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I Peccati I Johan Creten

  • Rédigé par Rédaction
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Johan Creten, De Vleermuis – La Chauve-Souris, 2015-2019, Bronze patiné, technique de fonte à la cire perdue. Johan Creten, De Vleermuis – La Chauve-Souris, 2015-2019, Bronze patiné, technique de fonte à la cire perdue. © GERRIT SCHREURS

Précurseur du renouveau de la céramique dans l'art contemporain, Johan Creten s'expose à la Villa Médicis, où il fut pensionnaire, en 1996. Un retour en beauté.

Peccati. Ainsi s'intitule la nouvelle exposition que présente Johan Creten à l'Académie de France à Rome, la Villa Médicis, sous le commissariat de Noëlle Tissier, l'une de ses plus fidèles collaboratrices. Ce qui s'annonce comme une confession (peccati signifie "péchés" en latin) se mue, dans les faits, en confidences.


Non qu'il faille aller à la pêche aux informations pour comprendre le travail de Creten. Bien au contraire ! "Vous n'êtes pas obligés de retenir ce que je vous raconte, lance-t-il au milieu de la visite de presse. Le public est libre d'interpréter mes œuvres comme bon lui semble." Ici, péché rime plutôt avec condition humaine. Pas question de découper le parcours en sept parties, un manque d'originalité qui aurait pu être taxé de paresse...


La première section gravite autour de l'idée de travail, puisque qu'elle donne un aperçu de la carrière de Creten. Réalisé lors de son premier séjour à la Villa, Garden consiste en deux jarres en terracotta couvertes de serpents et de boules rouges évoquant soit le fruit défendu, soit le blason des Médicis qui cultivaient des oranges dans leur jardin.


$Plantstok$ se dresse au milieu de la salle en souvenir d'un plantoir que l'artiste érigeait, enfant, au rang de totem. Ce bronze symbolise, par sa verticalité, la résurrection, mais aussi l'asexualité, ennemi de la luxure, et le labeur, contraire de l'oisiveté.


Plus loin, au pied d'escaliers que le roi de la céramique rêvait depuis longtemps d'aménager, Couch Potatoes file la métaphore de l'apathie sous la forme d'un canapé surmonté d'une série de tondi qui, à la lumière du contexte sanitaire actuel, peuvent faire penser à des boîtes de Petri. L'ascension mène à un sublime Narcisse et, quelques marches plus haut, à une divinité féminine de cinq mètres, dont deux versions de moindre taille se trouvent actuellement exposées à Paris, chez Perrotin.


La cinquantaine d'œuvres présentées dialogue avec des estampes, des tapisseries et des bas-reliefs des XVIe et XVIIe siècles, issus des collections personnelles de l'artiste. Partisan du $slow art$, Creten préconise un retour à l'introspection conforme à la philosophie de la Villa, dont les pensionnaires sont avant tout invités à prendre une année pour réfléchir, et non pour produire coûte que coûte. Dans ces conditions, tous les chemins devraient effectivement mener à Rome !

Peccati  Johan Creten
Villa Médicis, Rome

www.villamedici.it

 

Informations supplémentaires

  • Du: mercredi, 02 décembre 2020
  • Au: jeudi, 21 janvier 2021
  • Location: Rome
Rédigé par Rédaction

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