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Berlinale 2019 : début en bémol pour la 69e édition...

  • Rédigé par Marcel Croës
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Berlinale 2019 : début en bémol pour la 69e édition... © DR

Fin de partie à Potsdamer Platz. Après 18 ans à la tête de la Berlinale, son directeur Dieter Kosslick a été poussé vers la sortie par une fronde locale. 2019 est donc une année de transition, puisque la nouvelle équipe sera aux commandes à partir de 2020 pour la 70e édition du prestigieux Festival du film.

 

Le septuagénaire Kosslick a fait en quelque sorte ses adieux aujourd'hui avec un texte intitulé « Tout ce qui est personnel est politique ». Un message somme toute assez banal, qui tient du manifeste militant et ne se préoccupe guère de ce qui est essentiel à mes yeux : la nature du langage cinématographique et son évolution. Il est vrai que depuis bien des années Berlin s'est distingué de ses rivaux (Cannes et Venise) en mettant l'accent sur la dimension politico-sociale des films présentés. D'où la place accordée aux productions qui relèvent d'une inspiration LGBT. Tout ce qui a une connotation gay, lesbienne, trans ou bi est bienvenu à Berlin.

 

Dieter Kosslick a fait ses adieux à la Berlinale © Alexander Janetzko/Berlinale 

 

Ajoutons-y une soumission aux critères du politiquement correct. Cet année, les maîtres-mots sont la diversité et la parité. Un communiqué du Festival nous explique que selon une pointilleuse répartition arithmétique, sept des films en compétition (sur 17) ont pour metteurs en scène des réalisatrices. Nous verrons ainsi dans quelques jours un long métrage de la cinéaste catalane Isabel Coixet, Elisa e Marcela, qui nous raconte comment dans l'Espagne de 1901 deux femmes ont pu contracter un mariage où une des partenaires s'est fait passer pour un homme.

 

 

Pour ce qui est du film d'ouverture, The Kindness of Strangers, présenté hier soir au public et au jury international présidé par Juliette Binoche, j'avoue que je comprends mal l'honneur accordé ainsi à la sexagénaire danoise Lone Scherfig, dans la mesure où cette production tournée à New York ne se distingue ni par un scénario très original ni par une réalisation témoignant d'une écriture visuelle particulièrement inventive.

 

© Backgridus/Photo News 

 

Cette histoire de personnages déboussolés qui se rencontrent dans la grande métropole américaine et y trouvent un nouvel élan ne dépasse guère le niveau d'un feel good movie comme on en voit trop ces derniers temps sur nos écrans. De surcroît, la plupart des interprètes sont peu connus et ne se signalent pas par des prestations électrisantes.

 

 

Donc, un début en bémol pour cette 69e édition. Mais le premier choc viendra, je pense, de la production française présentée aujourd'hui en compétition, Grâce à Dieu, où François Ozon aborde sans détours le problème de la pédophilie dans l'Eglise de France.

 

Rédigé par Marcel Croës

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