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WoMyJob réhumanise les processus d'embauche

  • Rédigé par Martin Boonen
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WoMyJob réhumanise les processus d'embauche © Droits réservés

Pas facile pour les jeunes talents diplômés en droit ou en architecture de se trouver un cabinet qui correspond à leurs attentes. Pas facile non plus pour les cabinets de trouver la perle rare. De ce constat Nicolas Meeùs et Lucien Culot ont fait une plateforme : WoMyJob. Avec l'envie et l'ambition de réhumaniser les processus de candidature et d'embauche.

Eventail.beNicolas Meeùs, comment est né WoMyJob ?

Nicolas Meeùs - WoMyJob est parti d'un constat : je suis juriste de formation, et je me suis rendu compte, à la fin de mes études, à quel point les jeunes diplômés sont mal accompagnés dans leur transition vers le monde professionnel.
Après avoir fait un tour d'horizon de petits, moyens et grands cabinets d'avocats, j'ai pris conscience de deux choses. La première c'est que les petits et moyens cabinets ont très peu de visibilité auprès des jeunes diplômés. La seconde, c'est que les grands cabinets croulent sous des candidatures, malheureusement souvent inadaptées à leurs besoins.
Le même constat était possible chez les architectes.
Il y avait deux mondes à reconnecter : d'un côté de jeunes talents employables, de l'autre, les employeurs.
L'idée de WoMyJob, c'est de proposer à ces deux profils de se retrouver sur une même plateforme.

 

 
 Nicolas Meeùs (au centre), entouré de son associé Lucien Culot (à gauche) et du dernier arrivé dans la bande, Lothar © WoMyJob

 

- Concrètement, comme cela se passe du côté des candidats ?
On s'inscrit – gratuitement - sur la plateforme en répondant à un simple formulaire qui sert à établir votre profil sur WoMyJob. Nous avons voulu que les interfaces et les présentations soient très léchées, très intuitives. Nous accordons une grande importance et beaucoup de place aux soft skills (les qualités humaines et relationnelles, ndlr). Nous sommes convaincus que ce qui crée une cohérence dans une équipe, ce sont les valeurs partagées entre les membres qui la composent. Les talents inscrits sur notre plateforme peuvent soit postuler directement par le biais de l'interface, soit partager une offre d'emploi avec un ami à qui elle conviendrait en deux clics, avec la possibilité de commenter le coup de pouce. Ici réside l'essence de WoMyJob, en mettant à profit le bouche-à-oreille comme source de recrutement. C'est notre innovation phare, bien qu'elle ne soit qu'une fonctionnalité additionnelle. Pourquoi ne pas s'entraider pour trouver du boulot au fond ?

- Vous avez réussi à digitaliser le bouche-à-oreille donc ?
- En quelque sorte. Notre plateforme n'est pas statique, elle incite à l'interaction, à la mise en relation, mais avec un autre niveau d'implication que les autres jobboards (site web qui affiche des offres d'emploi, ndlr). C'est un processus qui veut mettre les qualités humaines au centre de l'intérêt des uns pour les autres. L'optique, c'est mettre son réseau au service des autres aussi. Donc oui, on peut parler de bouche à oreille digital.

 

 

 

 

- Pourquoi une platefome comme LinkedIn ne parvient pas à s'adapter aux juristes ou avocats ?
- LinkedIn a une approche très corporate qui correspond à celle des grands groupes économiques et pas vraiment au mode de fonctionnement des cabinets d'architectes ou d'avocats. Ici, nous avons un outil fais sur mesure pour les avocats ou les architectes.
L'approche de WoMyJob colle au plus près aux règles déontologiques de ses deux professions, et à leur esprit. Nous évitons les comportements intrusifs et agressifs des démarcheurs traditionnels dans d'autres secteurs d'activités. Eviter ce genre de comportements et mettre l'accent sur les soft skills et les valeurs, c'est une façon de ré-humaniser les processus d'embauche, devenus froids et impersonnels.

 

 
 © WoMyJob

 

- Et les cabinets, quel accueil réservent-ils à WoMyJob ?
- Une fois une candidature envoyée, trois s'options s'offrent alors à l'employeur : consulter le profil du candidat pour en savoir plus en un clic ; refuser le candidat et lui adresser un message personnel en deux clics ou enfin décider de le classer dans ses "Favoris" et l'inviter à l'entretien. Notre outil a été entièrement dessiné avec l'aide de Natacha De Greef, responsable Ressources Humaines de CMS (un cabinet d'affaire international réputé, ndlr). Quoiqu'il advienne pour le candidat, il est fixé rapidement sur l'issue de sa candidature car l'outil l'autorise de par son utilisation intuitive. L'employeur gagne un temps et une énergie précieux tandis que le candidat gagne en respect et considération. Tout le monde s'y retrouve.

 

 
 © WoMyJob

 

- Est-ce un modèle réplicable à d'autres professions ?
- Je pense, mais pour être honnête, nous n'y réfléchissons pas encore. Le défi devant nous est énorme, et il nous reste énormément de choses à faire. On a une foi profonde en notre outil, et les échos très positifs que nous récoltons nous poussent vraiment vers l'avant. On n'exclue rien, mais nous devons d'abord nous concentrer sur ces deux professions. J'ai lancé l'aventure avec Lucien Culot, mon associé et depuis janvier nous sommes dans une phase de démarchage commercial. Nous avons 150 talents inscrits sur la plateforme, et nous sommes soutenus par trois cabinets d'avocats et d'architecture. Nous faisons actuellement le tour des universités pour présenter le projet en auditoires et à la sortie des cours. Nous venons d'accueillir dans l'équipe Lothar, qui, avec son profil très technicien (véritable développeur PHP) va nous apporter beaucoup. Bref, on se développe pas à pas !

 

www.womyjob.com
www.facebook.com/womyjob
Rédigé par Martin Boonen

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