Rédaction

20 April 2022

© Aguttes

9 996 700 euros

RECORD POUR L’ARTISTE

Picabia © Sotheby’s

© Sotheby’s

Francis Picabia (1879-1953)
Pavonia, 1929
Huile sur toile, 149,7 x 170,8 cm
Vente du 16 mars, Sotheby’s Paris

Fondé il y a plus d’un siècle, le Surréalisme paraît déjà être un courant ancien. Pourtant, l’antenne parisienne de la maison Sotheby’s a souhaité le remettre au goût du jour, en organisant le 16 mars dernier la première vente aux enchères entièrement dédiée à ce mouvement d’avant-garde. Un florilège dont l’estimation totale avoisinait la somme monumentale de 30 millions d’euros, la plus haute de cette saison en France. Malgré la présence de Magritte et de Duchamp, les deux maîtres du Surréalisme, c’est Francis Picabia qui était pourtant la première vedette de la vente, avec sa toile Pavonia. Celle-ci s’est envolée pour pas moins de 10 millions d’euros, constituant donc le nouveau record de l’artiste.

153 704 euros

© Aguttes

© Aguttes

Citroën 2CV Sahara, 1965
Seulement 28000 km, deuxième main, immatriculation d’origine
Vente du 27 mars, Aguttes Neuilly, Paris

Selon une légende bien ancrée, Pierre-Jules Boulanger, président de Citroën, aurait lancé le programme de la 2CV avec cette formule : « Quatre roues sous un parapluie ». Étudiée dès 1937, la TPV (« Toute Petite Voiture ») ne sera présentée qu’en 1948, après une longue gestation causée par les années de guerre. Animées par un moteur de 375 cm3, les premières 2CV sont faiblardes mais regorgent d’idées pratiques à l’origine de leur polyvalence exceptionnelle. La 2CV Sahara, quant à elle, fruit du travail de l’ingénieur Maurice Bonafous, était dotée de deux moteurs de 425 cm3, développant la puissance globale de 26 chevaux, et de quatre roues motrices non permanentes. Seuls 694 exemplaires de cette version « tout-terrain » de la ‘ »Deuche » furent produits par Citroën entre 1960 et 1967.

5,25 millions d’euros

© Hôtel des Ventes de Montpellier

© Hôtel des Ventes de Montpellier

Masque de la société du Ngil
Fang, Gabon, fin du XIXe siècle
Bois de fromager, kaolin, fibres végétales, tissu, H. 55 cm
Vente du 26 mars, Hôtel des Ventes de Montpellier

Prudemment estimé entre 300 000 et 400 000 euros par la maison de ventes montpelliéraine, ce masque a dépassé les attentes ! Haut de 55 centimètres, en bois de fromager, il forme une figure humaine stylisée au large front bombé, aux yeux en amande et au nez plongeant vers une petite bouche. Le menton courbé vers l’avant, il est entouré d’une barbe de fibres de raphia. Collecté vers 1917, dans des circonstances inconnues, par le gouverneur colonial français René-Victor Edward Maurice Fournier (1873-1931), en poste à Dakar puis au Moyen-Congo, le masque date du XIXe siècle.

63 000 euros

© Millon

© Millon

Le Maître au perroquet (actif à Anvers au milieu du XVIe siècle)
Vierge allaitant
Panneau, une planche, non parqueté, 37,5 x 28 cm
Vente du 27 mars, Million, Bruxelles

Le Maître au perroquet est un nom de convention donné à un peintre actif à Anvers durant la première moitié du XVIe siècle, proche de Pieter Coecke van Aelst et du maître dit des « demi-figures ». Il doit son titre à l’oiseau présent sur certaines de ses œuvres. Notre tableau représente la Vierge à l’Enfant d’une façon intime. On connaît plusieurs versions de cette composition attribuée au Maître au perroquet, avec de nombreuses variantes, dans la position de l’enfant, endormi ou éveillé, et avec parfois la présence de saint Joseph au second plan.

18 752 euros

© MJV Soudant

© MJV Soudant

Anna De Weert (1867-1950)
La Façade aux glycines, 1912
Huile sur toile signée et datée, 107 x 47 cm
Vente du 23 janvier, MJV Soudant à Gerpinnes (Belgique)

En 1893, Anna De Weert devient l’élève d’Émile Claus, chef de file du mouvement voué au luminisme, la réponse belge à l’Impressionnisme et au néo-Impressionnisme français. En 1895, Anna acquiert une ferme à Afsnee, sur les rives de la Lys, où elle établit un atelier. Lorsqu’Émile Claus fonde le groupe d’artistes Vie & Lumière en 1904, il s’inspire sans doute de la devise « Lumière, amour, vie » qu’Anna De Weert a introduite dans son atelier. Le groupe réunissait des artistes pour qui le rendu de la lumière était essentiel. La Façade aux glycines est réalisée avec des couleurs fraîches et lumineuses appliquées en touches, évoquant une journée d’été ensoleillée.

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