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Jean de France, un prince à l'écoute des autres

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
3 avis
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Jean de France, un prince à l'écoute des autres © Droits réservés

Fils du prince Henri, comte de Paris, et de la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, duchesse de Montpensier, il est l'héritier des quarante rois qui ont fait la France, de Hugues Capet à Louis-Philippe. En 2009, il a épousé Philomena de Tornos y Steinhart. Les ducs de Vendôme ont trois enfants, le prince Gaston, né en 2009, la princesse Antoinette, venue au monde à Vienne en 2011, et la princesse Louise-Marguerite née ce 30 juillet 2014 à Poissy. Ils se partagent entre Paris et Dreux où ils disposent d'une résidence, non loin de la chapelle royale où sont inhumés les ancêtres du prince. Soucieux de perpétuer la tradition capétienne en l'adaptant à notre époque et cette notion de service qui lui est chère, Jean de France s'affirme comme un prince du XXIe siècle, à l'écoute des autres.

L'Eventail - Monseigneur, vos arrière-grands-parents et vos grands-parents ont vécu en Belgique. Vous-même, connaissez-vous notre pays ?

Jean de France - Oui, bien entendu. Nous y avons nombre de points d'attache en plus des liens historiques que vous avez mentionnés. Mes cousins Limburg vivent ici ainsi que certains collègues et amis. Je reviens souvent en Belgique pour les voir. En plus, nous sommes très liés avec la Famille Royale, notamment avec la princesse Astrid dont l'époux est le petit-fils d'une sœur de mon grand-père, le comte de Paris. Nous sommes donc cousins. La princesse est d'ailleurs l'une des marraines de notre fils Gaston. Fin 2011, nous nous sommes arrêtés à Bruxelles alors que nous nous rendions à un baptême en Allemagne. Nous sommes toujours heureux de nous revoir car nous avons de nombreux intérêts en commun. Il s'agit d'une heureuse combinaison entre parenté et affection. Les ducs de Brabant, le prince Laurent et la princesse Claire ainsi que la princesse Astrid et son époux avaient d'ailleurs assisté à notre mariage à Senlis. Ces grandes fêtes et célébrations familiales nous permettent de nous retrouver avec plaisir.

- Vous avez deux enfants, le prince Gaston et la princesse Antoinette. Quel père pensez-vous être ? Quelle éducation souhaitez-vous leur donner ?

- Mon épouse et moi ne faisons pas de plans sur la comète. Nous nous adaptons au quotidien. Nous essayons simplement d'être à l'écoute et d'être très proches de nos enfants en mettant en pratique un mélange de souplesse et de fermeté. Quand Gaston était petit, il se réveillait souvent la nuit et peinait à se rendormir. Nous le prenions et lui racontions une histoire en nous promenant dans l'appartement. C'est important d'éveiller leur personnalité car à cet âge, les enfants sont comme des éponges. Ils écoutent avec attention et emmagasine énormément. Gaston parle beaucoup de ce qu'il a vu et il est important de lui prêter attention. Chaque jour, le soir, nous faisons le point pendant une demi-heure, une façon de se calmer avant d'aller au lit car, comme tous les petits garçons, Gaston est un peu casse-cou. Quant à Antoinette, elle est encore un peu jeune. Nous verrons !

© Droits réservés

 

- La rencontre avec votre épouse fut providentielle. Quelles qualités vous ont séduit en elle ?

- Quand nous nous sommes rencontrés chez des amis, il nous est apparu évident que nous devions nous revoir. Par la suite, nous avons passé trois jours ensemble durant lesquels nous avons longuement parlé. Le fait d'échanger autant nous a permis de réaliser que nous avions de nombreuses valeurs en commun. Nous avons marché ensemble vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle savait aussi qu'elle allait devoir me seconder mais cela semblait coulait de source pour elle. Ce fut extrêmement naturel.

- En tant que dauphin, comment vous impliquez-Vous dans la vie de vos concitoyens, Vous sentez-vous investi d'une mission, eu égard au nom que vous portez et à la tradition que vous représentez ?

