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L’art d’être sœur (ou frère) !

FratrieGothaRoyaume-Uni

Patrick Weber

02 November 2025

Pour la princesse Anne, 2025 est une année à marquer d’une pierre blanche. Mais la sœur du roi Charles III a-t-elle conscience d’être un exemple pour ses cousins et cousines européens ? Et pourrait-elle rapprocher Harry de sa famille ?

Commençons par la date symbolique. Le 15 août, la Princesse royale a fêté ses 75 ans et s’est montrée plus présente que de coutume dans les médias. Anne a même eu droit à une nouvelle photo officielle ! Pourtant, la fille unique de la reine Elizabeth II et du prince Philip a toujours été présente dans la vie des Britanniques. On loue son engagement sans faille au sein de la “Firme” (“the Royal Firm”). On se moque de ses looks ultra classiques et de son caractère réputé inflexible. On a suivi ses aventures conjugales, ses deux mariages, d’abord avec Mark Phillips, puis avec le vice-amiral Timothy Laurence. On lui reproche son amour pas toujours raisonnable pour ses chiens, réputés agressifs, qui l’a conduite devant le tribunal. En 2002, son bull-terrier Dotty avait agressé deux enfants qui se promenaient dans le parc du château de Windsor. La Princesse en avait été quitte pour payer une amende de 750 euros. Quelques années plus tard, un autre de ses chiens avait mordu un employé du palais royal de Sandringham. Des soucis qui avaient fait la une de tous les tabloïds.

Trouver sa place

Tout au long de sa vie, Anne a cultivé l’art subtil d’être “sœur de” ou “fille de”… D’abord fille d’une reine entrée dans la légende dès son vivant ; ensuite, sœur d’un prince héritier, puis d’un souverain. Une position qui n’est pas facile à tenir et à laquelle elle s’est toujours astreinte. Elle a sans cesse affronté les critiques en respectant à la lettre la fameuse devise des Windsor : “Never explain, never complain”. En dépit de ces polémiques, la Princesse royale pointe toujours première au hit-parade des activités royales. Avec près de 500 engagements par an, difficile de faire mieux il est vrai ! En ce sens, Anne apparaît comme un exemple à suivre pour les autre princes et princesses, frères ou sœurs de… La position est difficile à tenir et beaucoup s’y sont trouvés mal à l’aise.

Danss leur enfance, les princes participent activement à la vie de la famille royale. C’est le cas aujourd’hui des princes Gabriel, Emmanuel et Éléonore au sein de la famille royale belge. Même chose aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège, en Espagne ou au Danemark. Mais par la suite, ils doivent trouver leur place au sein de l’institution. Plusieurs monarchies ont fait le choix d’écarter les cadets de la vie quotidienne de la couronne. Pour ne prendre que deux exemples, le prince Constantin des Pays-Bas (55 ans) et l’infante Elena d’Espagne (61 ans) se distinguent par leur discrétion royale. C’est tout le contraire pour la princesse Anne qui occupe une place primordiale au sein de “la Firme”. Compte tenu du nombre d’engagements qu’elle doit respecter au fil de l’année royale, la princesse reste un maillon indispensable de ce dispositif complexe.

Après Anne, Harry ?

Dès lors, la couronne britannique attendait de la part du prince Harry un engagement comparable. Malade mais toujours aux commandes, Charles III ne perd pas espoir de ramener son cadet aux affaires. Le Roi est parfaitement conscient de la chance qui est la sienne d’avoir sa sœur Anne à ses côtés. Il estime que l’héritier, William, devrait pouvoir compter sur son encombrant petit frère. L’avenir comblera-t-il son souhait ? Rien n’est moins sûr. Mais comme l’on dit à Buckingham Palace, wait and see !

Photo de couverture : ©

Dans les pas d’Andrée Putman

Design & High-tech

Andrée Putman aurait eu cent ans. Née en 1925, l’icône du design n’est toutefois devenue culte qu’après avoir atteint la cinquantaine. Avec sa société Ecart, palindrome de Trace, elle se lance tout d’abord dans la réédition de pièces iconiques de créateurs des années 1930, comme Frank, Chareau, Mallet-Stevens, Gray… Ce goût de l’épure, elle le décline ensuite dans l’aménagement d’espaces et son style devient emblématique des années 1980-1990.

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Joyaux dynastiques

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L’exposition organisée conjointement par le V&A et la collection Al Thani à l’hôtel de la Marine nous permet de clore l’année royale sur une note scintillante. Une myriade de diadèmes, des pierres non montées issues des collections du musée de minéralogie de Paris, de précieux bijoux de la reine Victoria, de l’impératrice Catherine II, de la reine Elisabeth de Belgique, de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, ou encore des duchesses de Portland ou de Manchester, autant de prétextes pour aborder sans réserve une symbolique riche et complexe.

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Conférence avec Bruno Lavagna

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C’est dans les bureaux de Puilaetco au Mix que L’Eventail by Puilaetco a réuni ses invités pour une soirée-conférence exceptionnelle autour de Bruno Lavagna, expert international du luxe et fin observateur des stratégies d’influence. Sous le thème “La géopolitique du luxe : nouveau terrain d’affrontement international ?”, l’orateur a exploré la dimension politique et culturelle d’un univers où l’élégance devient instrument de puissance et outil de diplomatie. La discussion s’est prolongée autour d’un walking dinner, offrant l’occasion d’échanger sur les enjeux d’un secteur en pleine mutation, entre excellence, soft power et art de vivre. © Jean-Michel Clajot

09/10/2025

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