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Le Corps et l'âme. Sculptures italiennes de la Renaissance, de Donatello à Michel-Ange

  • Rédigé par Rédaction
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TullioLombardo,BacchusetAriane,vers1505-1510,KunsthistorischesMuseum. TullioLombardo,BacchusetAriane,vers1505-1510,KunsthistorischesMuseum. © KUNSTHISTORISCHES MUSEUM

Après Le Printemps de la Renaissance en 2013, le Louvre nous donne à voir l'apogée de la sculpture italienne de la Renaissance à travers quelque 150 œuvres de la seconde moitié du XVe siècle et du début du XVIe siècle.

Réunissant des chefs-d'œuvre réalisés par les plus grands créateurs du temps, de Donatello à Michel-Ange, mais aussi par des artistes moins réputés, l'exposition, conçue avec le musée du Castello Sforzesco de Milan, a le mérite de remettre en lumière des œuvres patrimoniales difficilement accessibles (de par leur lieu de conservation) et vise à montrer la richesse et la diversité des recherches novatrices développées alors, de Florence à Rome en passant par Venise, dans la représentation de la figure humaine.

Alliant la subtilité à la virtuosité dans cette quête de la grâce si caractéristique de l'art italien, ces recherches portèrent, par-delà le rendu de la plastique et du mouvement, sur l'expression des sentiments. Ainsi du titre donné à l'exposition, dont l'ambition didactique ressort dans sa partition en trois sections des plus éloquentes : La fureur et la grâce, Émouvoir et convaincre et De Dionysos à Apollon.

Aux regards attentifs ou contemplatifs, Le Corps et l'âme devraient ainsi paraître affleurer concomitamment sous les plis savants et les voluptueux ondoiements des marbres, des bronzes et des bois polychromes dans une véritable rhétorique des gestes.

Dans une veine héroïque exaltant la force à travers les torsions du corps masculin et l'intensité expressive d'une gestuelle paroxystique, les chevaux cabrés, les corps renversés et agglutinés, les visages échevelés, hurlants et grimaçants des Combats de nus et autres scènes de Batailles d'Antonio del Pollaiolo, Francesco di Giorgio Martini, Bertoldo ou Giovanfrancesco Rustici traduisent l'exaspération des mouvements et des convulsions de l'âme inspirée de la furor antique.

Dans un registre cathartique évoquant la purgation des passions mise en œuvre dans les tragédies de cette Antiquité révérée, les très pathétiques Lamentations et autres Déplorations du Christ d'un Guido Mazzoni ou d'un Agostino De Fondulis, ainsi que la diffusion des poignantes figures de Saint Jérôme et de Madeleine pénitente, témoignent, dans une véritable dramaturgie de la Passion (christique) – mais aussi des passions – de la place prépondérante accordée à l'expression de l'émotion et des mouvements de l'âme, entre 1450 et 1520, dans le sillage de Donatello.

Synthétisant la frénésie dionysiaque et l'harmonie apollinienne, et transcendant le naturalisme, l'idéal du beau conduira, dès la fin du Quattrocento, sous l'impulsion de "l'insurpassable" Michel-Ange, le "nouveau classicisme" aux portes du "Sublime". Parvenu à rendre la tension intérieure des corps, il conduira à son aboutissement cette quête de l'âme tapie sous la chair...

"Cette figure ne sera digne d'éloges que lorsqu'elle exprimera, dans toute la mesure du possible, la passion de son âme par l'action", écrivait déjà Léonard de Vinci, dans son $Traité de la peinture$. Une injonction faisant écho à celle du Della pittura d'Alberti (1436) : "Il est [...] nécessaire de porter dans les membres les grands signes des grands troubles de l'âme".

Le Corps et l'âme. Sculptures italiennes de la Renaissance,
de Donatello à Michel-Ange
Musée du Louvre, Paris 1er
www.louvre.fr

Informations supplémentaires

  • Du: jeudi, 22 octobre 2020
  • Au: lundi, 18 janvier 2021
  • Location: Paris
Rédigé par Rédaction

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