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Le curieux destin de la reine du Cambodge

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Norodom Monineath (dit reine Monique), reine du Cambodge, rencontre la princesse Astrid de Belgique Norodom Monineath (dit reine Monique), reine du Cambodge, rencontre la princesse Astrid de Belgique © Droits réservés

Née voici 80 ans, le 18 juin 1936 exactement, Paule-Monique Izzi n'aurait sans doute jamais imaginé devenir reine. Et pourtant, son destin semblait tracé.

Son père, Jean-François, d'origine corse et directeur du crédit foncier, vivait Saïgon, en Cochinchine. Il avait épousé Pomme Peang, une cambodgienne originaire de Phnom Penh. Quand il meurt durant la Seconde guerre mondiale, sa veuve fait entrer Monique au Lycée René Descartes. En 1951, la jeune fille remporte un concours de beauté et reçoit le premier prix des mains du Roi qui est immédiatement conquis. Déjà marié à plusieurs reprises, Norodom Sihanouk l'épouse pourtant lors d'une cérémonie privée en 1952 et plus officiellement en 1955. Cependant, cette même année, le monarque est contraint d'abdiquer bien qu'il demeure à la tête du pays. Il reçoit alors le titre de prince. Á cette époque, la reine fera l'objet de critiques tant de la part du gouvernement que de celle des Khmers rouges.

 
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Déstabilisation voulue ou réelle ingérence ? On lui reproche notamment d'avoir éloigné le souverain de sa mère la reine Sisowath Kossamak, d'avoir favorisé l'installation d'un casino, symbole de décadence, et d'avoir mis en poste des relations de sa famille. Présidente de la croix rouge, elle reste pourtant le plus fidèle appui du Roi qui doit s'exiler en Chine puis en Corée du Nord, après le coup d'état de 1970. En 1973, Norodom Sihanouk s'allie aux Khmers rouges mais à son retour au pays en 1975, il est arrêté. Dix-huit membres de la famille royale seront exécutés et sans l'intervention de la Chine, l'assassinat du couple royal semblait inéluctable. En 1979, les souverains sont relâchés. Ils ne reviendront au Cambodge qu'en 1993, à la tête d'une monarchie constitutionnelle.

 
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En 2004, Norodom Sihanouk abdiquera en faveur de son fils Norodom Sihamoni, né en 1953. La reine Monique restera aux côtés de son époux jusqu'à sa mort en 2012, avant de seconder son fils dans sa tâche. Elle rencontre ainsi nombre de personnalités, comme la princesse Astrid de Belgique ou la princesse Sirindhorn de Thaïlande. Preuve d'une popularité retrouvée, son anniversaire a été proclamé jour de fête nationale. Celle qui parle l'anglais, le français et le Khmer est connue sous le nom de Norodom Monineath ou celui de reine Monique.

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