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La princesse Marie-Gabrielle de Savoie

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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La princesse Marie-Gabrille et le célèbre tableau de Konrad Witz: La Pêche miraculeuse La princesse Marie-Gabrille et le célèbre tableau de Konrad Witz: La Pêche miraculeuse © Nicolas Lieber

Depuis la mort du dernier roi d'Italie Umberto II, son père, la princesse Marie-Gabrielle a déployé toute son énergie afin de réunir les documents et objets conservés par ses proches et ayant trait à l'histoire de la Maison de Savoie, devenant en quelque sorte gardienne de la mémoire familiale.

Aujourd'hui, les albums de photographies, les gravures, sculptures, médailles, peintures, habits et autres ouvrages anciens ont trouvé place à la Fondation Humbert II et Marie-José de Savoie qu'elle a créée en 1986. Cette institution privée, accessible aux chercheurs, est basée en Suisse, dans une région qui faisait autrefois partie du domaine des Savoie. Et la princesse de rappeler que Pierre II de Savoie fit construire au XIIIe siècle le château de Chillon situé de l'autre côté du lac Léman et que l'un des chevaliers figurant à l'arrière plan du plus fameux tableau conservé à Genève, la Pêche miraculeuse (1444) de Konrad Witz, brandit fièrement l'étendard du duc de Savoie. La fondation n'est donc pas implantée en territoire inconnu. En parcourant les rayonnages, la Princesse a pris plaisir à évoquer ses ancêtres proches et lointains, contant des anecdotes qui lui ont été rapportées par ses parents ou ses aïeules, les reines Elisabeth de Belgique et Elena d'Italie. Ainsi, cette dernière, impressionnée par les chiens livrant du lait aux troupes pendant la Première Guerre Mondiale, voulut imiter cette pratique en Italie mais n'eut aucun succès. Dans les albums de guerre réalisés par le roi Victor-Emmanuel III pour son fils Umberto, elle mentionne ces Américains posant devant les murs crénelés d'une antique forteresse et persuadés d'être devant une villa italienne, autant de petits épisodes qui s'imbriquent dans l'histoire avec un grand H, comme celle qu'a écrite la reine Marie-José, auteur de biographies reconnues d'Amédée VIII, le duc qui devint pape, d'Amédée VI, le Comte Vert, d'Amédée VII, le Comte Rouge, ou d'Emmanuel-Filiberto dit Tête de Fer. En plein cœur de cette remarquable collection respirant l'histoire, la Princesse a bien voulu recevoir L'Eventail et répondre à quelques questions.

 

La princesse Marie-Gabrielle plongée dans un ouvrage, inspirée par l'Histoire © Nicolas Lieber

 

L'Eventail - Madame, pourquoi avoir créé cette Fondation ?

La princesse Marie-Gabrielle de Savoie - Mon père, le roi Umberto, avait toujours espéré créer un musée consacré à la Maison de Savoie mais il est mort avant d'avoir pu concrétiser son projet. Je me suis donc juré de le mener à bien mais sous la forme d'un centre de recherches historiques La Fondation Humbert II et Marie-José de Savoie. J'y ai inclus ma part d'héritage mais aussi celle d'une de mes soeurs. Ma mère m'a également donné nombre de souvenirs. Par la suite, des dons sont venus enrichir le fonds comme cet ensemble de 1400 estampes qu'une famille italienne avait acheté à mon père voici des années et qu'elle a récemment décidé de céder à la fondation. Je crois que mon père avait, comme nombre de collectionneurs, la hantise de l'éparpillement. Grâce à la fondation, les documents forment toujours aujourd'hui un ensemble cohérent.

- Pouvez-vous nous parler des collections que regroupe la Fondation ?

- Les estampes qui se comptent par milliers constituent sans doute la partie la plus importante du fonds qui regroupe également des albums de photographies, des médailles, des habits de gala, des peintures, des livres, des sculptures, des miniatures remarquables ou des objets plus anecdotiques comme des ex-libris et des boîtes d'allumettes. Il s'agit d'une collection très complète et très variée.

- Quelles sont les activités de la Fondation ?

- Nous avons publié des livres comme 'Les manuscrits enluminés des Comtes de Savoie' paru en 1991 ou organisé des expositions comme celle consacrée au roi Victor-Emmanuel photographe, à Paris en, ou celle sur les robes et manteaux d'apparat de la reine Marie-José, à la Veneria Reale près de Turin et à, l'année dernière, la Fondation Mona Bismarck à Paris. Nous avons un projet en Turquie mais rien n'est encore définitif. La Fondation prête aussi des objets et participe à de nombreuses manifestations à caractère historique et culturel. De mon côté, je donne des conférences jusqu'en Australie sur différents sujets liés à l'histoire de la Maison de Savoie comme par exemple le Saint-Suaire, légué par mon père au Vatican.

 

 La princesse Marie-Gabrielle et sa fille Elisabeth © Nicolas Liber

 

- Votre mère la Reine Marie-José a-t-elle soutenu votre initiative ?

- Bien entendu, historienne elle-même, elle ne pouvait qu'approuver le principe de la Fondation, faire mieux connaître l'histoire de la Maison de Savoie et rendre accessibles aux chercheurs les documents que nous possédons. Ma mère a d'ailleurs rédigé plusieurs ouvrages consacrés à la Maison de Savoie. Elle tint à être présente lors de l'inauguration qui eut lieu à Lausanne en 1986. Les archives cantonales vaudoises nous avaient généreusement prêtés des locaux pour entreposer les archives. De nos jours, je les ai fait rapatrier un peu plus près de Genève, ce qui rend leur consultation plus aisée.

 

www.fondazionesavoia.org

 

 

Rédigé par Christophe Vachaudez

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