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Emmanuelle Bercot : « les objectophiles ont un sentiment amoureux très sincère »

  • Rédigé par Corinne Le Brun
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Emmanuelle Bercot dans Jumbo de Zoé Wittock Emmanuelle Bercot dans Jumbo de Zoé Wittock © DR

Jeanne (Noémie Merlant), une jeune femme timide, travaille comme gardienne de nuit dans un parc d'attractions. Fascinée, elle s'amuse à reproduire chez elle des objets articulés en version miniature. Elle entretient même des dialogues amoureux avec "Move it", ce drôle de bidule qu'elle baptise Jumbo. La jeune réalisatrice belge Zoé Wittock filme une histoire d'amour hors du commun. Que Margarette, la mère de Jeanne (Emmanuelle Bercot), considère comme pur délire. Rencontre avec l'actrice (et réalisatrice) française.

Eventail.be - L'histoire comme le personnage de Margarette vont ont touchée particulièrement ?
- J'ai reçu un scénario très original. Puis, j'ai rencontré une jeune femme très déterminée, très séduisante qui m'a donné confiance. Margarette est un personnage très folklorique, très haut en couleurs. Sa façon de parler, sa manière de s'habiller m'amusaient beaucoup. Elle m'attendrit parce ce qu'elle n'a pas les moyens intellectuels de comprendre ce qui se passe. Elle réagit de façon très primaire à ce que vit sa fille. Elle n'a pas une réaction d'analyse. Elle est incapable de prendre les choses en mains. Elle subit cette folie sans en comprendre les clés. Ce côté trivial, animal m'intéressait beaucoup.

 

 

- Ce n'est pas la première fois qu'on vous confie un rôle de "mère toxique"...
- On m'appelle souvent pour ce type de rôle. Je suis un peu abonnée aux personnages excessifs. La toxicité va souvent avec l'excès quand on n'est pas dans la subtilité. Quand on est dans l'excès, souvent, les relations deviennent toxiques. Magarette et Jeanne, sa fille, ont construit une relation fusionnelle dans une famille monoparentale. L'environnement masculin déstabilisant incite sans doute Jeanne à se réfugier dans les fantasmes d'un amour idéal auquel elle croit sincèrement. Quand Magarette voit que sa fille lui échappe, elle a peur. Elle tombe dans l'excès et devient envahissante, intrusive.

 

L'actrice Noémie Merlant dans le film de la réalisatrice Zoé Wittock Jumbo
Noémie Merlant dans Jumbo © DR

 

- L'objectophilie, le sujet du film, vous a aussi incitée à y participer ?
- Je ne connaissais pas cette appellation. En fait, l'objectophilie m'a interpellée au moment où j'ai compris que cela existait vraiment. Je pensais que c'était une invention, très originale, de Zoé. J'ai toujours le besoin de trouver un lien avec la réalité. Quand j'ai su que c'était une maladie psychiatrique qui était nommée, étudiée et reconnue, cela m'a rassurée qu'on ne racontait pas une histoire si loufoque que ça. Zoé s'est inspirée d'un documentaire sur une histoire vraie. Ces gens-là ont juste un sentiment amoureux très sincère et très fort. Cet attachement, loin d'une fantaisie un peu fabriquée, ancrait le film dans une vérité. C'est toujours important pour moi d'y croire.

- Vous avez un objet auquel vous tenez particulièrement ?
- J'ai des objets auxquels je suis très attachée et auxquels j'associe une forme de superstition. Mais je n'en suis pas amoureuse! Les objets nous accompagnent. Enfant, j'avais un petit pantin en feutrine qui symbolise mon enfance et des personnes qui m'entouraient alors. Quand je le regarde, une vague de souvenirs remonte. Et pourtant, mon pantin est complètement désossé !

 

L'actrice Emmanuelle Bercot recevant un César
© Borde-Jacovides Photonews

 

- Entre réalisatrice et actrice, quelle est votre préférence ?
- J'aime et assume les deux casquettes. C'est une chance. Je suis bien équilibrée avec les deux disciplines. Les deux métiers se nourrissent mutuellement. Quand je réalise un film, je ne supporte pas les caprices des acteurs, je suis très choquée. Car je connais, en tant qu'actrice, les doutes d'un réalisateur. Quand je joue, tout ce que je peux connaître d'un plateau de cinéma, de la mise en scène m'aide beaucoup et quand je dirige il est évident qu'en tant que comédienne, les rapports que j'ai avec les acteurs sont beaucoup plus directs et plus francs. Beaucoup de metteurs en scène ne sont pas à l'aise avec les acteurs car ils ne savent pas trop cette chose qu'être acteur. Cela m'aide beaucoup. Moi, je n'ai pas peur des acteurs.


Jumbo
de Zoé Wittock
Avec Noémie Merlant, Emmanuelle Bercot, Bastien Bouillon, Sam Louwyck.
Le film est disponible en VOD Premium sur les plateformes Lumierefilms.be, Universcine.be , Proximus Pickx VOD.
Ces initiatives inédites prendront fin dès la réouverture des salles lorsque les films en sortie nationale reprendront leur place sur grand écran.

 

Le cinéma chez vous !

Le cinéma nous manque. Follement. Douloureusement. Pas de date encore pour la réouverture des salles de cinéma fermées depuis plus d'un mois à cause du confinement. Un horizon se dégage pour permettre de regoûter à nos joies cinéphiliques. Plusieurs plateformes belges1 s'associent aux distributeurs et producteurs belges indépendants, pour continuer à offrir au public les films à l'affiche, ainsi que les nouveautés à venir, et ce jusqu'à la réouverture des salles.
Vous n'avez pas eu le temps de découvrir Wild Goose lake (Le Lac aux oies sauvages) de Diao Yinan, La Vérité de Hirokazu Kore-Eda, ADAM de Maryam Touzani avant la fermeture des salles ? Vous pouvez les voir maintenant dans votre canapé. Mieux encore: les confinés que nous sommes pouvons avoir accès à plusieurs nouveautés depuis la maison : Swallow de Carlo Mirabella-Davis, The Beast de Jeong-Ho Lee, Ema de Pablo Larraín... Et découvrir au mois de mai des films directement sortis en VOD, parmi lesquels: Bind Spot de Tuva Novotny, L'autre agneau de Malgorzata Szumowsk ou encore Charter d' Amanda Kernell. L'occasion aussi de (re)voir des pépites récentes parmi lesquelles le multioscarisé Parasite de Bong Joon-Ho et quantité d'autres.... Bons films !
1 : Lumierefilms.beUniverscine.beProximus Pickx VOD,  Dalton.be
Rédigé par Corinne Le Brun

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