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Lacloche, un joaillier belge à l’honneur à Paris

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Loelia Ponsonby, duchesse de Westminster, photographiée par Cecil Beaton en 1931 Loelia Ponsonby, duchesse de Westminster, photographiée par Cecil Beaton en 1931 © The Cecil Beaton Studio Archive at Sotheby’s

La maison n'a plus pignon sur rue depuis longtemps mais son nom demeure un synonyme de joaillerie française de haut vol et les prix atteints lors des ventes aux enchères confirment cet engouement. L'exposition organisée par l'École des Arts Joailliers le rappelle utilement à notre souvenir et, surprise, fait état de cette nationalité oubliée.

Si le patriarche Hendricks Lacloche est originaire de Maastricht, il s'établit bientôt à Liège et c'est en Belgique que naissent ses six enfants. L'aîné, Léopold, ouvre une bijouterie à la rue du Marché-aux-Herbes en 1890 mais Paris exerce une fascination aimantée et, rejoint par son cadet Jules, il s'installe à Paris, rue de Châteaudun en 1892, sous le nom de Lacloche Frères. Bientôt associés à la maison Gompers, les Lacloche émigre Place Vendôme, saint des saints de l'art joaillier.

 

  

Les deux frères ouvrent même une succursale à Madrid. Très vite, ils travaillent avec les meilleurs ateliers et s'imposent comme des concurrents de premier plan, glissant finalement vers la rue de la Paix pour un moment. Le roi Alphonse XIII et la reine Victoria-Eugénie d'Espagne, le prince Ali Khan, les rois de Grèce et de Siam, Edouard VIII ou encore le prince Rainier de Monaco se laissent tenter par de précieuses minaudières, des boutons de manchette ou des joyaux au style raffiné.

 

Des bijoux boucles d'oreilles aux motifs égyptiens du joaillier Lacloche
Pendants d'oreilles, en rubis, émeraudes, diamants, platine, vers 1925. Collection privée. © Tony Falcone.

 

Toujours à la pointe, Lacloche innove, parfois jalousé par ses collègues. Des montres-bijoux, un poudrier hibou, une broche tréflée, des bracelets imitant la dentelle ou sertis d'éléments égyptiens, des nécessaires japonisants, des pièces Art déco rehaussées d'onyx et de rubis suiffés, des pendulettes en aventurine, en jade, en lapis-lazuli, en agate, en ambre jaune ou en cristal de roche, des parures de diamants neige aux lignes géométrisantes ou des ensembles en or jaune, ponctués de saphirs gravés ou de cabochons d'améthyste... les pièces réunies illustrent un parcours époustouflant. En 1930, le duc de Westminter confie à la maison deux diamants historiques en forme de poire. Il veut que les ateliers les insèrent dans un diadème. Lacloche concevra un spectaculaire halo endiamanté que la duchesse Loelia portera à ravir sur un portrait de Cecil Beaton.

 

Un bracelet en or du joaillier Lacloche
Bracelet ouvrant à maillons articulés sur ressort, or émaillé, saphirs gravés et brillants, 1938. Fabrication atelier Verger. LA Collection Privée. © 2018 Christie's Images Limited

 

Le succès de la firme ne se démentit pas. Jacques, le fils de Francis, l'un des quatre frères Lacloche, reprendra le flambeau, se partageant entre Paris et Cannes. Bientôt, il devance ses voisins et lance un parfum mais peu à peu, le design et l'art contemporain l'intéressent davantage et c'est pour ouvrir une galerie rue de Grenelle qu'il ferme les portes de sa boutique Place Vendôme. C'en était fini de la maison Lacloche... restent d'importantes archives et des bijoux somptueux qui ressurgissent au gré des ventes et des expositions comme autant de témoignagnes d'un savoir-faire exceptionnel !

 
www.lecolevancleefarpels.com/exposition-lacloche-joailliers
www.facebook.com/EcoleVanCleefArpels
Rédigé par Christophe Vachaudez

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