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Gesprek met Julian Opie

Manok Dedoncker

20 April 2026

Julian Opie werd in 1958 in Londen geboren en is een toonaangevend figuur in de New British Sculpture-beweging. Hij heeft een onmiddellijk herkenbare beeldtaal ontwikkeld. De De Brock Gallery presenteert zijn 6e solotentoonstelling in Knokke en markeert daarmee meer dan vijfentwintig jaar samenwerking.

L’Éventail – En entrant dans votre studio, quels sont vos premiers gestes quotidiens ?

Julian Opie – J’éteins l’alarme et je ressens un soulagement, comme un retour chez moi. Je travaille dans ce bâtiment de Leonard Street depuis trente-neuf ans. Je regarde les travaux récents pour tenter de les voir avec un regard frais, puis je monte jusqu’à mon espace de travail, où je m’installe à l’ordinateur pour dessiner de nouveaux projets et finaliser les travaux en cours, tout en répondant aux messages de mes douze collaborateurs et des galeries, ou à des sollicitations imprévues.

– Comment décririez-vous votre espace ?

– Le studio principal est une maison en brique du xixᵉ siècle, au nord de la City. Un second bâtiment, situé à quelques pas, répartit les activités par étage : fabrication, impression, réalité virtuelle, administration. Cette organisation en espaces distincts structure la pensée et clarifie chaque étape du travail.

– Un objet indispensable ?

– Un mètre ruban. Il me permet de traduire une idée dans l’espace réel. La réalité virtuelle (VR) me permet ensuite de visualiser et d’ajuster les projets dans un lieu existant, afin d’en anticiper l’échelle et la présence.

– Quelle place occupent l’architecture et les silhouettes humaines dans votre travail ?

– J’ai commencé par des objets domestiques, puis je me suis orienté vers des intérieurs, des bâtiments, des paysages, avant d’introduire des animaux et des personnages. Les silhouettes viennent d’un langage graphique simple, proche du pictogramme. J’aime créer des environnements où sculptures, images et paysages dialoguent, parfois sous forme d’installations proches du diorama.

– Qu’en est-il de vos collaborations avec le monde de la musique ?

– Elles sont ponctuelles. J’ai réalisé des projets pour Blur ou U2, ainsi que pour le groupe Saint Etienne ou Bryan Adams, parfois en échange de morceaux. Une collaboration avec le chorégraphe Wayne McGregor m’a permis de rencontrer Max Richter. Lorsque j’ai besoin de musique, je fais appel à des compositeurs avec lesquels j’ai travaillé. Il m’est aussi arrivé de créer moi-même des bandes sonores, plus proches de sons organisés que de véritables compositions.

– Quelle musique accompagne votre travail ?

– Des ambiances sonores : chœurs, chants, musique atmosphérique ou électronique douce. Rien de trop présent, ni de paroles, pour préserver la concentration.

– Y a-t-il un lieu inattendu où vous aimeriez présenter une installation ?

– Je suis heureux de montrer mon travail partout et à tout le monde. J’ai une exposition prévue dans un musée du centre de l’Inde, ce qui m’enthousiasme beaucoup. D’ailleurs, mon épouse est toujours ravie si c’est dans un endroit chaud. Pour des œuvres de très grande échelle, un sommet de colline serait idéal. J’aime aussi les ronds-points et les autoroutes.

– Pouvez-vous nous parler de votre nouvelle exposition à la De Brock Gallery ?

– C’est toujours un grand plaisir d’exposer à la De Brock Gallery. Je présente plusieurs travaux, dont un ensemble d’œuvres issues d’une série récente, un projet un peu “retour aux fondamentaux”. J’avais photographié les passants dans une rue londonienne et constitué une trentaine de dessins. Avec cette palette de personnages, j’ai créé une série représentant des individus et de petites foules. Ces œuvres, réalisées avec une nouvelle technique, sont installées dans un espace aux murs blancs, de sorte que les silhouettes humaines puissent circuler librement, comme sur une promenade, à l’image de la promenade de la plage visible depuis les fenêtres de la galerie. Je présente également mes premières peintures sur toile : de grands portraits simples. Inspiré par un voyage en Inde, j’ai été frappé par les couleurs vives des maisons de village et des statues hindoues, qui fonctionnent davantage comme un code visuel que comme une simple description.

– Une question amusante que l’on vous a posée ?

– Un élève m’a demandé si j’avais un animal de compagnie. Oui, j’ai trois chats !

Art brussels
Du 23 au 26.04
De Brock Gallery, Zeedijk 758, Knokke
debrockgallery.com
julianopie.com

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