car les maisons sont de plus en plus isolées. La prise d'air se fait alors en principe à l'extérieur." Cette meilleure isolation explique aussi pourquoi le marché des poêles se compose le plus souvent d'appareils dont la puissance est moindre qu'auparavant. Il n'est plus nécessaire de prévoir des installations très puissantes, telles qu'on les trouvait dans les maisons peu isolées. "Aujourd'hui, on est à 3, 4 ou 5 kW maximum", précise un fabricant.

 

 
 

 

Les normes ont aussi évolué avec le temps. Avec des exigences revues à la hausse en termes de rendement, de CO2•• et de particules fines. "La Belgique est l'un des pays où les normes sont les plus strictes", constate un fabricant. La combustion doit être plus sûre et plus propre. "Les poêles actuels, placés dans des maisons basse énergie, consomment beaucoup moins que les anciens : une à deux stères par an suffisent contre dix à quinze dans les anciennes constructions."

Toujours dans un esprit d'économie d'énergie et d'énergie verte, les poêles chaudières, où le poêle fait office de chauffage central, se développent. Le principe : le foyer diffuse une partie de la chaleur de combustion par rayonnement dans le séjour où est installé l'appareil, alors qu'un serpentin parcourant le foyer récupère le reste de la chaleur. L'eau chaude du serpentin circule jusqu'aux radiateurs des autres pièces et peut être également raccordé à l'eau chaude sanitaire ou au chauffage par le sol. Un poêle peut suffire pour chauffer toute une maison bien isolée.

 

 
 

 

L'épure contre le minimalisme


Pour concevoir les poêles, les fabricants essaient de se mettre dans la peau des consommateurs. "Même si ceux-ci ne savent pas toujours ce qu'ils veulent. Nous devons traduire les besoins qu'ils expriment." Car les consommateurs sont de plus en plus exigeants : ils veulent un appareil beau, efficace, facile à utiliser et respectueux de l'environnement. Ils souhaitent des fonctionnalités de plus en plus importantes. Si la vitre peut rester propre et la combustion totale, tant mieux : l'idéal est de ne pas avoir de vitre à nettoyer ni de cendres à évacuer.

Les concepteurs de poêles doivent également tenir compte des normes de plus en plus strictes, en matière d'émission, de rendement... "La conception d'un poêle, entre le premier crayonnage et la production, peut durer jusqu'à cinq ans, explique un fabricant. Nous devons donc anticiper les nouvelles normes ou en tout cas être au courant de ces nouvelles normes avant qu'elles ne soient d'application."

 

 
 

 

Côté design, la tendance aujourd'hui est à l'épuré. "Mais il faut éviter le minimalisme à tout prix, estime un fabricant belge de poêles. Quand nous avons démarré notre activité il y a trente ans, nous avons misé sur un design contemporain en rupture avec le reste du secteur qui, à l'époque, proposait des produits très rustiques. Nous avons toujours axé notre recherche sur cet axe minimaliste et l'intégration à l'architecture. L'idée : faire disparaître tous les éléments techniques, mais sans desservir l'utilisation de l'objet. Il faut trouver le bon compromis entre l'esthétique et le pratique, tout en respectant les normes de plus en plus strictes. C'est une gymnastique qu'il faut avoir." D'autres acteurs du secteur ont suivi.

 

 
 

 

"Aujourd'hui, nous avons décidé de prendre le contre-pied de ce minimalisme, même si nous proposons encore des produits qui sont dans cette tendance. Le problème, c'est que nous pensons que nous sommes arrivés au bout de ce qu'il y avait moyen de faire. Nous ne voulons pas que nos poêles, comme on le voit parfois avec d'autres objets, deviennent de beaux objets mais sans être pratiques. Il y a un cap à ne pas franchir. Le minimalisme à l'extrême a deux limites. D'un point de vue technique tout d'abord : aller trop loin risque de dénaturer la technique, la praticité, la durabilité, la facilité d'entretien. Il faut conserver le plaisir d'utilisation d'un poêle. Nous faisons du design, mais pas du stylisme. L'autre limite est esthétique. Nous estimons que la tendance va s'essouffler. Si tout les fabricants vont dans ce sens-là, nous aurons tous les mêmes produits. Il n'y aura plus de diversité. Nous ouvrons une nouvelle voie que nous pensons être très riche, en offrant d'autres expériences, en touchant l'émotionnel, le sensible..."

Opter pour le bois, des pellets ou le gaz

Insert ou poêle, quel combustible choisir ? Le bois a toujours la cote, mais le gaz gagne de plus en plus de terrain. Si l'on opte pour le bois, sa qualité est essentielle. "Il faut un bois qui a séché pendant minimum trois ans et qui a un taux d'humidité de maximum 17/18 %, prévient un spécialiste. Et il faut proscrire le sapin car il salit les conduits."

 

 
 

 

"On enregistre pas mal de demandes pour le gaz", note-t-on d'un autre côté. "Les clients souhaitent cependant avoir un foyer qui ressemble tout à fait au bois." Le pellet est plus souvent utilisé par ceux qui désirent un poêle comme chauffage principal. Il offre aussi plus de facilité ; il peut par exemple s'allumer tout seul (avec un thermostat) quand la température de la pièce baisse. Avec le bois c'est plus difficile. Et quand on sait que le consommateur recherche surtout la facilité...

Rédigé par Solange Berger

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