Bertrand Leleu
20 May 2026
Comme à chacune des éditions de la Biennale, l’intelligentsia internationale fera le déplacement à Venise, dès ce 9 mai (et jusqu’au 22 novembre), pour la 61e Biennale internationale d’art contemporain. Cette transhumance culturelle existe depuis 1895 et a, de longue date, basé sa notoriété sur le scandale. En effet, dès sa première édition, un prix fut attribué à Giacomo Grosso pour sa Supremo Convenio (“Rencontre suprême”), tableau figurant un intérieur d’église où huit jeunes femmes nues se vautrent sur un cercueil contenant le corps d’un homme. Acheté directement après la foire, l’œuvre n’a plus été revue depuis ! Hier comme aujourd’hui, le scandale permet aux artistes une soudaine notoriété, prévalant de loin sur le talent plastique ou théorique de l’auteur. Il se dit pourtant que, cette année, le pire scandale viendrait de l’organisation et de son directeur qui ont demandé à la Russie de participer à nouveau à l’événement. Nul doute que l’ambiance sera au rendez-vous !
Photo de couverture : © DR