Rédaction

25 February 2022

Magritte © Sotheby’s/AFP

71,45 millions d’euros

RECORD POUR L’ARTISTE

Magritte © Sotheby’s/AFP

© Sotheby’s/AFP

René Magritte (1898-1967), L’Empire des Lumières, 1961
Huile sur toile, 114,5 x 146 cm
Vente du 2 mars, Sotheby’s, Londres

Peinte à partir de 1953 par l’artiste belge René Magritte, la série des dix-sept tableaux de L’Empire des lumières fait partie des œuvres les plus emblématiques du surréalisme. Les peintures, qui représentent une maison bruxelloise située près du parc Josaphat, ont connu par le passé un succès immédiat auprès du public et des collectionneurs. Magritte a réalisé ce tableau en 1961 sur commande de la baronne Anne-Marie Gillion Crowet, fille de Pierre Crowet, un mécène et collectionneur d’art surréaliste. Amie de Magritte et de son épouse, la baronne apparaît dans plusieurs tableaux de l’artiste. Estimée 54 millions d’euros, la toile a vu les enchères s’envoler rapidement pour atteindre 71,45 millions d’euros, un record pour l’artiste !

25 000 euros

Mathurin Meheut © De Baecque & Associés

© De Baecque & Associés

Mathurin Meheut (1882-1958), Retour de pêche
Peinture à la détrempe à la caséine sur panneau, signée en bas à droite, 100,5 cm x 100,5 cm
Vente du 24 février, De Baecque & Associés, Marseille

Parmi les rochers, sur une plage bretonne, les marins accompagnés de leurs épouses s’affairent à dégréer le bateau et rapporter sur la terre ferme le fruit de leur travail. Méheut, qui avait son atelier rue d’Alleray, à Paris, use ici de tous ses talents de coloriste, faisant miroiter les verts, les ocres et les gris des algues sur les rochers. Il a retenu également la leçon de l’art japonais – il séjourna au Japon juste avant la Première Guerre mondiale – qui s’illustre ici par cet audacieux premier plan derrière lequel se distingue la scène principale. Au loin, la mer s’étale sous la chape des nuages d’un ciel chargé. Un très beau résultat pour un tableau initialement estimé entre 6000 et 8000 euros !

24 000 euros

talwar © Czerny’s

© Czerny’s

Extraordinaire talwar ayant appartenu à l’empereur Jahangir (1569 – 1627)
Inde, premier quart du XVIIe siècle
Arme à la poignée en fer et à lame damasquinée, L. : 91,5 cm
Vente du 25 février, Czerny’s, Sarzana, Italie

L’Inde et le Proche-Orient ont produit, à partir du XVe siècle, des armes blanches d’une qualité remarquable où la technique rivalise avec l’esthétique. Le talwar – un type de sabre – peut généralement être divisé en deux parties distinctes que sont la lame et la poignée. Bien souvent produites en Inde à partir d’un acier relativement cassant, dû à sa forte teneur en carbone, les lames étaient ensuite expédiées au Proche et au Moyen-Orient par voie terrestre (routes de la soie et des épices) ou maritime. Damas, la capitale de la Syrie actuelle, a naturellement donné son nom à cet acier très spécifique, car la ville constituait le principal marché pour ces lames dans le monde musulman.

39 753 euros

Niche de chien © Christie’s

© Christie’s

La niche « Aguas Zarcas »
Niche de chien abîmée par une météorite
Bois et tôle ondulée, 146 x 134 x 131 cm
Vente du 23 février, Christie’s (vente en ligne)

44 100 dollars, c’est le prix qu’a payé un acheteur pour la niche de Rocky, un berger allemand heureusement épargné par la chute de cette chondrite carbonée dans le jardin d’une propriété à Aguas Zarcas, au Costa Rica, le 23 avril 2019. Soit beaucoup moins que l’estimation avancée par Christie’s, entre 200 000 et 300 000 dollars. La pierre elle-même, qui mesure un peu moins de 8 cm sur 4, s’est vendue 21 420 dollars lors de ces enchères en ligne qui se déroulaient depuis le 9 février. Les météorites Aguas Zarcas sont du même type que les météorites de Murchison, qui comptent parmi les plus recherchées de tous les temps.

140 000 euros

Souverain d'or ©Jean Elsen & Ses Fils

Souverain d'or ©Jean Elsen & Ses Fils

Dix souverains d’or (Ducaton d’or), 1751
Duché du Brabant, François Ier (1745-1765)
Or, poids : 55,47 g
Vente des 10 et 11 décembre 2021, Jean Elsen & Ses Fils, Bruxelles

Dès 1750, la Cour de Vienne émit le souhait de faire frapper dans les Pays-Bas autrichiens des monnaies à l’effigie de François Ier, « ce qu’on n’osa pas exécuter trop ouvertement, à cause que l’Empereur n’étoit pas souverain de ce pays et qu’au surplus, on craignoit l’opposition des états du Brabant ». On frappa cependant, en 1751, des pièces de « cinq doubles souverains en or… » (Mémoire de la Jointe des Monnaies, 9 janvier 1774). Très peu d’exemplaires furent frappés et ils ne furent pas mis en circulation. Ce n’est qu’en 1755, suite à une nouvelle injonction venue d’Autriche, que des couronnes et demi-couronnes furent frappées au titre de François Ier, ce qui suscita de nouvelles protestations des États de Brabant, car l’Empereur n’était pas le souverain du pays mais son co-régent.

Publicité

Tous les articles

Publicité