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Simone a soif ... d'hydrolade !

  • Rédigé par Martin Boonen
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Simone a soif ... d'hydrolade ! © Simone a soif

On ne peut plus passer à coté tant elles ont envahi les rayons de nos épiceries et même des grandes surfaces. Eaux de bouleaux aromatisées, thés glacés à tous les goûts, jus de fruits rares ... Parmi la profusion de packaging, tantôt sévères, tantôt sexy, pas facile de faire un choix. L'une d'entre-elles se distingue pourtant : l'hydrolade belge Simone à soif.

Tout commence en 2013, lorsque Agnès Bonfond, à l'origine de Simone a soif, prépare un goûter d'anniversaire à sa fille et à ses camarades de classe. Au moment de choisir de quoi abreuver les chères têtes blondes pendant l'après-midi, peu de choix contentait Agnès. Les jus de fruits ? C'est vrai qu'ils sont de plus en plus 100% naturels, mais ils restent très sucrés. Les limonades bios ? Pourquoi pas, mais une limonade, même bio, c'est toujours de la limonade. Reste donc l'eau minérale... assez peu festive néanmoins !

 

 
 © Simone a soif

 

Loin de se laisser abattre, Agnès essaie certaines choses. Elle mélange des fruits, de l'eau et des plantes... Et les résultats plaisent ! Auprès des enfants d'abord, mais aussi chez les adultes. « Quand je sors et que je n'ai pas envie de boire de l'alcool, je ne trouve pas de boissons intéressantes, qui soient peu sucrées, naturelles et plaisantes » explique Agnès Bonfond.

Une hydrolade ?

Tout s'accélère quand Agnès rencontre une agricultrice corrézienne qui lui montre les vertus de l'hydrolat ! L'hydrolat ? Connu depuis l'Egypte Antique, c'est l'un des produits obtenus après distillation d'une plante aromatique ou d'un végétal à la vapeur d'eau. La vapeur entraîne les molécules aromatiques dans l'alambic. Cette vapeur se refroidit et redevient liquide, se séparant de l'huile essentielle.
Très peu utilisé en cuisine, surtout pour les boissons, absolument non sucré et très aromatique, l'hydrolat devient l'ingrédient magique de Simone à soif. Un mélange d'hydrolats et de fruits pressés : l'hydrolade est née.

Convaincue de l'intérêt de son projet, Agnès intègre l'incubateur Green Lab grâce auquel elle peut rentrer en contact avec Antoine de Menten, avec qui elle s'associe.

 

 
 L'équipe de Simone a soif : (de gauche à droite) Alexandre van der Vaeren, Agnès Bonfond, Antoine de Menten © Simone a soif


Antoine avait travaillé avant dans la publicité, le management, à l'organisation du festival musical LaSemo, et avec Bruxelles Environnement. De quoi lui donner l'envie de s'investir dans un projet entrepreneurial positif et durable. Agnès et Simone tombaient bien ... À deux, Agnès et Antoine mènent de nombreux tests très positifs, si bien qu'Antoine demande à un ami d'enfance, Alexandre van der Vaeren, de rejoindre leur petite équipe. L'expérience d'Alexandre de le vente pour un géant de la boisson est une aide précieuse pour le duo : « j'ai été immédiatement séduit par l'entièreté du projet : le goût, le processus, les ingrédients ... je me suis dis que c'était l'avenir. C'est une solution à la question du « mieux boire » que l'on se pose de plus en plus » raconte Alexandre.

Mieux boire

Mieux boire, d'accord, mais, pour Simone, ça veut dire quoi ? L'utilisation d'hydrolats pour ajouter une complexité aromatique aux jus de fruits sans avoir recours à aucun sucre est un début de réponse. Mais Simone va plus loin. « L'idée globale, c'est de retrouver le plaisir de boire avec du sens ! » explique Antoine de Menten.

 

 
 © Droits réservés

 


Boire avec du sens, c'est d'abord boire une boisson artisanale faite avec des fruits et des plantes de saison, locaux (local au sens de l'agriculture durable, donc avec une tolérance de 150 à 200 kilomètres) et bio. « La saisonnalité ? C'est une contrainte, mais aussi une richesse. Si on produisait plus, toutes nos références pourraient être disponible toute l'année, mais jouer sur cette saisonnalité naturelle, fait partie du sens que nous voulons retrouver avec Simone » détaille Antoine. En fait, c'est un projet global que propose Simone a soif.

Du goût !

Rigoureuse sur les valeurs morales, l'équipe de Simone n'oublie pas non plus les plaisirs du palais. Responsable de la recherche et du développement des recettes, Agnès entend bien garder cette responsabilité au sein de la jeune entreprise : « cette volonté d'innover dans les goûts, de proposer quelque chose de bon, de frais, de subtil, cela doit rester le cœur de notre savoir-faire » explique l'initiatrice du projet.

 

 
 © Simone a soif

 

Les associations de Simone intriguent en effet : fraise-mélisse, concombre-menthe, pomme-géranium, et poire-immortelle, ça peut surprendre. Pourtant, toutes ces combinaisons sont parfaitement maitrisées et le résultat en bouche enthousiasme ! Et Agnès a encore des idées !

Actuellement disponible dans plus de 100 magasins bios (indépendants ou petites chaines comme Bio-Planet, Färm, Delitraiteur, Biostory, Sequoia, ...), Simone a aussi convaincu quelques établissement HoReCa (Henri & Agnès, Tero, Chyl, Yag, Farci, Cool Bun, Winery, Knees to Chin, ...) et espère en séduire beaucoup d'autres, et notamment les clubs de sport où s'hydrolater aurait évidemment beaucoup de sens !
Objectif : 80 000 litres en 2017. Un objectif ambitieux (dix fois plus que ce que Simone produisait les années précédentes), mais réaliste. Et c'est tant mieux ! Parce que si Simone a soif, nous aussi !

Rédigé par Martin Boonen

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