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De bonne humeur, dès le matin : Florence Hainaut

  • Rédigé par Corinne le Brun
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De bonne humeur, dès le matin : Florence Hainaut © JM BYL/RTBF

Le matin, plutôt que de se réveiller au son strident de la sonnerie du réveil, pourquoi ne pas mettre la radio ? Intellectuelles, musicales, amusantes voire hilarantes, les matinales sont prêtes (à tout) pour tenter de nous arracher un sourire depuis le creux de notre oreiller ou nous faire oublier les embouteillages du matin. Quatre voix féminines, certaines nouvelles, nous livrent leurs petits et grands secrets de leur bonne humeur...contagieuse. Dernières ondes positives avec Florence Hainaut.

Débrouille, stress et...énergie ! La vérité, c'est que Florence Hainaut aime travailler entre une heure et trois heures du matin (pas seulement), partir à la campagne sur un coup de tête, s'accorder un lundi « off » et bosser au cœur de la forêt, « merci le wi-fi ». La journaliste enchaîne billets d'humeur, reportages et autres chroniques dans la presse écrite et audiovisuelle. Son style: humour, pertinence et respect. Et un esprit critique tonique. Ses ondes positives, elle nous les transmet, à la radio, avec la joyeuse bande de « Un Samedi d'Enfer » et dans « Les Tournois de l'Académie » avec Bruno Coppens, à la télé.

 

Eventail.be - Comment faites-vous pour vous lever le samedi matin. Vous êtes du genre lève-tôt ?

Florence Hainaut - En réalité, l'émission est enregistrée le vendredi soir. Sinon, je ne suis pas sûre que j'y participerais (sourire). Pendant cinq ans, je me suis levée au milieu de la nuit, à 3h, pour présenter les infos le matin en radio. Et pendant deux ans j'ai travaillé le week-end. J'aspirais à un rythme moins contraignant. Mais sinon, mes trucs pour survivre à des horaires « bizarres » : s'organiser de manière militaire et arrêter quand on n'en peut plus.

 

- Votre propre recette pour être positive, le matin et...toute la journée ?

- Je ne suis pas très difficile sur ce plan là. De la mousse de lait dans mon café et je suis contente pour deux heures. Des myrtilles dans mon yaourt-muesli et c'est carrément festival. Si j'ai un coup de mou, je m'éloigne des réseaux sociaux et je me reconnecte à la vraie vie. J'embête mon chat, j'envoie un sms à mon copain ou des amis. Je trouve que de plus en plus, il faut le cœur bien accroché pour naviguer dans le monde virtuel. De gentils « murs à idées » ils se sont transformés en immondes défouloirs où les gens s'insultent au lieu de se dire bonjour. C'est important de réaliser que ça peut avoir un vrai impact négatif sur le moral. Et c'est important d'apprendre à tout éteindre. La vraie vie est ailleurs.

 

 
 © JM BYL/RTBF

 

- Votre musique positive ?

- « I love to love » de Tina Charles, la musique de la série « River » que j'ai adorée. J'ai pleuré à la fin, ce qui ne m'arrive absolument jamais. Sinon je ne me lasse pas des « Vampire Weekend », musique idéale pour courir sur le tapis, traverser la ville à pieds, survivre à un tram bondé, faire le ménage. Pour tout.

 

 
 Le Groupe Vampire Weekend © Vampire Weekend

 

- Votre livre qui vous fait du bien ?

- « Culottées ! » De Pénélope Bagieu. Des portraits de femmes qui ont fait ce qu'elles voulaient de leur vie, peu importe ce que l'époque, leur milieu ou leur famille leur disait d'être et de faire. C'est drôle, instructif, réjouissant et terriblement galvanisant. Il est vraiment temps de réhabiliter la femme à barbe comme icône féministe, lisez ces BD si vous voulez savoir pourquoi.

 

 
Pénélope Bagieu, «Culottées», éd. Gallimard, 19,50 euros © Droits réservés

 

- La dernière nouvelle qui vous a mise de bonne humeur ?

- Je pense que j'ai rarement une semaine sans quelque chose de super positif. Ca fait un peu neuneu quand c'est expliqué platement, mais j'essaie de tricoter du positif partout, tout le temps. La Florence de 18 ans serait morte de rire en lisant ça mais un de mes grands plaisirs, c'est partir faire une grande balade dans la nature, revenir épuisée, le nez rose fluo, et d'aller faire un resto. Si je me disais que mon bonheur dépendait d'une réalisation professionnelle ou d'un bien matériel, ou de quelqu'un, ça me laisserait quand même moins de possibilité d'être joyeuse (quasi) tout le temps.

 

 
 © Florence Hainaut

 

- Votre geste bien-être, votre attitude wellness du matin...ou du soir ?

- Des nuits sans fin, des matins sans réveil (je les ai mérités, ceux-là) et des cafés au lait en chillant au lit. Puis l'arrêt du tabac, qui fait certes un peu rétrécir les jeans mais donne un teint de bébé. Et matin et soir, un sérum « maison » : mélange de quelques gouttes d'huile de thé blanc (Make it beauty) et d'aloe vera (Aromazone).

 

 
 © Make it beauty

 

- La dernière blague ou trait d'humour qui vous a fait rire ou sourire ?

- La série « Le roi de la vanne » de Guillermo Guiz, sur Canal+. Les épisodes sont disponibles sur internet, il faut aller voir ça. Ce type est le type le plus drôle du monde. Sinon Myriam Leroy me fait beaucoup rire, même si elle délaisse ce créneau. Blanche Gardin, délicieuse enfant au langage ordurier, est à se tordre. Et Vincent Dedienne, qui a entre autres une chronique dans le Quotidien de Yann Barthès. Vous me mettez tout ça dans un shaker, vous secouez fort, et vous avez l'avenir de l'humanité telle que je le rêve.

 
 
 Vincent Dedienne © Bangumi/TMC/TF1
 
 

« Un Samedi d'Enfer », RTBF, La Première, 10h
« Les Tournois de l'Académie », La Trois. Prochaine émission le 12 décembre : « Congo belge : assumer ou s'excuser », le mardi 12 décembre à 22h15.
Rédigé par Corinne le Brun

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