Pour vous offrir une meilleure expérience, notre site utilise des cookies. Pour continuer à naviguer, vous devez accepter notre politique de cookies

J'accepte

Informations des cookies

Notre site utilise des outils, tels que des cookies, pour analyser et améliorer votre expérience. Vous pouvez vous désinscrire de ces suivis:

Statistique

Nous utilisons des outils, tels que Google Analytics, pour suivre le trafic Web et vérifier l'efficacité de notre site.

Essentiel

Cookies requis pour les services essentiels et les fonctionnalités telles que les formulaires de connexion, l'intégration du panier et le contrôle d'accès. Sans eux, notre site Web ne peut pas fonctionner correctement et nous ne pouvons fournir aucun service. La désactivation n'est pas disponible.

Ces paramètres seront conservés pendant 24h

A+ A A-

Les contes étranges de Niels Hansen Jacobsen

  • Rédigé par Rédaction
0 avis
Sharing on Facebook
Masque de l’automne (v. 1896-1903), Vejen Kunstmuseum. Masque de l’automne (v. 1896-1903), Vejen Kunstmuseum. © DR

C'est à une belle redécouverte que nous invite le musée Bourdelle, celle de l'œuvre du sculpteur et céramiste danois, Niels Hansen Jacobsen (né, comme Antoine Bourdelle, en 1861), réalisée lors de ses années parisiennes (entre 1892 et 1902) au sein d'un groupe de symbolistes danois francophiles, à proximité de l'atelier de Jean Carriès.


On trouvera dans les grès émaillés du Danois la même verve singulière et volontiers grimaçante que chez son coreligionnaire français, bien connu pour ses émouvantes têtes de faunes, de bouffons, Grenouillards ou batraciens grimaciers, mêlant le beau et le laid, la forme et l'informe, le noble et le grotesque, à l'instar des préceptes romantiques. À ce "mélange des contraires" invoqué par Victor Hugo en 1827 (dans sa fameuse préface de Cromwell) comme une nécessité constitutive de la vérité artistique, s'était agrégée cependant une nouvelle attirance pour l'étrange, les mondes fantastiques oscillant sur les frontières incertaines et ambiguës du rêve et des cauchemars, cette "inquiétante étrangeté" dont Sigmund Freud allait bientôt faire le fondement de sa méthode psychanalytique.

Fort de son héritage culturel, de la mythologie nordique aux légendes scandinaves, en passant par les contes d'Andersen, N. H. Jacobsen devait donner une résonance toute particulière à ce premier symbolisme encore imprégné de la littérature fantastique développée au cours du XIXe siècle en Europe. Loin des canons de l'académisme et des conventions du réalisme alors au goût du jour, tandis que les volutes et autres contorsions ornementales de l'Art nouveau se répandaient de Paris à Bruxelles, les formes sculptées ou modelées par Jacobsen affirment leur liberté avec une audace et un lyrisme des plus maîtrisés. Ainsi des volutes stratifiées du rocher d'où semble émerger le corps de La Petite Sirène et de la gerbe ondulant dans le vide de sa longue chevelure modelée dans le plâtre en 1901. Ou encore des coulures polychromes de coupes et de vases en grès émaillé, réalisés vers 1896-1903. D'ondoiements en irisations, la matière se fait mystère...


Les contes étranges de Niels Hansen Jacobsen
Musée Bourdelle, Paris 15
www.bourdelle.paris.fr

 

Informations supplémentaires

  • Du: mardi, 03 mars 2020
  • Au: dimanche, 31 mai 2020
  • Location: Paris
Rédigé par Rédaction

Actualités liées

 

Dans la même catégorie