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En direct de SP-Arte : une foire en mouvement

  • Rédigé par Sarah Belmont
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En direct de SP-Arte : une foire en mouvement © DR

Avec près de 150 galeries et une majorité d'artistes brésiliens présents cette année, la quinzième édition de SP-Arte (du 3 au 7 avril) ne faillit pas à sa réputation de meneuse parmi les foires d'art contemporain d'Amérique latine.

Elle loge dans un pavillon dessiné, en 1957, par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, et compte 70% de galeries nationales. Il n'y a pas plus authentique que SP-Arte, la première foire d'art contemporain jamais créée au Brésil. C'était il y a quinze ans. Depuis, l'événement n'a fait que grandir. Et c'est tant mieux. Cette croissance réconfortante se traduit sur les cimaises par des courbes évoquant, pour les uns, les vagues que São Paulo envie à Rio ; et pour les autres, les rondeurs imaginaires de la Fille d'Ipanema. Les plus concentrés y verront un écho à l'architecture de Niemeyer traversée par des escaliers méandreux. Qui dit ondulations, dit mouvement. Voilà le thème qui se dégage de cette foire d'autant plus attendue, qu'elle doit relancer l'activité artistique d'un pays jusqu'alors prisonnier de son carnaval.

 

 

Ybakatu et le roi de la glisse

Venue de Curitiba, au sud du Brésil, la galerie Ybakatu présente, entre autres sculptures, un skateboard recouvert de pierres portugaises, très répandues au Brésil. C'est comme si le sol débordait sur la planche à roulettes, comme s'il reprenait littéralement le dessus ; devenant, de simple surface, support de création. Ce genre de détournement, pour ne pas dire glissement, est typique de Washington Silvera (né en 1969), autodidacte qui s'essaye en permanence à de nouvelles techniques.

 

© SB

 

Ça balance pas mal chez Janaina Torres

L'attention gravite autour de deux artistes au stand de Janaina Torres. Feco Hamburger (né en 1970), photographe diplômé en physique, et Andrey Zignnatto (né en 1981), soucieux de réconcilier art et artisanat, nature et culture, tradition et modernité. Le premier donne vie à une image fixe, tandis que le second fige un objet d'ordinaire mobile. Parce qu'antithétiques, ces deux approches s'équilibrent. Le triptyque de Hamburger se dévore (sans forcer le jeu de mots) des yeux. Il suffit de l'éclairer pour voir apparaître trois planètes, dont le relief s'estompe ou s'intensifie selon le point de vue du spectateur.

 

© Janaina Torres

 

Clin d'œil à la révolution copernicienne qui place l'Homme au centre de l'univers ? Quant à Intervalo, installation qui consiste en trois balançoires récupérées par l'artiste dans une zone de bombardement syrienne, elle rappelle que la violence, en temps de guerre, n'épargne malheureusement pas l'enfance.

 

© Janaina Torres

 

Marilia Razuk voyage dans le temps

Lancée en 1992, la galerie Marilia Razuk oscille, elle, entre ancienne et nouvelle générations. Au travail d'Amílcar de Castro (1920-2002), figure majeure, avec Lygia Pape, du neoconcretismo brésilien que représente également, un peu plus loin, la Galeria de Arte, répondent les trompe-l'œil envoûtants de Vanderlei Lopes (né en 1973), sculpteur fasciné par les écoulements d'eau.

 

© Marilia Razuk

 

Ce point de bascule entre passé et présent donne envie de s'asseoir, voire de s'allonger sur l'une des chaises longues disposées tout autour du bâtiment de Niemeyer. À l'entrée se dresse une charpente rectangulaire dont la structure centrale mime le mouvement d'un pendule. Une œuvre signée Raul Mourão (galerie Arte Contemporãnea). Au Brésil, l'art, semble-t-il, ne dort jamais.

 

www.www.sp-arte.com

 

Rédigé par Sarah Belmont

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