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Un anniversaire sur fond de succession

Christophe Vachaudez

30 November 2020

© DR

[caption id="attachment_25016" align="alignnone" width=""]La princesse Aiko du Japon, écarté de la succession au trône impérial[/caption]La princesse Aiko du Japon, fille unique de l'empereur Naruhito et de l'impératrice Masako, a récemment fait la une de l'actualité bien malgré elle.

Si la jeune fille a récemment intégré l'université Gakushûin, suivant les traces de son père en faculté de Langue et littérature japonaise, elle s'est aussi fait écarter de la succession au trône du chrysanthème au nom de la tradition et de la loi de 1947 adoubant la primogéniture masculine.

Les plus progressistes espéraient voir un jour une femme investie de la fonction suprême mais l'aile conservatrice qui régit tout ce qui concerne la famille impériale semble avoir gagné une fois encore puisque le prince Fumihito d'Akishino, frère cadet de l'empereur, a été désigné officiellement comme son successeur lors d'une cérémonie rituelle.

Cérémonie de succession au trône impérial du Japon en faveur du prince Hisahito
© DR 

Celui qui vient de fêter ses 55 ans ce 30 novembre a épousé en 1990 une compatriote prénommée Kiko Kawashima. Le couple a eu trois enfants : d'abord deux filles, les princesses Mako et Kako, nées en 1991 et 1994, ce qui mettaient en péril l'avenir de la dynastie, et enfin un fils, Hisahito, qui voit miraculeusement le jour le 6 septembre 2006, assurant ainsi la pérennité de la lignée Yamato. Biologiste et ornithologue renommé, le prince Fumihito sera, en son temps, le 127e empereur du Japon. Vedette des tabloïds depuis sa naissance le 1er décembre 2001, Aiko quant à elle échappe ainsi à la dignité impériale et certains pensent que, d'une certaine façon, ses parents en seraient soulagés. En effet, l'impératrice Masako qui souffre depuis des années de dépression chronique redoutait sans doute un destin compliqué pour sa fille unique, titrée la princesse Toshi.

La cérémonie de succession au trône impérial du Japon en faveur du prince Fumihito
 

Il est vrai que jusqu'ici, Aiko a dû se plier à bien des exigences et les parents des écoles qu'elle a fréquentées s'en souviennent encore. La maison impériale a ainsi exigé que les condisciples d'Aiko soient dotés de carte à puce et que l'établissement soit ceint de hauts murs. La démultiplication des classes a en outre entraîné la translation des courts de tennis et de la piscine vers d'autres cieux ! La Princesse qui a pour emblème une azalée à cinq pétales jouerait du violoncelle et s'intéresserait à la poterie, au jardinage et aux sumotoris d'après ce que l'agence impériale a laissé filtrer.

Portrait de la princesse Aiko du Japon en uniforme de collégienne
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L'été passé, elle a suivi une formation à l'université d'Eton, une occasion de profiter d'autres horizons et de soustraire à l'atmosphère pesante du protocole impérial. À 19 ans, on ne lui connait aucune idylle et assister au concert du groupe Exo semble avoir été sa seule excentricité connue. Quoiqu'il en soit, elle ne sera donc jamais impératrice et les portes d'une nouvelle vie s'ouvrent ainsi à elle. En se mariant, elle prendra le nom de son époux et sortira de l'organigramme impérial pour de bon !

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