Pour vous offrir une meilleure expérience, notre site utilise des cookies. Pour continuer à naviguer, vous devez accepter notre politique de cookies

J'accepte

Informations des cookies

Notre site utilise des outils, tels que des cookies, pour analyser et améliorer votre expérience. Vous pouvez vous désinscrire de ces suivis:

Statistique

Nous utilisons des outils, tels que Google Analytics, pour suivre le trafic Web et vérifier l'efficacité de notre site.

Essentiel

Cookies requis pour les services essentiels et les fonctionnalités telles que les formulaires de connexion, l'intégration du panier et le contrôle d'accès. Sans eux, notre site Web ne peut pas fonctionner correctement et nous ne pouvons fournir aucun service. La désactivation n'est pas disponible.

Ces paramètres seront conservés pendant 24h

A+ A A-

La Maison Locré : le réveil d'un patrimoine familial endormi

  • Rédigé par Doriane de Lestrange
2 avis
La Maison Locré : le réveil d'un patrimoine familial endormi © Maison Locré

S'il y a bien une histoire d'entrepreneur qui nous a plu c'est celle du créateur de Locré. Son parcours peut certes paraître classique parmi ses congénères entrepreneurs, mais il n'en a pas moins un caractère historique qui mérite d'être raconté.

Jean-Roch Préaux Locré débute sa carrière assez classiquement. Diplômé d'une prestigieuse Business School parisienne, il part faire ses armes à New York en banque d'affaires. Si tout s'y passe très bien pour lui, il ressent néanmoins un grand vide et se rend compte assez rapidement que la finance n'est pas son univers.
« Un jour, seul et un peu déprimé dans ma petite chambre à Brooklyn, je me suis demandé si j'avais une passion. J'ai toujours adoré le cuir, symbole de l'élégance masculine. Déjà lorsque j'étais enfant j'aimais bricoler avec des morceaux de cuir. En grandissant, j'ai commencé à m'offrir de jolies pièces de maroquinerie avec mes premiers salaires ».

 

© Maison Locré 

 

Un héritage familial

De retour en France et désormais convaincu de son envie de changer de voie, Jean-Roch Préaux Locré décide de réveiller une ancienne manufacture familiale éteinte depuis plusieurs générations : la Maison Locré. Passionné d'histoire et de généalogie, il entreprend de longues recherches et rédige même un petit ouvrage sur le sujet.

Fondée par Jean Baptiste Locré en 1771, la Maison Locré est la première manufacture établie sans la protection officielle d'un puissant du royaume, devenant ainsi la première maison libre de Paris. On y fabrique pour d'importants commanditaires des coffrets gainés de cuirs gravé à l'or fin contenant des pièces de porcelaine inspirées du savoir-faire saxon.

 

 
© Maison Locré 

 

« J'ai toujours admiré l'audace et la persévérance de cet ancêtre qui avait eu à faire face à tant d'obstacles pour s'établir, avant de connaître enfin le succès ». La Maison Locré aura ainsi pour clients des personnalités prestigieuses du 18e siècle tels que le marquis de Lafayette ou Madame du Barry, favorite du roi Louis XV, qui en fera l'un de ses fournisseurs personnels.

Le travail d'une matière noble

Jean-Roch Préaux Locré a voulu mettre en avant le travail artisanal français d'exception. Laissant de côté la porcelaine saxonne, il lance en 2016 sa marque de maroquinerie de luxe. Après avoir hésité à se former lui-même à l'art du cuir, il décide finalement de faire appel à un atelier prestigieux, dirigé par un compagnon du devoir et fournissant les plus grands (Hermès, John Lobb). Il se concentre sur ce qu'il sait faire le mieux, l'aspect commercial, tout en gardant un œil très affuté sur le choix des cuirs (provenant des peausseries Baranil, célèbre tannerie française au savoir-faire de plus de cinq siècles) et au travail des artisans qui le passionne.

 

© Maison Locré 

 

La Maison Locré a aussi fait le choix de l'innovation, suivant ainsi la trace de son créateur. Jean-Roch Préaux Locré a donc décidé de dessiner lui-même la boucle de la ceinture Baltéis, modèle phare de sa collection. Agacé par le côté non symétrique des boucles de ceinture classiques, il en crée une nouvelle permettant de dissimuler l'extrémité de la lanière et dont il dépose aussitôt le brevet. Les angles cassés de ses produits rappellent quant à eux la forme des coffrets de l'époque.

Des pièces élégantes et classiques

La gamme proposée par la Maison Locré est à la fois simple et raffinée. « Aujourd'hui, dans le monde du luxe, on assiste à une véritable débauche de moyens et de complications esthétiques. J'ai souhaité pour Locré un design simple, sobre et élégant ».
Les hommes y trouveront les intemporels tels que la ceinture Baltéis et sa boucle unique, les porte-cartes gravés ou encore des bracelets de montre. Pour les femmes, le bracelet manchette Armillia gravé et doré à l'or fin, les étuis à lunettes figurant les deux flambeaux croisés (antique emblème de la Maison Locré) ou encore les porte-clefs en cuir fin.

 

© Maison Locré 

 

Le tout est bien sûr confectionné à la main par les meilleurs artisans dans les cuirs les plus précieux.
Des projets d'attaché-case pour les hommes et de cabas pour les femmes sont actuellement à l'étude et pourraient voir le jour.

La Maison Locré propose aussi un service de commandes spéciales pour des confections particulières et très luxueuses, par exemple en cuir d'autruche ou de crocodile, ou bien encore pour des gravures ou dorures uniques de leurs produits à l'or fin.

 

 
© Maison Locré 

 

La dernière-née de la Maison Locré est la gamme La Courtille, du nom du quartier parisien où s'était établi Jean Baptiste Locré. Soucieuse de rendre sa collection plus abordable, elle propose le modèle de ceinture Baltéis, emblématique de la marque, dans des cuirs plus accessibles mais toujours raffinés.

Une aventure solitaire

Jean-Roch Préaux Locré s'est lancé seul, se finançant sur fonds propres, sans aide de la banque. Il a fait le choix d'une distribution en ligne bien qu'il ne soit pas fermé à l'idée d'ouvrir un jour un pas de porte. C'est en réflexion, tout comme la possibilité d'avoir recours à un distributeur exclusif.

 

© Maison Locré 

 


Le soutien de son entourage aura été un élément déterminant pour se lancer, ainsi que la recherche de sens. « Ma famille n'a pas été surprise par ma décision de relancer la maison familiale. Bien au contraire, ils me savaient attaché à ce patrimoine ». Il nous confie n'avoir eu jusqu'ici que des retours positifs et avoir fait bon nombre de belles rencontres.

 

 
© Maison Locré


« Il faut suivre son tempérament, être à l'écoute de ce qui est réaliste mais aussi de ce que l'on aime et de ce que l'on veut faire ».
Jean-Roch Préaux Locré nous raconte également qu'il n'a pas hésité à passer beaucoup de temps à se former, notamment au graphisme. « On peut vite se décourager lorsque l'on est seul. La clef c'est de se fixer une succession de petits objectifs et d'avancer pas à pas. Il ne faut pas s'autoriser à trop réfléchir et, surtout, il faut toujours demander des points de vue extérieurs. »
Sous l'aura d'un aïeul qu'il voit comme un protecteur et une source d'inspiration, Jean-Roch Préaux Locré espère élargir son spectre et toucher bientôt un public européen plus large en Suisse, en Belgique ou au Royaume-Uni.

www.maisonlocre.com

Rédigé par Doriane de Lestrange

Dans la même catégorie