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Disparition de la princesse Alice de Bourbon-Parme

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Disparition de la princesse Alice de Bourbon-Parme © Droits réservés

Cette tante du roi Juan-Carlos d'Espagne, la dernière Bourbon-Parme de la branche aînée, aurait eu 100 ans en novembre de cette année mais le destin en a décidé autrement. Avec elle, c'est tout une page d'histoire qui se tourne et cela mérite sans doute une digression.

Robert, dernier duc de Parme, se maria à deux reprises et eut 24 enfants, douze de chaque épouse. La famille se partageait entre l'Autriche, la France et l'Italie mais bientôt, la première guerre mondiale allait durablement bouleverser les choses. Diminués intellectuellement, les aînés étaient sous la tutelle du prince Élie, appelé à succéder à son père. En 1903, il avait épousé l'archiduchesse Marie-Anne d'Autriche et gérait la majorité du patrimoine familial. Le couple eut huit enfants, cinq filles et trois garçons. Cinq d'entres eux étaient autistes comme on le disait pudiquement. Restaient Robert qui succéda à son père, Marie-Christine et Alice qui, en 1936, s'unit au prince Alphonse de Bourbon-Siciles, le frère de la comtesse de Barcelone.

 

 
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Á la fin de la première guerre mondiale, les princes Sixte et François-Xavier, enfants issus du second mariage du duc Robert, initient un procès sous prétexte de soutirer plus encore à leur frère Élie, pourtant chef de famille, mais sous l'effet d'une procédure de confiscation car habitant au coeur du camp adverse. Ils seront déboutés mais à l'origine d'une triste brouille. Quand Marie-Christine, la soeur d'Alice, contait ses jeunes années, elle se souvenait parfaitement d'accompagner ses parents qui organisaient des chasses, chez eux, à Chambord. Difficile d'imaginer qu'à l'époque, le domaine appartenait toujours aux Bourbons-Parme avant qu'il ne soit vendu à l'état bien des années plus tard, en 1930. Robert mourut en 1974 et Marie-Christine en 2009. Paradoxalement, c'est Alice qui n'avait aucun intérêt pour l'histoire et ses aïeux qui a donc hérité des appartements de Vienne, des objets d'art, des souvenirs et des fabuleux bijoux de la branche aînée.

 

 
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Autant Marie-Christine était sociable et attachante, aimant évoquer sa parentèle, appréciant la culture et notamment l'opéra, une passion qu'elle partageait avec son amie la reine Sirikit de Thaïlande ; autant Alice pouvait se montrer distante, se réfugiant dans la pratique de la chasse et l'élevage de chiens. Elle n'a pas douze ans quand elle reçoit son premier trophée. En Espagne où elle vivait depuis son mariage, elle aurait contribué à introduire le teckel et le Deutsch Drathaar...voilà la vie d'Alice. Infante d'Espagne, elle eut trois enfants : la princesse Teresa, duchesse de Salerne, née en 1937, qui épouse Don Iñigo Moreno y de Arteaga, marquis de Laula et de Laserna, la princesse Inès, duchesse de Syracuse, née en 1940, qui s'unit à Don Luis de Morales y Aguado, et le prince Carlo, duc de Calabre, né en 1938, qui convole avec la princesse Anne d'Orléans en 1965.

 

 
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La princesse n'a jamais éprouvé d'empathie envers sa belle-fille qui le lui rendait bien, ce qui provoqua souvent certaines tensions. Ainsi, Anne n'a jamais pu profiter des bijoux familiaux qui furent offerts à ses belles-soeurs. Voici quelques années, profitant de la déliquescence de son mari, elle aurait expulsé sa belle-mère de la résidence familiale. Grand-mère attentive, Alice sera regrettée par seize petits-enfants. Nostalgique de son Autriche natale, elle a demandé à être inhumée près du pavillon de chasse de Glashütte, à la Gruftkapelle, près de Mönichkirchen, auprès de ses parents et de ses frères et soeurs. Avant son départ pour l'Autriche, le cercueil de l'infante Alice a été salué par le roi Juan-Carlos et la reine Sofia, le roi Felipe et la reine Letizia, l'infante Elena, la duchesse de Badajoz, les ducs de Soria, le duc d'Albe et la princesse Tessa de Bavière.

Rédigé par Christophe Vachaudez

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