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Une fresque et une allée en hommage à Chantal Akerman

Chantal AkermanCinémaCulture

Corinne Le Brun

02 October 2023

Une fresque à l’effigie de Jeanne Dielman, personnage principal du film « Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles » (1976) a été inaugurée à Bruxelles en hommage à la réalisatrice belge du film Chantal Akerman (1950-2015). La fresque réalisée par l’artiste Alba Fabre Sacristán figure désormais sur la façade d’une maison située à l’angle du quai aux barques et de la rue Saint-André, à proximité du quai du commerce, au cœur de Bruxelles.

© DR

Jeanne Dielman, interprétée par l’actrice Delphine Seyrig, est représentée assise à table dans sa cuisine, mangeant une tartine. L’œuvre s’inspire d’une image du film, considéré comme le plus important de la filmographie de la cinéaste et élu meilleur film de tous les temps en décembre 2022 par l’institut britannique du cinéma Sight And Sound. La plaque Allée Chantal Akerman a également été dévoilée, en présence de Sylviane Akerman (sœur de la cinéaste et présidente de la fondation Chantal Akerman), de la productrice Marilyn Watelet et d’Aurore Clément, grande complice de Chantal Akerman et actrice principale des Rendez-vous d’Anna (1978), de Toute une nuit» (1982), La captive (2000), Demain on déménage (2004). En 2024, une exposition sera dédiée à Chantal Akerman au Bozar et une rétrospective intégrale sera projetée à la Cinematek ainsi qu’au cinéma Palace.

Dans les pas d’Andrée Putman

Design & High-tech

Andrée Putman aurait eu cent ans. Née en 1925, l’icône du design n’est toutefois devenue culte qu’après avoir atteint la cinquantaine. Avec sa société Ecart, palindrome de Trace, elle se lance tout d’abord dans la réédition de pièces iconiques de créateurs des années 1930, comme Frank, Chareau, Mallet-Stevens, Gray… Ce goût de l’épure, elle le décline ensuite dans l’aménagement d’espaces et son style devient emblématique des années 1980-1990.

Advertentie

« L’agent secret », un anti-héros au Brésil

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Dans son dernier film, « L’agent secret », Kleber Mendonça Filho suit un universitaire veuf sous la dictature brésilienne. Le réalisateur tisse un florilège d’intrigues mystérieuses où l’humour noir côtoie la violence urbaine. Un film, long, ample, sinueux, teinté de surprises hallucinantes, drolatiques, choquantes. Kleber Mendonça Filho traque son anti-héros, mêle les moments d’un passé douloureux toujours vivace et ceux d’un présent jamais serein, toujours (un peu) sur le qui-vive. Rencontre avec le cinéaste brésilien au Festival de Cannes*.

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