- En fait, je ne me sens pas investi d'une mission mais bien engagé dans le monde d'aujourd'hui. J'essaie d'apporter quelque chose d'original en fonction de qui je suis, en assumant pleinement les bons et les mauvais côtés qui peuvent se dégager de mon héritage historique. Je donne parfois des conférences où j'explique ce qu'est pour moi le Management capétien, un mariage entre la tradition et des idéaux particuliers. J'ai mis sur pied une Association appelée Gens de France. Elle a pour but d'aider les jeunes en difficulté en tentant de les enraciner car nombre d'entre eux ne comprennent pas ce qu'est la France et ne connaissent tout simplement pas son histoire. La notion de patrimoine est parfois élitiste mais il est essentiel que le monde de demain prenne conscience de son importance et de l'aide qu'il peut apporter pour intégrer les jeunes dans la société. Prenons comme exemple la forêt. Á côté du travail physique qui peut lui être associé, elle a aussi généré de nouveaux métiers et notre avenir réside dans sa bonne gestion. Amener les jeunes qui ont eu moins de chance à trouver leur voie et à s'impliquer dans des domaines comme celui-là, en vivant pleinement cette implication, est une des missions de Gens de France.

- Dans ce cadre, vous arrive-t-il de voyager en France ?

- Bien entendu, j'apprécie aller à la rencontre des Français. L'accueil qui m'est réservé a toujours été bienveillant. Les gens sont parfois un peu curieux mais ils sont à l'écoute. Il est essentiel de maintenir des liens constructifs à tous les niveaux et de rester attentifs aux préoccupations des gens. Lors de ces déplacements, je rencontre aussi bien un délégué CGT avec lequel je discute de la situation actuelle, ou un sympathisant royaliste !

- Vous voyagez aussi à l'étranger et rencontrez des chefs d'État.

- Bien entendu. Je n'ai plus vu le roi du Maroc depuis un certain temps mais les relations ne sont pas rompues pour autant. J'ai rencontré Lech Walesa notamment. Je vais parfois au Liban où je connaissais assez bien le Patriarche.

- Avez-vous été tenté de vous impliquer dans le monde politique ?

- Nous sommes dans une République et on ne peut pas faire les choses à moitié. On ne peut pas être à la fois à l'intérieur et à l'extérieur. Si c'est pour évoquer des idées et ne pas pouvoir les mettre en pratique, à quoi bon ? Je préfère être un prince d'aujourd'hui plutôt qu'un candidat à un rôle hypothétique. Et puis, se lancer en politique implique le financement d'un parti, des alliances et une machine administrative contraignante. Dans ma position, il est plus facile de lier réflexion et action dans une dynamique efficace.

- Pensez-vous que le système monarchique a encore un avenir en France ?

- Rien n'est jamais irréversible mais il faudrait évidemment une monarchie repensée, revisitée. En France, la monarchie a été abolie il y a longtemps et être candidat royaliste pourrait paraître plutôt folklorique !

- Avez-vous des contacts avec les autres prétendants ?

- Nous nous côtoyons et maintenons de bonnes relations. Avec les Napoléon, il n'y a pas de souci car il s'agit d'une autre Maison. En ce qui concerne Luis-Alfonso de Bourbon, c'est différent mais nous sommes de la même génération et malgré notre incompatibilité dynastique, nous nous rencontrons parfois. Mon épouse et moi-même avons d'ailleurs assisté aux funérailles de la duchesse de Ségovie au mois de mai.

 © Droits réservés

 

- Á votre avis, comment les Français actuels perçoivent-ils la famille d'Orléans ? Pensez-vous que les ventes médiatiques des années passées ont écorné son image ?

- Il est vrai que la presse s'est emparée des difficultés familiales que nous avons connues et que ces ventes qui devaient régler les problèmes de succession n'ont certes pas amélioré l'image de notre famille. Pour beaucoup, les Orléans sont les garants d'un patrimoine et doivent montrer l'exemple, en dépit des problèmes financiers auxquels ils ont pu être confrontés. Cela a été très mal perçu. Mon grand-père était un peu comme Louis XIV et tout le monde devait vivre dans l'ombre du soleil. De nos jours, les relations entre nous ont beaucoup évolué et nous nous voyons très souvent entre cousins. Il est vrai que les lois ne sont pas toujours en faveur de la préservation du patrimoine.

