• HLCÉ

Maria-Victoria Dragus, Mungiu après Haneke

Rédaction Eventail

21 December 2016

© Droits réservés

Elle avait seulement treize ans quand elle a tourné son premier film « Le Ruban blanc » de Michael Haneke, (Palme d'Or à Cannes en 2009). A vingt et un ans, Maria-Victoria Dragus incarne Eliza dans le formidable « Baccalauréat » du Roumain Cristian Mungiu (meilleure réalisation à Cannes cette année).

À Bucarest, Eliza s'apprête à passer son bac. Mais la lycéenne se fait agresser. Son père, médecin, fera tout pour qu'elle puisse rejoindre une université anglaise. Entre compromis et compromission. Un film puissant, tout en nuances, sur l'éducation.

Eventail.be - Comment s'est faite la rencontre avec Cristian Mungiu ?

Maria-Victoria Dragus -  J'avais le rêve de travailler avec lui depuis très longtemps. À quinze ans, j'ai vu son chef d'œuvre «4 mois, 3 semaines, 2 jours » (Palme d'Or en 2007). J'ai gagné le Prix jeune actrice à l'European Shooting Star 2014 à la Berlinale. La chance était avec moi. La rencontre avec Cristian à Bucarest fut très positive. Il m'a présenté un scénario dont il ne voulait plus faire le film. J'étais très triste. Puis, il préparait le scénario de « Baccalauréat » pour lequel il pensait à moi. Revenue à Bucarest en mars 2015, je me suis mise travailler le rôle d'Eliza. Ce fut un grand honneur pour moi.

 
© Corinne Le Brun 

- Vous avez commencé votre carrière d'actrice à l'âge de treize ans. Un rêve d'enfant ?

- Mon père était violoncelliste, ma mère, danseuse. J'ai fait de la danse pendant sept ans en Allemagne. Inscrite dans une agence de casting pour enfants, je faisais quelques apparitions dans des séries allemandes. Un jour, j'ai été approchée par une directrice de casting « Le Ruban blanc ». Evidemment, je ne connaissais pas Michael Haneke et mes parents avaient vu très peu de ses films qu'ils jugeaient très durs. Après « Le Ruban blanc », j'ai su que je voulais être actrice. Mes parents m'ont toujours encouragé. Et depuis je n'ai pas arrêté de tourner.

 
 © Droits réservés

- Vos projets ?

- Je viens de terminer le tournage de « Licht » de l'Autrichienne Barbara Albert. J'incarne une pianiste aveugle dans le 17ème siècle à Vienne. Le film sortira en mai 2017.

« Baccalauréat » de Cristian Mungiu. Avec Adrian Titieni, Maria-Victoria Dragus. Sortie : le 21 décembre 2016.

William et Catherine, solides comme le cristal

Chroniques royales

Non, vous ne rêvez pas. Quinze ans ! Quinze ans déjà que William a dit yes à Catherine devant le monde entier, sous les voutes ancestrales de Westminster. Des Noces de Cristal pour ce couple qui nous a tant fait rêver. Et tant fait peur aussi.

Saffca spring salon

Arts & Culture

Une traversée artistique où matières, gestes et regards révèlent les tensions cachées du réel, du studio intime aux secousses de l’histoire.

Belgique, Bruxelles

Van 20/05/2026 tot 24/05/2026

Hlynur Pálmason : « Il y a beaucoup de beauté dans des petites choses. »

Cinéma

Dans « L’amour qu’il nous reste », son dernier film, le cinéaste islandais Hlynur Pálmason propose une ode à la nature, à la famille et à l’amour. Comme dans « Godland » (sorti en 2022), Hlynur Pálmason place la famille au cœur de son récit. La séparation du couple est vécue comme une lente érosion. Si ce film peut paraître longuet, c’est parce qu’Hlynur Pálmason observe cette famille en déliquescence sur le mode délibérément minimaliste, contemplatif. « L’Amour qu’il nous reste », présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2025, est une chronique sentimentale, froide, empreinte de tendresse et de douceur. Rencontre avec Hlynur Pálmason.

Alle artikels

Alle artikels