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Impulse.brussels, au service des entrepreneurs

  • Rédigé par Martin Boonen
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Bruno Wattenbergh, Monsieur Entrepreneuriat à Bruxelles Bruno Wattenbergh, Monsieur Entrepreneuriat à Bruxelles © Bernard De Keyzer

Lancé en 2003 par la Région bruxelloise, Impulse est l'organe de référence i-n-c-o-n-t-o-u-r-n-a-b-l-e en ce qui concerne l'entrepreneuriat à Bruxelles. Dans le cadre de sa rubrique dédiée au domaine et ses multiples acteurs, Eventail.be dresse avec Bruno Wattenbergh, directeur d'Impulse, un portrait du secteur en Belgique.

Bruno Wattenbergh, en Belgique, c'est un peu "Monsieur Entrepreneuriat". Directeur Opérationnel d’Impulse.brussels (anciennement Agence Bruxelloise pour l’Entreprise - ABE), il a lancé l’agence en 2003, pour le compte de la Région bruxelloise. Professeur en stratégie d’entreprise à la Solvay Business School, il a étudié successivement à l’ULB, l’ICHEC, fait son MBA aux Pays-Bas et a étudié au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et à la Harvard Business School. C'est aussi une figure reconnue des médias, puisqu'il est chroniqueur et expert économique pour RTL et le créateur de l’émission Starter ! sur la RTBF. Rencontre. 

 

Eventail.be - Bruno Wattenbergh, simplement, qu'est-ce qu'Impulse ? 

Bruno Wattenbergh - Impulse, c’est l’agence publique régionale de ceux qui entreprennent à Bruxelles, c’est la référence publique des entrepreneurs. Un endroit où l’on trouve non seulement toutes les informations, mais aussi où l’on peut s’adresser pour résoudre certains problèmes administratifs ou d'autres, plus graves. C’est enfin l’endroit où l’on trouve le conseil et les ressources pour faire grandir son entreprise. Nous assurons des conseils en business plan, en plan financier, en recherche de financement, en permis d’urbanisme et d’environnement, en localisation, en innovation, en programmes européens,… bien sûr tout cela avec nos partenaires régionaux (Innoviris, Bruxelles Finance, CityDev, etc.). Et pour un accès facile, nous avons créé le numéro de ceux qui entreprennent: le 1819 !

 

- Le ministre MR des Indépendants et des PME, Willy Borsus a déclaré, devant l'Union des Classes Moyennes - UCM - qu'il voulait être le "syndicaliste en chef des entrepreneurs". À quel point le politique est-il concerné par l'entrepreneuriat?

- L’entrepreneuriat est à l’agenda politique, que cela soit au niveau fédéral ou au niveau régional. Mais le fédéral n’a pas encore résolu, je pense, l’arbitrage entre deux grandes options qui sont; la première, stimuler un maximum la création d’entreprises, ou la deuxième, qui est de protéger l’accès au marché par toutes une série de mesures. La régionalisation de l’accès à la profession pourrait changer les règles du jeu. Sinon, Willy Borsus a sorti un plan PME avec quelques bonnes mesures. Au niveau régional, l’intérêt est présent également, mais le discours tient en compte que Bruxelles est déjà la plus entrepreneuriale des trois régions et que les enjeux relèvent plus de faire survivre les jeunes entreprises et de les faire grandir pour créer les emplois de demain.

 

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Une des initiatives d'Impulse.brussels, les Business Apero Bruxelles, un rendez-vous pour partager son, ses expériences et "réseauter"... © Bernard De Keyzer

 

- Régulièrement, les entrepreneurs qu'Eventail.be interviewe rendent compte de la complexité administrative liée aux démarches entrepreneuriales. Impulse partage cette constatation ?

- Oui, le monde est devenu plus complexe, notamment à cause de la décision d’organiser l’environnement, l’urbanisme, le bien-être des travailleurs, etc. Mais! Il y a plusieurs « mais ». Le premier c’est qu’une partie de ces formalités pénibles ont été mises en œuvre pour protéger les indépendants eux-mêmes (accès à la profession, etc). Le deuxième, c’est que plusieurs ministres fédéraux se sont attachés à faire baisser les formalités administratives et, selon plusieurs études sérieuses et indépendantes, ce que j’appelle « le harcèlement textuel » a diminué ces dernières années. Le troisième, c’est qu’il est impossible, dans certaines matières de revenir en arrière. Pour notre part, chaque année, chacun de nos collaborateurs fait une liste commentée des barrières et charges pénalisantes pour les entrepreneurs bruxellois et nous transmettons cette liste au gouvernement et aux partenaires sociaux. Et croyez-moi, chaque année nous parvenons à faire évoluer des barrières dans le bon sens ou à les faire disparaître. Enfin, une task-force a été lancée pour simplifier et faciliter les formalités administratives à Bruxelles. Nous y participons.

 

- Mais, pour le dire simplement, entreprendre à Bruxelles, c'est facile ?

- Oui ! Car vous avez tout à Bruxelles ! Le conseil, privé et public. Les sources de financement. Les centres d’entreprises privés et publics … Et puis, surtout tous les clients possibles et imaginables!

 

- Actuellement, quel est le poids de l'entrepreneuriat dans le monde du travail?

- Etonnamment stable! Selon les données et projections de juillet 2015 du Bureau fédéral du Plan, en Belgique, la proportion d’indépendants dans l’emploi intérieur est passée de 18% en 1995 à 16,1% en 2007 (sans forte volatilité annuelle), de 16,1% en 2008 à 16,6% en 2014, et devrait passer de 16,6% en 2015 à 16,1% en 2020. Notons que contrairement aux deux autres régions, la proportion d’indépendants à Bruxelles devrait augmenter les cinq prochaines années mais y reste beaucoup plus faible (11,3% en 2015).

 

- L'entrepreneuriat est-il vraiment un laboratoire pour l'innovation que l'on dépeint partout ?

- Oui, trois fois oui! C’est l’entrepreneuriat qui permet d’innover. Ce sont les entrepreneurs qui, en tentant de résoudre des problèmes, innovent et créent de belles entreprises! Nous accueillons dans nos clusters innovants (concentration d’entreprises et d’institutions interreliées dans un domaine particulier, ndlr) des dizaines de projets par mois. Particulièrement dans le secteur IT grâce aux faibles barrières à l’entrée. La réalité virtuelle est un secteur qui explose pour l’instant.

 

- Et donc, cela se ressent chez Impulse. Quel visage présente l'entrepreneuriat bruxellois contemporain ?

- L’économie circulaire est tendance, très clairement. Le multimédia, combinant technologie, innovation et contenu a le vent en poupe. Le 3D est en train de bouillonner, mais on ne comprend pas encore comment et vers quoi il se dirige. La santé est en train d’être révolutionnée par les technologies numériques. Bref, il y a du potentiel à Bruxelles dans nombre de secteurs!

 

Impulse
www.abe-bao.b

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EPINGLE POUR VOUS

Le 24 septembre, Impulse propose Le Business Apero Brussels (BAB) en présence de Raphaëlle Muchery, fondatrice de L'Estaminet, restaurant scharbeekois à succès, et José Zurstrassen, serial entrepreneur (MyMicroInvest, Keytrade Bank, Skynet, etc.) qui témoigneront de leurs expériences. Rendez-vous de 17h30 à 20h. 

 

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Infos et inscriptions sur le groupe Facebook BusinessAperoBrussels

 

 

 

 

 

Rédigé par Martin Boonen

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