- Justement, pourriez-vous nous parler de votre grand-père, feu le comte de Paris ?

- Mon grand-père était un homme compliqué pour lequel j'avais beaucoup d'affection. Il m'emmenait parfois en voyage et j'apprenais beaucoup à son contact. Il était vraiment très indépendant. Il avait coutume d'étudier les choses à fonds et pour cette raison, il lui arrivait parfois de changer d'avis mais par-dessus tout, il appréciait les échanges

- En ayant parlé de votre grand-père, il est difficile de ne pas évoquer la Comtesse de Paris, sa personnalité et son charisme. Pouvez-vous partager quelques-uns de vos souvenirs ?

- Ma grand-mère fut le ciment affectif de notre famille, celle qui a permis que nous développions, à notre génération, une bonne entente entre cousins. C'est une personnalité comme il n'en existe plus, dotée d'une énergie débordante, assez accessible et en même temps elle savait en imposer, avec beaucoup de grandeur d'âme aussi. Elle pouvait nous regarder danser jusqu'à quatre heures le matin et apparaître le lendemain, impeccable à son habitude. En fait, je l'ai vraiment découverte assez tard. Elle nous a toujours manifesté beaucoup d'affection, tissant des liens particuliers avec François, mon frère. Elle avait un franc-parler bien connu et était passionnée par l'histoire. Elle aimait aussi nous raconter pas mal d'anecdotes.

- Votre mère qui a toujours cultivé la discrétion est un personnage clef dans votre vie.

- Oui, en effet, et elle n'a pas eu une existence facile. Heureusement, ma mère possède un caractère très fort et elle s'est totalement donnée à ses enfants et puis maintenant, à ses petits-enfants, avec beaucoup de générosité. Elle a toujours été très attentive à nous tous.

- Votre parenté Wurttemberg s'est aussi avérée très importante pour vous.

- Oui, en effet. La famille de ma mère a toujours été là quand il le fallait. Elle nous a toujours soutenus avec beaucoup de constance et d'affection. Il est vrai qu'il y a eu deux mariages entre les deux maisons, ce qui a encore renforcé nos liens.

- Pourquoi votre grand-père vous a-t-il accordé le titre de duc de Vendôme ?

- Le choix fut très personnel et nous en avons discuté. C'est un très beau titre porté notamment par Henri IV et par Louis XVIII, à des moments clefs de notre histoire et j'en suis très fier.

 

Rédigé par Christophe Vachaudez

7 Commentaires

  • Lordof Blackwood

    @ Catherine:le 28 janvier 1897, un jugement de la première chambre du tribunal civil de la Seine, rejetant les prétentions de don Francisco de Bourbon-Castelvi, précisa que "le titre de duc d'Anjou n'appartient plus aux descendants de Philippe V depuis l'avènement de ce prince à la couronne d'Espagne".

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  • Catherine

    Il me semble avoir lu, il y a assez longtemps, que le tribunal de France avait declare que Luis-Alfonso de Borbon etait le dauphin de France de par son pere Duc de Cadix donc la branche paternelle ainee. . Pourriez-vs m'eclairer please?

    Catherine Lien vers le commentaire
  • monforte mireille

    Cela fait plaisir de voir une famille sympa....et normale !!

    monforte mireille Lien vers le commentaire
  • Marianne Deluc

    Le prince Jean et son épouse Filomena sont des gens simples et bien sympathiques. Je regrette qu'il ne parle pas de son père, l'actuel comte de Paris et sa charmante deuxième épouse. L'actuel comte de Paris a dû beaucoup souffrir sous la férule de ses parents, que j'ai toujours trouvés absolument terrifiants. J'ai toujours plaint ces 11 enfants.

    Marianne Deluc Lien vers le commentaire
  • Julia

    Yode,

    J'ai beaucoup apprécié l'interview de Jean mais je rejoins votre commentaire pour la suite...et donc pense exactement comme vous

    Julia Lien vers le commentaire

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