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Michel Barnier : l'homme pas pressé

  • Rédigé par Pauline de Saint-Remy
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Michel Barnier : l'homme pas pressé © Didier Lebrun/Photo News

Tous les matins, dans Playbook Paris, la newsletter politique de Politico, Pauline de Saint-Remy donne son briefing politique essentiel. Le 4 août dernier, elle s'interessait à Michel Barnier.

Playbook continue, lors de cette semaine pas très fofolle en terme d'actu, de brosser le portrait de candidats putatifs à la présidentielle. Ma collègue Clea Caulcutt se penche aujourd'hui sur le cas de Michel Barnier, l'ex-négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit. Rompu aux négociations nocturnes sur les modalités de la sortie du Royaume-Uni de l'Europe et aux retournements de la dernière heure, celui qui fut par quatre fois ministre affirme maintenant vouloir "prendre son temps". Et cet été sera celui de la réflexion : s'il y a participation à la primaire de la droite, la décision devrait être prise fin août, début septembre.

Le winner. Des accords négociés sur le Brexit, Barnier clame volontiers "mission accomplie", assurant en privé qu'il a pu "limiter la casse" après un évènement globalement "négatif ". Son atout, c'est son expatriation dans la capitale européenne : pendant que d'autres à droite régnaient sur un champ de ruines depuis une défaite cuisante en 2017, Barnier ferraillait à Bruxelles, et revient auréolé de succès et de gloire après la négociation d'un accord, certes imparfait, mais un accord quand même. L'ironie, c'est que là où les Anglais reconnaissent clairement Mister Barnier, avec ses costumes gris et son look un peu classique, les Français, eux, le situent assez moyennement. Outre-Manche, sa proposition de moratoire temporaire sur l'immigration a provoqué un déchaînement des tabloïds de sa Majesté. Mais en France, l'aurait-on un peu oublié ?

 

Michel Barnier à la tribune de l'Union Européenne
© Polaris/Photo News

 

Unis dans la diversité. La primaire serait une opportunité de redevenir visible à domicile — même si une candidature n'est pas encore complètement évidente pour celui qui voit la primaire comme un exercice trop risqué. Pour l'ancien commissaire européen de 70 ans, une seule certitude, celle de ne pas "participer à la division". En privé, Barnier dit tout d'abord vouloir être "utile", ajoutant néanmoins qu'il pourrait se voir en "chef d'équipe". L'épreuve du Brexit l'a forgé, là où la réussite dépendait de l'unité des 27 pays membres de l'UE lors des négociations. D'aucuns seraient tentés d'y voir un parallèle avec sa famille politique et les actions d'un certain Xavier Bertrand...

C'est ton destin. Barnier veut croire au destin de sa famille politique, martelant à qui veut bien l'entendre que les Républicains souffrent "d'un paradoxe", avec un projet politique — notamment sur les thèmes de l'immigration et de l'économie — qui correspond aux attentes des Français. "Ça tombe sur nous, sur la droite", dit-il. En attendant, Barnier peaufine son projet. Dans son entourage, il compte une trentaine d'élus, de personnalités de l'administration française et du privée, qui alimentent sa réflexion. Il a récemment lancé un site Internet à son nom et devrait, selon Le Parisien, avoir cinquante à cent idées à mettre sur la table.

Pas de blagues Carambar. N'empêche que, au-delà du projet, Michel Barnier a-t-il la personnalité pour le porter ? À ses adversaires qui le disent ennuyeux, trop gris, Barnier répond sur LCI qu'il ne sait pas "s'il faut monter sur les planches, raconter des histoires et chanter" pour être un homme politique, mais qu'il n'en a pas besoin pour s'assumer. Concernant son sens de l'humour, il admet néanmoins qu'il a "une marge de progression".

 


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Rédigé par Pauline de Saint-Remy