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Tero et Knokke Out - People First résilients dans la crise !

  • Rédigé par Martin Boonen
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Les frères Nicolas et Arthur Lhoist ont décidé d'unir les destinées de leurs deux groupes Les frères Nicolas et Arthur Lhoist ont décidé d'unir les destinées de leurs deux groupes © DR

Si la crise sanitaire a mis des secteurs entiers à l'arrêt, elle a également pu accélérer certaines prises de décisions. C'est ce qu'ont fait les groupes Tero et Knokke Out - People First en décidant de fusionner. Ce faisant, Nicolas Lhoist (Knokke Out - People First) et son frère Arthur (les restaurants Tero) envoient un puissant message de résilience au monde de l'entreprise.

« Nous n'étions pas au ralenti, nous étions à l'arrêt complet » commence Arthur Lhoist, fondateur et directeur des restaurants Tero. Il faut dire que les entreprises des deux frères évoluent dans des secteurs particulièrement touchés par les mesures de lutte contre la propagation de l'épidémie : l'HoReCa et l'événementiel.
Déjà en pleine réflexion d'un processus de rapprochement de leurs activités respectives, la crise économique qui découle des mesures sanitaires a accéléré la prise de décision. « Nos deux groupes ont toujours échangé. D'abord parce que, depuis le début, nous sommes actionnaires du groupe de l'autre. Nous avons mutuellement un rôle consultatif et stratégique dans l'autre groupe » précise Arthur.

Des activités distinctes et complémentaires

Les deux frères ont donc toujours été très au courant de l'évolution de leur business respectif : il n'y avait pas de secrets, pas de surprises, ni d'un côté, ni de l'autre. Pour autant, les deux groupes évoluent dans des univers qui semblent, au premier abord très différents.

 

Le Knokke Out du Zoute
© DR 


D'un côté, il y a le groupe Knokke Out-People First de Nicolas, dont l'activité couvre autant le monde de la nuit (les Knokke Out et River Woods du Zoute, le Knokke Out de Waterloo ou du Luxembourg, le Korner à Bruxelles), la gestion de logements (le Kottage, la Kolline et le Hamster à Francorchamps) et l'organisation de team buildings ou de séminaires d'entreprises (la spécialité de People First). De l'autre, le groupe Tero : deux restaurants bistronomiques (l'un à Bierges, l'autre à Saint-Gilles) où l'on met en avant la qualité des produits et la valeur nutritive des recettes. Le groupe comprend également la ferme des Rabanisse (à Rochefort), qui, grâce à ses activités de maraîchage et d'élevage, fournit aux deux restaurants des produits, bio, locaux, et de saison de grande qualité.

 

À la ferme des Rabanisse, Tero fait cultive et élève ses propres produits
© DR 


À première vue, un rapprochement entre ses deux cultures d'entreprise très différentes n'est pas si évidente. Pourtant, c'est précisément leur complémentarité qui va faire la force de la nouvelle entité. « Il y a deux aspects très importants dans cette fusion : la partie purement stratégique et puis la partie qui porte sur les valeurs de nos entreprises » résume Arthur Lhoist.
Mais l'une des parties ne risque-t-elle par de phagocyter l'autre ?

Renforcement mutuel

Arthur n'en croit rien. Au contraire, pour lui, la fusion va agir comme un formidable levier pour améliorer le travail et la performance des deux entités réunies : « Tero va profiter de la puissance de feu de Knokke Out-People First pour augmenter son impact positif sur la nutrition et l'alimentation. Et Tero peut apporter à Knokke Out-People First une plus grande conscience environnementale, agricole et nutritive à son offre catering

 

Le menu du restaurant Tero de Bierges
© DR 


Pratiquement, la division d'Arthur Lhoist a reçu le mandat de revoir tout le volet catering de celle de Nicolas. « Les produits issus de notre ferme ne sont pas des produits nobles ou luxueux. Ils peuvent donc tout fait se décliner dans le type de cuisine festive et conviviale que Knokke Out-People First veut développer, tout en gardant leur valeur nutritive et gustative » décrit Arthur. Dans un second temps, Tero se penchera sur les questions de bien-être en entreprises et de responsabilité sociale du groupe.
La ferme des Rabanisse de Tero ne suffira pas à répondre à l'entièreté de la demande du nouveau groupe puisqu'actuellement, 80% de sa production est déjà consacrée aux deux premiers restaurants. Il faudra donc trouver d'autres producteurs et éleveurs. « Nous allons développer des relations avec d'autres partenaires qui partagent notre vision et nos exigences alimentaires et environnementales. Notre impact va donc croitre considérablement. Nos liens avec les producteurs, les fermes vont se resserrer » s'enthousiasme Arthur.

Nouvelle dynamique

Si l'identité du nouveau groupe et des marques qui le composeront restent encore assez nébuleuse à ce stade-ci (le nom Tero restera, la mention Knokke Out aussi, en tout cas sur les marchés où la marque est forte), les nouveaux projets ne manquent cependant pas ! Les premiers effets de la nouvelle synergie se font déjà sentir.

 

Un séminaire d'entreprise donné au Knokke Out de Waterloo
© DR 


Trois nouveaux espaces de logements vont voir le jour. Le premier à Retranchement, à proximité des bases côtières du groupe que sont le River Woods et le Knokke Out du Zoute. Un autre à Herbeumont. Le troisième est un projet mixte qui comprendra un nouveau restaurant Tero à Boitsfort avec un petit hôtel B&B, et un centre de séminaire et yoga.
« Typiquement, ce dernier projet à Boitsfort n'aurait pas pu voir le jour sans la fusion. Nous avions besoin, pour mener ce genre de programme, des expertises des deux groupes » illustre Arthur Lhoist.
Cette nouvelle organisation va permettre de découper l'activité du nouveau groupe en trois zones distinctes : la côte (Knokke Out du Zoute, River Woods et la nouvelle implantation de Retranchement), Bruxelles (les trois restaurants Tero, le Knokke Out de Waterloo et le bar Korner) et une zone grand Luxembourg (les logements de Spa et Herbeumont ainsi que le Knokke Out Luxembourg).

 

Le nouveau établissement de logement du groupe Knokke Out - People First à Herbeumont
© DR 

 

Qu'en ces temps économiquement troublés, un groupe actif dans deux secteurs particulièrement touchés par les mesures sanitaires trouve, dans une fusion, les ressources techniques et humaines de se relancer et de se renforcer est un formidable message envoyé au monde de l'entreprise.

Rédigé par Martin Boonen