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Amedeo et Elisabeth, un mariage à Rome

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Le couple princier et leur touchante complicité lors du mariage célébré le weekend dernier à Rome Le couple princier et leur touchante complicité lors du mariage célébré le weekend dernier à Rome © Violaine le Hardy de Beaulieu

Le secret fut bien gardé car le prince Amedeo de Belgique et Elisabeth Rosboch von Wolkenstein se connaissaient depuis de longues années mais contre toute attente, les fiançailles furent annoncées et, en ce début juillet, le plus joyeux des mariages s'est déroulés à Rome, en présence du Gotha dans l'église Santa Maria de Trastevere.

Depuis qu'ils avaient été photographiés à New York lors d'un gala de la Fondazione NY, un institut créé afin de favoriser l'intégration des artistes italiens aux États-Unis, Amedeo de Belgique et Élisabeth faisaient la une des quotidiens. Il faut dire que le prince est l'un des plus séduisants partis du gotha et, à ce titre, attire l'attention des échotiers. Jusqu'à présent, sa vie discrète n'avait pu nourrir les manchettes mais la perspective d'une union prochaine l'avait mis sous le feu des projecteurs. Voici une occasion pour nous d'esquisser le portrait d'un prince exemplaire qui vient de convoler et d'offrir à la Belgique un nouveau mariage royal.

Ils se connaissent déjà en 2007

Á sa naissance, le 21 février 1986, le premier enfant de la princesse Astrid reçoit le prénom de son arrière-grand-père, le prince Amedeo de Savoie-Aoste, décédé au Kenya le 3 mars 1942, à 43 ans à peine. Pour l'heure, le bébé qui a le prince Philippe comme parrain et la reine Paola comme marraine, n'est qu'archiduc d'Autriche-Este car issu de la branche de Modène, mais aussi prince de Hongrie et de Bohême, étant un arrière-petit-fils du dernier empereur d'Autriche. Amedeo ne deviendra prince de Belgique que plus tard, suite à l'arrêté royal du 2 décembre 1991, initié par le roi Baudouin. Doté d'un esprit réfléchi, il suit avec succès les cours de la Sevenoaks School dans le Kent avant d'intégrer l'École royale militaire durant l'année académique 2004-2005, ce qui lui vaudra de participer à son premier défilé du 21 juillet en 2005. L'exemple paternel le pousse à envisager une carrière dans le secteur bancaire et le prince choisit alors la London School of Economics durant trois ans. Le 27 novembre 2007, il prêtera serment comme officier de réserve, avec le grade de Sous-lieutenant. Déjà présente, Lili Rosboch, a pris place dans les gradins juste derrière la princesse Astrid ! Amedeo quitte ensuite l'Europe et entame un stage dans une usine métallurgique en Chine puis au Chili, dans un centre pour plus démunis. En 2009, il s'installe à New York où il fait un stage chez Deloitte, une aubaine puisque Lili a elle aussi traversé l'Atlantique et travaille pour le magazine Muse en tant que journaliste et photographe. Les deux jeunes gens peuvent donc se rencontrer assez souvent revenant en Europe pour un mariage ou un événement familial. Á New York, ils découvrent la ville, visitent les musées et vont à la rencontre de la bonne société. Le prince a récemment entamé une formation en Business à la prestigieuse université de Columbia qui devrait se terminer en juin. Si la biographie du prince est documentée, petit-fils et neveu de roi oblige, qui est donc Lili Rosboch von Wolkenstein ? Certains lui trouvent une ressemblance avec les filles de l'archiduchesse Marie-Béatrice d'Autriche-Este, les cousines d'Amedeo. Comme elles, Lili est plutôt grande, élancée et porte les cheveux mi-longs mais c'est à peu après tout. Son nom ne le laisse pas supposer mais Lili, née à Rome, est italienne même si sa famille, liée au village de Selva di Val Gardenia (Wolkenstein in Gröden en allemand), dans les Dolomites, serait originaire du Tyrol. Sa mère, la comtesse Lilia de Smecchia est producteur de film tandis que son père a hérité d'un empire pharmaceutique.

Elisabeth et Amedeo, de lointains cousins

Les registres mentionnent des Wolkenstein dès le XIVe siècle et, comme souvent, quand on étudie minutieusement une ascendance, des unions s'avèrent plus déterminantes que d'autres. Ainsi quand Kaspar von Wolkenstein s'allie à la maison de Thurn und Taxis en la personne d'Anne-Françoise, fille du premier prince du nom, il assied confortablement sa position. Cette noble dame a pour frère le prince Anselme-François, un ancêtre direct du prince Amedeo. En effet, la fille de ce dernier, Marie épousa le duc Alexandre Ier de Wurtemberg et en passant par les Nassau et les Bernadotte, l'auguste lignage aboutit à la reine Astrid. Et voici que Lili et Amedeo cousinent...mais que l'on se rassure, cette parenté remonte au XVIIIe siècle ! Si l'on remonte une génération plus haut, avec le mariage du comte Claude-Lamoral II de Thurn und Taxis, enterré à l'église du Sablon à Bruxelles, et d'Anne-Françoise-Eugénie, comtesse de Hornes, on constate que Lili descend des princes de Ligne, de Chimay et des comtes et princes d'Arenberg ! Si l'on pioche davantage, on trouve dans les ancêtres Wolkenstein les deux branches de la famille de Bade, le roi Gustave Ier Wasa, le roi Casimir IV Jagellon de Pologne, l'Empereur Sigismond de Luxembourg et par alliance les ducs de Saxe, les ducs de Bavière, les comtes de Hainaut ou les ducs d'Autriche... ! Mais la parentèle italienne réserve également de belles surprises puisque le huitième prince de Castagneto, Filippo Caracciolo, est l'aïeul paternel de Lili. Ce dernier aura aussi une fille prénommée Marella qui s'unira à Giovanni Agnelli. Les premières mentions de la famille daterait du Xe siècle. Particulièrement prolifique, elle totalisera près de quarante rameaux, à la tête de vingt duchés, de quatorze principautés, de trois comtés, de six baronnies et de six marquisats. Les mariages au sein du clan seront nombreux et Lili, par exemple, descend au moins de cinq branches de Caracciolo. Mais on retiendra plus volontiers les Caracciolo titrés princes de Torella car cette lignée va fournir un terreau propice aux cousinages. Ainsi, l'arrière-grand-mère de Teresa Carafa Cantelmo Stuart, l'épouse de Nicola Carraciolo se prénomme Anna Maria Ruffo di Calabria, un clin d'oeil évident à la reine Paola. Plus haut dans l'arbre, le prince Marino épouse Isabella Caracciolo (encore une !) de la branche des ducs d'Airola dont l'arrière-grand-mère n'est autre qu'une certaine Françoise de Lannoy, une allusion cette fois à Stéphanie, grande-duchesse héritière de Luxembourg. Grâce à cette myriade de princes et de ducs italiens, Lili a pour lointains ancêtres Ferdinand Ier d'Aragon, roi de Naples, ou Frédéric II, roi de Sicile, un palmarès plus qu'honorable pour une future princesse de Belgique, un titre qui sera avalisé quand le pays aura un gouvernement !

 

 

Rédigé par Christophe Vachaudez

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