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Petite bille de verre, dis moi qui est la plus belle...

  • Rédigé par SW
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Elisabeth Leenknegt, créatrice d’Elisa Lee en travail dans son atelier à Renaix devant une sculpture de son père, Jan Leenknegt. Elisabeth Leenknegt, créatrice d’Elisa Lee en travail dans son atelier à Renaix devant une sculpture de son père, Jan Leenknegt. © Droits réservés

Elisa Lee est la marque d'Elisabeth Leenknegt. Cette passionnée de bijoux, issue d'une famille d'artistes verriers, propose des collections nourries d'art et d'histoire mais aussi d'une haute technicité. La création, c'est une histoire de famille, tout comme la passion pour le verre. Mère et fille peuvent d'ailleurs s'offrir les mêmes bijoux grâce à la toute nouvelle ligne Petit Elisa Lee. Rencontre de la 3e génération.

L'Eventail - Votre grand-père était maître es vitrail, votre père est sculpteur de verre et vous êtes créatrice de bijoux... en verre. Cette matière est omniprésente sur trois générations. Qu'est ce qui vous passionne dans cette matière? Qu'est ce que vous y recherchez?

Elisabeth Leenknegt - Déjà comme enfant j'étais une fille très créative. J'aimais dessiner et suivais des cours de dessin à l'Académie d'Oudenaarde où mon grand-père était directeur et mon père professeur. J'aimais beaucoup aussi jouer dans l'atelier de mon grand-père et de mon père. J'apprenais même à faire de petits vitraux.
Malgré l'avis de mes profs en humanité, me poussant plutôt vers le monde académique, j'ai terminé les cours d'Archéologie et Sciences d'arts à l'Université de Gand. Alors pour ma thèse, je suis retournée à mes « roots » en faisant une étude profonde sur le travail en verre dans nos régions par les Romains. Ceci me conduisit très loin, jusqu'à l'archéologie expérimentale pour trouver la façon de travailler des Romains pour la fabrication de poterie et de bijoux. Par ce travail expérimental j'arrivais assez vite à produire des perles de verre.
Ma première collection de bijoux suivait, en 2003, ainsi que des commandes de galeries et plusieurs expositions.
Entretemps je travaillais pour 'Het Huis van Alijn' (NDLR : musée atypique consacré aux petites choses et de la vie quotidienne) à Gand, mais ma passion pour les bijoux était trop forte et me poussait à me lancer dans un expérience encore inconnue... et j'ouvrais ma première boutique à Gand.
Au début, je travaillais dans l'atelier de mon père ; plus tard, dans le living de mon appartement à Gand jusqu'au moment qu'on a pu terminer les travaux dans la 'fabrique de savon' à Renaix. Là je dispose d'un atelier spacieux et pratique.

 
L'univers coloré, pétillant et délicat de la boutique-galerie Elisa Lee à Gand.

 

- Avez-vous déjà réalisé une pièce commune, votre grand père, votre père et vous?
- Il y a quelques années, on a traduit une série de concepts de mon père en forme bijoux, ce qui a abouti à une très belle collaboration et à une demi-douzaine de bijoux très exclusifs. Mon père me propose même un apprentissage d'un jour par semaine dans son atelier pour la conception de sculptures. Malheureusement le temps me manque pour le moment.

- Vous soufflez les plus petites billes de verre au monde. Un savoir-faire précis et une résistance incroyable (cf. vidéo en bas de page). Comment tout cela est possible techniquement?
- Cet amour pour travailler le matériel en verre est provoqué d'une part par l'envie de continuer les traditions familiales et d'autre part je trouve le matériel en soi vraiment provocant... Le verre c'est dangereux (ça peut faire mal, te brûler) et le matériel même pose aussi des challenges (défis) énormes par sa fragilité. Nous offrons un produit durable - une combinaison de verre et argent qui fait que le verre n'est pas frêle. Sa manipulation est aussi magique : par l'échauffement le verre ressemble à une pierre volcanique (lave). Pour en faire des bijoux il y a aussi le jeu de gravitation, la force de gravité.
Le verre chaud-liquide est tourné autour d'un mandrin (NDLR : outil cylindrique et rotatif) mais veut malgré tout toujours dégouliner, un peu comme le miel autour d'un cuillère. En faisant des mouvements circulaires, le verre reste collé au mandrin et on obtient des billes, par après le verre est solidifié, refroidi et encore travaillé à froid.

 
Des modèles issus de la nouvelle collection SS14 d'Elisa Lee, Wanting Gustav, imaginée par Elisabeth sur base de la passion qui animait Gustav Klimt et Emilie Flöge Louise. De gauche à droite: Les colliers en or jaune doré, Pauline, Emilie et Louise, 235€. Boucles d'oreilles, Louise, en or rosé-doré, 225€. Bagues, Hélène, en or rosé doré 245€ ou argent 210€.

 

- La nouvelle ligne Petit Elisa Lee vient augmenter l'offre de votre marque. Dans cette gamme, aucun nouveau modèle mais des versions miniatures de la ligne «adulte». Pourquoi cette volonté d'offrir aux enfants les bijoux de « maman »? Une relève? Une manière d'inscrire encore plus la marque dans une tradition familiale ?
- Pour les fêtes de communions, j'ai annonce que Petit Elisa Lee a été créé, c'est une nouvelle collection de bijoux de luxe pour enfants. Sur base des modèles existants une mini version spéciale a été crée pour les jeunes fans de Elisa Lee qui ne devront plus être jalouses de la jolie collection de bijoux de leurs mamans. Les petites filles aimant aussi être jolie comme leurs mamans, pourront ainsi porter fièrement de vrais trésors comme des boucles d'oreilles, bagues, chaînes et broches au lieu de bricoles en plastique. Maintenant l'on ne pourra plus dire qu'il faut être grand pour porter un beau bijou. C'est une collection durable a travers les générations comme je continue aussi le travail de générations.

 
 Petite Elisa Lee, la version mini des maxi créations d'Elisa Lee.
 
Elisa Lee
Boutique-galerie
33, Hoogpoort
9000 Gand
Webshop
www.elisa-lee.be
Rédigé par SW

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