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Kody : « on peut tous être acteur »

  • Rédigé par Corinne Le Brun
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Kody : « on peut tous être acteur » © Frederic Sierakowski

À quelques heures de la cérémonie des Magritte, « Maître» Kody, tout sourire, assure que « tous les éléments sont là. »

Maintenant, il faut les mettre en musique. « C'est pour cela que je suis chef d'orchestre » lance-t-il. Côté cinéma, l'acteur humoriste belgo congolais enchaîne les tournages. Huit films en quatre ans! Dont Lucky d'Olivier Van Hoofstadt (en salles le 26 février) et Losers Revolution de Thomas Ancora et Gregory Beghin (en salles, le 20 mars). Des comédies 100% belges où Kody devient Kody Kim. Kody nous dit (presque) tout sur le cinéma. Celui qu'il aime, un peu, beaucoup...pas du tout.

 


Découvrez « Le Bruxelles de Kody » dans L'Eventail du mois de février 2020, en librairies à partir de ce samedi


 

Eventail.be - Le film qui a marqué votre enfance ?
Kody - C'est arrivé près de chez vous de Remy Belvaux, André Bonzel, Benoît Poelvoorde. Et le film belgo congolais La vie est belle de Benoît Lamy et Mweze Ngangura. Ce film a marqué ma génération. Le roi de la rumba congolaise, Papa Wemba, y incarne un jeune musicien qui part de son village natal avec la volonté de réussir à la capitale. Et la vie est belle ! Il y a de la force, de l'humour surréaliste à la fois belge et congolais. On retrouve ces images magnifiques dans un tableau de Chéri Samba, artiste-peintre congolais très coté dans le monde.

 

Kody, maître de cérémonie des Magritte du Cinéma avant la soirée
© E.Laurent, Kody est habillé par la Maison Degand, Stylisme : Didier Vervaeren & Delphine Dumoulin

 

- La salle de cinéma de votre enfance ?
- Le cinéma Wellington, à Waterloo. On venait dans cette petite salle avec mon père et mes sœurs. Et on allait voir les films avec nos copines, bien sûr. Cela fait longtemps que je n'y suis pas allé.

- Aujourd'hui, vous allez souvent au cinéma ?
- Non. Je n'ai pas le temps. Je regrette car j'y allais beaucoup avant. Je suis abonné à Netflix. Mais je me suis mis dans les bonnes résolutions d'aller plus au cinéma en 2020. La salle me manque. J'ai envie de mieux organiser mon temps pour aller puiser de l'énergie dans des choses vivantes. Quand les lumières s'éteignent, on se met dans le spectacle.

 

Le trophée des Magritte du Cinéma
© Reporters

 

- Etes-vous plutôt acteur ou humoriste ?
- Comme je n'apprécie pas les étiquettes, je pense être les deux. Je n'aime pas être enfermé ni qu'on m'enferme dans un registre. En revanche, je sais que je ne suis pas comédien. Le théâtre, c'est une autre école. J'en ai fait et j'ai beaucoup aimé. J'aimerais en refaire. On peut tous être acteur. Même de sa propre vie, d'ailleurs.

- L'acteur qui vous fait le plus rire, hier et aujourd'hui ?
- J'ai toujours été un grand fan de Louis de Funès. Comment passer à côté de son humour ? Il a une puissance comique énorme, il a fait pleurer de rire. J'aime tous ses films et particulièrement. Dans L'homme orchestre de Serge Korber (1970), il y a des scènes hilarantes. C'est magique. J'adore. Aujourd'hui, Alain Chabat me fait beaucoup rire. Lui non plus ne se laisse par enfermer. C'est un homme libre. On a l'impression qu'il fait ce qu'il veut. Il ne se met pas de pression. Il anime un jeu télévisé, il réalise des petites vidéos sur le web, un documentaire sur le rap en suivant NTM durant un an. Tout ce qu'il entreprend est une réussite. Il a fait un carton avec Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre qui a coûté des fortunes. Quand je n'étais pas encore dans le métier, je lui avais envoyé une lettre et une démo. Sa boîte de production m'a répondu très gentiment. J'aimerais vraiment jouer avec lui !

 

© E.Laurent, Kody est habillé par la Maison Degand, Stylisme : Didier Vervaeren & Delphine Dumoulin 

 

- Votre actrice préférée ?
- Meryl Streep, dans Sur la route de Madison. Un film poignant et une actrice bouleversante. C'est incroyable tout ce qu'elle peut transmettre en si peu de mots. Je regarde souvent les mains chez les acteurs qui savent les utiliser même d'une façon très discrète. Elles appartiennent à une catégorie sociale, à une éducation. Il y a des gestes qui ne trompent pas. Al Pacino, aussi, joue beaucoup avec les mains.

- Votre acteur préféré ?
- Il y en a tellement, surtout anglo-saxons. Ils ont une palette de jeu très large. En tout cas, on leur propose des choses très différentes. Même Al Pacino, grand habitué des films de gangsters, peut sortir de cette image.

- Le meilleur film ?
- Récemment, Birdman d'Alexandro Gonzalez Inarritu (2015).

- Le navet ?
- Judge Dredd de Danny Cannon avec Sylvester Stallone (1995).

 

Portrait de Monica Bellucci, Magritte d'honneur 2020
Monica Bellucci, Magritte d'honneur 2020 © Tom Volf

 

- Le rôle que vous aimeriez jouer ?
- Celui de Jacques Brel dans L'aventure, c'est l'aventure de Claude Lelouch, avec Lino Ventura (1972). J'aime cette liberté. J'ai l'impression que tout est presque improvisé, tellement le jeu d'acteur a l'air sincère. Je connais toutes les répliques par cœur. J'aime les films de bandes.

- Une scène culte dont vous vous souvenez ?
- Dans Le Parrain, deuxième partie, je pense, Michael Corleone incarné par Al Pacino, vient de voir sa fille assassinée à la sortie de l'opéra. Il la tient dans ses bras. Il pleure. Et il hurle mais sans bruit comme s'il allait chercher ce cri au plus profond de lui. Cette scène est magistrale.

- Le Magritte d'Honneur de cette 10e Cérémonie sera décerné à Monica Bellucci....
- Elle est une star. Quel honneur pour nous tous. Je la rencontrerai le soir même lorsqu'elle va recevoir le trophée. Je suis à la fois très impatient et un peu craintif même si je sais qu'elle ne va pas me mordre. Je suis aussi impatient de connaître la personne qui va lui remettre le Magritte d'Honneur. Que va-t-il se passer ? C'est une vraie question. Qu'est-ce que je fais? Il y a tellement d'attente.

 


Découvrez « Le Bruxelles de Kody » dans L'Eventail du mois de février 2020, en librairies à partir de ce samedi


 

 

La cérémonie des Magritte du Cinéma
Samedi 1er février, 20h00
En direct du Square, sur ladeux (RTBF).


Rédigé par Corinne Le Brun