Pour vous offrir une meilleure expérience, notre site utilise des cookies. Pour continuer à naviguer, vous devez accepter notre politique de cookies

J'accepte

Informations des cookies

Notre site utilise des outils, tels que des cookies, pour analyser et améliorer votre expérience. Vous pouvez vous désinscrire de ces suivis:

Statistique

Nous utilisons des outils, tels que Google Analytics, pour suivre le trafic Web et vérifier l'efficacité de notre site.

Essentiel

Cookies requis pour les services essentiels et les fonctionnalités telles que les formulaires de connexion, l'intégration du panier et le contrôle d'accès. Sans eux, notre site Web ne peut pas fonctionner correctement et nous ne pouvons fournir aucun service. La désactivation n'est pas disponible.

Ces paramètres seront conservés pendant 24h

Erreur
  • JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 1114
A+ A A-

La cérémonie du thé au Japon, art et philosophie à la fois

  • Rédigé par
1 avis
La cérémonie du thé au Japon, art et philosophie à la fois © Droits réservés

Après une introduction éveillant les cinq sens, direction le Japon. Alors qu’en Chine, la consommation du thé est ritualisée par les moines pour rester éveillé pendant la méditation, elle devient là-bas une cérémonie esthétique et philosophique (zen).

Utilisée d’abord par les samouraïs puis codifiée au XVIe siècle par le plus grand maître de thé japonais, Sen no Rikyo, la cérémonie du thé (chanoyu ou chado - littéralement « eau chaude pour le thé ») traduit à merveille la passion japonaise pour les protocoles.

Selon un ordre prescrit et rigoureux, le Maître (ou la Maîtresse) du thé, en kimono, procède à un certains nombre de gestes ritualisés. Après avoir purifié chaque objet avec un linge fin en lin humide, il ouvre la boîte à thé en bois laqué (natsume) et en prend du thé vert en poudre (matcha) pour en mettre au fond d’un bol (chawan).

 

 
© Droits réservés

 

Le Maître du thé met de l’eau frémissante avec une louche en bois (chashaku) et mélange l’ensemble avec un fouet en bambou (chasen). Les gestes sont presque hypnotiques. Le tout donne un bol de thé épais, vert émeraude, fumant et avec une mousse délicate en surface. Après avoir manger un gâteau sucré (wagashi) qui prépare sa bouche à l’amertume de la boisson, l’invité boit son thé « avec humilité et respect ».  Quand il finit de boire, il fait un petit bruit de gorge et rend le bol en le remettant dans sa position de départ. Le goût est amer et peu de gens l’apprécient au premier abord, mais il est chaud et réconfortant. Le temps semble s’allonger pour permettre de vivre le moment le plus intensément possible dans la plus pure tradition du bouddhisme zen.

 

 
 © Droits réservés

 

Souvent, à la fin de la cérémonie, le Maître du thé présente les instruments qu’il a utilisé pour préparer le rituel et indique, par la même l’occasion, le nom des artisans qui les ont fabriqués. Quelque soit l’école de laquelle se revendique le Maître de thé, quatre principes fondamentaux sont présents dans la cérémonie de thé: l’harmonie (entre l’hôte et les invité ainsi qu’entre les objets et la saison) ; le respect pour chaque invité et chaque objet ; la pureté physique et mentale ; enfin la sérénité.

 

 
 © Droits réservés

 

La cérémonie du thé repose sur le principe d’Ichigo ichie (« Ceci est la chance de notre vie ») : cela implique de se dédier au moment présent, en l’occurrence une tasse de thé. Le thé semble un prétexte pour vivre une expérience presque mystique.  En tout cas un monument de la culture japonaise, de ses valeurs de sérénité, d’accueil ainsi que de ce petit quelque chose qui touche au sublime.

Rédigé par

Actualités liées

 

Dans la même catégorie