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Excentricité bien ordonnée… commence par soi-même

Le billet d'humeur d'Alexis

Alexis de Limburg Stirum

28 December 2022

Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937) © DR

Certains habitants de la Perfide Albion ne sont pas comme nous. Nous les trouvons parfois excentriques ? Ils n’ont pas besoin d’assumer ce trait : ils n’ont tout simplement rien à faire de ce que nous pourrions penser. Cela ne les intéresse pas et ils ont bien raison !

Quand on s’étonne de voir Sa Grace le duc de Bedford utiliser deux fourchettes pour disséquer sa sole meunière et qu’on lui en demande la raison, c’est lui qui ne comprend pas la question ! La réponse fuse : “Je ne déjeune jamais avec autre chose que mon argenterie aux armes de la famille. Or le couteau à poisson n’a été inventé qu’au XIXe siècle. Je ne vais tout de même pas dépareiller mon argenterie XVIIIe ! De plus, il est beaucoup plus facile d’utiliser deux fourchettes pour cette opération si périlleuse”. Simple et logique ! Après le déjeuner, petit tour du grand château qu’est Woburn Abbey. La galerie des portraits ne contient que des portraits des ducs de Bedford. Point de duchesses en vue. Au même étonnement, même réponse : “Mais elles ne sont pas nées Bedford ! Elles ne font pas partie de la famille”. Implacable !

Le baron Lionel de Rothschild aimait les animaux, exotiques de préférence. Pour prouver à ses cousins, passionnés d’équitation, que les chevaux n’étaient pas la seule solution pour tirer un tilbury, il fit atteler des zèbres au sien, prouvant par-là que l’Equus quagga burchellii pouvait se montrer, lui aussi, docile et maniable. Et quelle gueule !

Le 14e baron Berners, surnommé “Bonkers Baron” (le baron dingue), faisait teindre les colombes de sa propriété en fonction de son humeur, utilisant toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Quand il essaya de convaincre ses fermiers d’en faire autant avec leurs vaches, il ne comprit pas leurs réserves. Il se consola en achetant une girafe de compagnie.

Alexander Thynn, 7e marquis de Bath, aimait trop les femmes pour vouloir s’astreindre à un choix. Il fit donc aménager dans le parc de son château de Longleat une demi-douzaine de cottages dans lesquels il installa ses wifelets, tel un satrape oriental. Plus loin des Mille et une nuits, sa collection de dessins. Le Marquis était le plus grand collectionneur au monde d’œuvres exécutées par un certain A. Hitler se voulant alors architecte. Un choix judicieux qu’il ne se soit pas inspiré de ces dernières. Mais peut-être le monde serait-il différent s’il l’avait fait…

Honni soit qui mal y pense !

En couverture : Le baron Lionel Walter Rothschild (1868-1937) © DR

La renommée de la trompette

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Ibrahim Maalouf, trompettiste de jazz d’origine libanaise, a contracté très jeune le virus de la musique: la sortie de son album Trumpets of Michel-Ange, Vol. 2 est l’occasion d’évoquer la portée de sa carrière et la litanie de catastrophes qui touche son Liban.

Lord Snowdon sulfureux photographe des Windsor

Chroniques royales

Dans ce numéro de L’Éventail consacré à la photographie, le parcours de Lord Snowdon résonne comme une évidence. Antony Armstrong-Jones fut l’époux de la princesse Margaret d’Angleterre. Cet homme aura prouvé qu’un titre ne suffi t pas toujours pour pénétrer la galaxie des couronnes. Un talent et un regard peuvent faire toute la diff érence.

Gala 2026 de l’IRSA

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La Fondation Pro IRSA organisait son Gala annuel au profit de l’IRSA (Institut Royal pour Sourds et Aveugles). Dans l’atmosphère élégante et chaleureuse de l’institut, la soirée était orchestrée par Thomas de Bergeyck, et le dîner portait la signature du chef étoilé Yves Mattagne, qui a élaboré pour l’occasion un dîner raffiné en collaboration avec les élèves de la section hôtellerie de l’école secondaire de l’IRSA. L’IRSA fondé en 1835, est le plus grand centre francophone d’enseignement et d’accompagnement pour les enfants et adultes présentant des troubles de la vue, de l’ouïe ou des troubles sévères du langage.

14/01/2026

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